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Category:

À la Une

À la UneNouvelles nécrologiques

Le célèbre couturier italien Valentino est mort à l’âge de 93 ans

by admin9775 19 janvier 2026
written by admin9775

Monstre sacré de la mode, le styliste italien Valentino est décédé ce 19 janvier dans sa résidence romaine.

Le styliste et grand couturier italien Valentino est mort à 93 ans, a indiqué lundi l’agence de presse italienne Ansa. 

Il est décédé à son domicile à Rome, a ajouté l’agence, citant la Fondation Valentino Garavani et le partenaire de longue date du créateur, Giancarlo Giammetti.

« Il s’est éteint paisiblement dans sa résidence romaine, entouré de l’affection de ses proches », a annoncé la Fondation Valentino Garavani et Giancarlo Giammetti dans un communiqué.

Valentino Clemente Ludovico Garavani, plus connu sous le nom de Valentino, est né le 11 mai 1932 à Voghera, dans la province de Pavie. Sa passion pour la mode, encouragée par ses parents Mauro Garavani et Teresa de Biaggi, l’a conduit à étudier la mode et le français, avant de s’installer à Paris, la capitale qui exerce sur le monde une influence majeure en matière de mode. Ce n’était que le début d’une longue et brillante carrière qui a fait de lui une figure légendaire de la mode à l’international.

La collaboration avec Giancarlo Giammetti, un tournant décisif

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Il est le créateur de la nuance de rouge la plus emblématique. À Paris, Valentino fait son apprentissage auprès de deux grands couturiers : Jean Dessès et Guy Laroche. Il retournera en Italie pour parfaire son expérience auprès des créateurs Emilio Schuberth et Vincenzo Ferdinandi.

La maison de couture Valentino a été fondée en 1957 et quelques années plus tard, il a ouvert son premier atelier Via Condotti à Rome.

Le couturier Valentino Garavani, l'actrice Gwyneth Paltrow et Giancarlo Giammetti assistent à l'avant-première new-yorkaise de « Valentino : Le Dernier Empereur » au MoMA (Money of Modern Art), dans la salle Roy et Niuta Titus I, le 17 mars 2009 à New York.
Le couturier Valentino Garavani, l’actrice Gwyneth Paltrow et Giancarlo Giammetti assistent à l’avant-première new-yorkaise de « Valentino : Le Dernier Empereur » au MoMA (Money of Modern Art), dans la salle Roy et Niuta Titus I, le 17 mars 2009 à New York. Getty Images via AFP – STEPHEN LOVEKIN

L’arrivée de Giancarlo Giammetti, étudiant en architecture que Valentino avait rencontré dans un café de la capitale en 1960, marquera un tournant pour la maison de couture. Leur amitié et leur collaboration vont durer toute une vie.

Valentino habille les femmes les plus célèbres du monde

Tout au long de sa longue carrière, Valentino va habiller les femmes les plus belles et les plus célèbres du monde : Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis, Elizabeth Taylor, Sharon Stone et Linda Evangelista.

L'actrice américaine Sharon Stone (à gauche), vêtue d'une robe de mariée signée du couturier italien Valentino (au centre), et le mannequin néerlandais Karen Mulder posent à la fin du défilé de la collection printemps-été 1994 de Valentino, le 13 octobre 1993 à Paris.
L’actrice américaine Sharon Stone (à gauche), vêtue d’une robe de mariée signée du couturier italien Valentino (au centre), et le mannequin néerlandais Karen Mulder posent à la fin du défilé de la collection printemps-été 1994 de Valentino, le 13 octobre 1993 à Paris. AFP – PIERRE BOUSSEL

Valentino Garavani a quitté la direction de sa maison de couture en 2007. En juillet 2012, la maison a été vendue au groupe qatarien Mayhoola for Investments. En 2023, le groupe Kering a acquis 30 % du capital du groupe Valentino pour 1,7 milliard d’euros. En 2016, il a créé, avec Giammetti, la fondation Valentino.

RFI

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19 janvier 2026 0 comments
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À la UnePolitique

Le Président Félix Tshisekedi à Davos pour la 56e réunion annuelle du Forum Économique Mondial

by admin9775 19 janvier 2026
written by admin9775

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé ce dimanche 18 janvier à Davos, en Suisse, où il prendra part à la 56e réunion annuelle du Forum Économique Mondial (WEF), prévue du 19 au 23 janvier 2026, sous le thème « Un esprit de dialogue».

La République Démocratique du Congo se présente à Davos comme « pays-solutions », au coeur de tous les grands enjeux mondiaux: « pays-solutions » pour le climat, par la puissance de ses forêts et de ses tourbières; « pays-solutions » pour la transition énergétique, par ses minerais critiques et son potentiel hydroélectrique unique;  «pays-solutions» pour son capital humain avec une  jeunesse dynamique qui représente près de 70% de sa population. 

La RDC, État membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, portera aussi la voix de l’Afrique à Davos, notamment dans les secteurs clés du développement durable où le pays entend nouer des partenariats stratégiques, dans un esprit de transparence et dans le strict respect de ses intérêts.

Ce grand rendez-vous international réunit plus de 60 Chefs d’État et de gouvernement ainsi qu’environ 2 500 participants, parmi lesquels des décideurs politiques, économiques et des leaders d’opinion venus du monde entier.

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19 janvier 2026 0 comments
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À la UneEconomie

RDC : MIFOR, un projet de fer à 28,9 milliards $, entre promesses et questionnements

by admin9775 19 janvier 2026
written by admin9775

Historiquement, l’économie de la RDC est principalement soutenue par l’exploitation du cuivre et du cobalt. Alors que le pays est aussi producteur d’or et d’étain notamment, son secteur minier peut connaître un tournant majeur grâce à un projet récemment dévoilé.

Le vendredi 9 janvier 2026, le gouvernement de la République démocratique du Congo a dévoilé les grandes lignes du projet Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR), présenté comme un futur complexe d’exploitation nécessitant un investissement initial de 28,9 milliards USD. Si les objectifs de production et les paramètres financiers avancés laissent entrevoir des retombées potentiellement majeures pour l’économie nationale, cette présentation officielle laisse également subsister de nombreuses zones d’ombre. 

Des retombées « substantielles et diversifiées »

Selon les éléments communiqués, le projet MIFOR ambitionne de valoriser un potentiel de minerai de fer estimé à entre 15 et 20 milliards de tonnes de « ressources cumulées ». D’après Bankable, ces ressources seraient situées dans l’ancienne province Orientale, aujourd’hui scindée en Ituri, Haut-Uélé, Bas-Uélé et Tshopo. Pour en assurer la mise en valeur, Kinshasa évoque un développement progressif, avec une capacité de production initiale de 50 millions de tonnes par an, appelée à être portée à jusqu’à 300 millions de tonnes annuelles.

1 tracteur

L’investissement de départ de 28,9 milliards USD destiné au développement du MIFOR couvre à la fois les infrastructures d’extraction et les unités de transformation industrielle. Il inclut aussi la mise en place d’un corridor logistique structurant, combinant rail lourd, transport sur le fleuve Congo et accès au port en eaux profondes de Banana.

La durée d’exploitation est fixée à 25 ans, au cours desquels le projet est censé générer un chiffre d’affaires cumulé supérieur à 679 milliards USD. Fondé, apprend-on, sur des hypothèses de marché prudentes, ce modèle économique est également présenté comme porteur de « retombées […] substantielles et diversifiées » pour l’État congolais. Aucune estimation chiffrée n’a toutefois été avancée pour en préciser la portée. 

« Au-delà de l’exploitation minière, MIFOR est conçu comme un projet d’architecture économique nationale reposant sur la transformation progressive d’une ressource minérale stratégique en infrastructures souveraines, puis en recettes durables, et enfin en stabilité macroéconomique et développement territorial équilibré. La mine y joue le rôle d’instrument financier permettant à l’État de créer des actifs structurants de long terme », peut-on lire dans la note publiée à l’occasion.

Du flou à élucider

Sur le papier, le projet semble assez prometteur. Sa capacité de production annuelle maximale projetée à 300 millions de tonnes représente par exemple plus du double de celle de 120 millions de tonnes attendue sur le complexe minier guinéen de Simandou, lancé en novembre 2025 avec le statut de nouveau plus grand projet de minerai de fer au monde. Cette comparaison demeure toutefois fragile à ce stade, tant sur le plan technique qu’au regard du caractère encore largement hypothétique du MIFOR. 

1 parcelle

Le site du gisement de minerai de fer de Simandou, en Guinée

Il faut en effet rappeler que les paramètres présentés jusqu’ici ne sont associés à aucune étude de faisabilité formellement établie. Or, ce type de document constitue une référence incontournable dans l’industrie minière pour démontrer la viabilité économique d’un projet, à partir d’analyses techniques, financières et opérationnelles approfondies. Par ailleurs, l’usage du terme de « ressources » plutôt que celui de « réserves exploitables » pour qualifier le potentiel minéral, ajoute un degré d’incertitude supplémentaire quant à la maturité du projet.

Parallèlement, les modalités de mobilisation du financement nécessaire restent à préciser. On ignore donc si un partenaire sera à terme associé au développement du projet, ou encore le niveau de la contribution financière prévue par l’État congolais. Si la note évoque un intérêt manifesté par des investisseurs internationaux, elle demeure silencieuse sur leur identité. Enfin, l’absence de calendrier communiqué alimente les interrogations quant aux délais de mise en œuvre du projet.

Vers une « structuration progressive »

En attendant des précisions ultérieures, notons que l’État congolais a d’ores et déjà annoncé la mise en place d’une « Commission interministérielle élargie » dédiée au projet MIFOR. Cette instance aura pour mission d’en assurer le pilotage stratégique ainsi que la structuration progressive. Quoi qu’il en soit, la concrétisation de ce nouveau chantier minier pourrait marquer une étape clé pour la RD Congo et son économie, encore largement dominée par les recettes tirées de l’exploitation du cuivre et du cobalt.

Aurel Sèdjro Houenou 

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À la UneAfrique

Yoweri Museveni réélu pour un septième mandat dans un scrutin contesté

by admin9775 19 janvier 2026
written by admin9775

Le président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle avec 71,65 % des voix, selon les résultats provisoires de la commission électorale. Cette réélection, qui lui ouvre un septième mandat, prolonge à plus de quarante ans son règne à la tête du pays.

Son principal adversaire, Bobi Wine (de son vrai nom Robert Kyagulanyi), l’ancien chanteur devenu figure de proue de l’opposition, a recueilli 24,72% des suffrages. Il a immédiatement rejeté les résultats, dénonçant des « fraudes massives » et des violences.

Un scrutin sous tension et restrictions
Le processus électoral a été marqué par des accusations d’irrégularités et un climat de forte répression. Parmi les points les plus controversés :

  • Une coupure nationale d’internet décrétée depuis mardi, justifiée officiellement pour prévenir les violences et la désinformation, mais vivement critiquée par les Nations unies et les observateurs.
  • Des défaillances techniques des machines biométriques de vote dans plusieurs bureaux, ayant nécessité le recours à des registres manuels.
  • Une campagne électorale émaillée d’arrestations de partisans de l’opposition, de perturbations de rassemblements et d’allégations d’intimidation. Bobi Wine affirme avoir lui-même échappé à une intervention policière à son domicile.

L’opposition muselée et des bilans contradictoires
Dans un message publié malgré le blackout internet, Bobi Wine a affirmé que les forces de sécurité le recherchaient et que sa famille était sous surveillance. La police a nié ces allégations mais a confirmé que ses déplacements étaient restreints pour des raisons de sécurité.
L’opposant accuse également les autorités d' »abduction de ses agents » et de « bourrage massif des urnes ». Le bilan des violences liées au scrutin fait également débat : Bobi Wine évoque 21 morts, tandis que les autorités n’en reconnaissent que 7.

Un pays sans alternance depuis l’indépendance
Cette élection s’inscrit dans l’histoire politique d’un pays qui n’a jamais connu de transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1962. Yoweri Museveni, arrivé au pouvoir par les armes, a su assoir son autorité et modifier la constitution pour lever les limites d’âge et de mandat, lui permettant de se représenter indéfiniment.

Face à cette nouvelle victoire contestée, Bobi Wine a appelé à des manifestations pacifiques et à la restauration de l’accès à internet. La communauté internationale, qui avait déjà exprimé ses inquiétudes avant le scrutin, est désormais attendue sur sa réaction face à un processus électoral entaché de nombreuses irrégularités et à la perspective d’une prolongation d’un règne déjà historique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Le Sénégal triomphe dans la tension et décroche sa deuxième étoile

by admin9775 18 janvier 2026
written by admin9775

Dans un stade marocain en ébullition, les Lions de la Teranga ont offert au Sénégal son deuxième titre de champion d’Afrique, quatre ans après le premier. Victorieux du Maroc (1-0 a.p.) en finale de la Coupe d’Afrique des Nations, ils ont remporté un duel d’une intensité dramatique rare, marqué par un penalty manqué dans les derniers instants du temps réglementaire et un but de légende en prolongation.

Un scénario à suspense jusqu’à l’absurde
La rencontre semblait devoir basculer dans les arrêts de jeu, à la faveur des Lions de l’Atlas. L’arbitre, après une longue consultation de la VAR, a sifflé un penalty contesté pour une faute sur Brahim Diaz.

La décision, perçue comme ultra-sévère par les Sénégalais, a provoqué un tel tollé que l’équipe a brièvement regagné les vestiaires, avant d’être ramenée sur le terrain par son capitaine, Sadio Mané. Sous une pression immense, Brahim Diaz a finalement offert le salut à ses adversaires en ratant complètement sa tentative de panenka (90e+24).

Quelques minutes plus tôt, les Sénégalais croyaient avoir scellé le match par Ismaïla Sarr, mais son but sur corner a été annulé pour une faute d’Abdoulaye Seck sur Achraf Hakimi (90e+2). Il a fallu attendre la prolongation et une fraise magistrale de Pape Gueye, qui a trouvé la lucarne depuis l’entrée de la surface (94e), pour que le Sénégal trouve enfin la faille.

La solidité sénégalaise face au poids de l’enjeu marocain

Privés de leur défenseur central et capitaine Kalidou Koulibaly et du milieu Habib Diarra, suspendus, les champions 2022 ont fait preuve d’une solidité à toute épreuve. Ils ont résisté à la pression d’un Maroc qui portait, en plus du trophée, le fardeau des attentes d’une nation entière. Les investissements colossaux du royaume pour cette CAN à domicile transformaient toute issue autre que la victoire en échec cuisant.

Malgré une amélioration en seconde période et une grosse occasion d’Ayoub El Kaabi (58e), portée par l’entrée en jeu du talentueux Bilal El Khannouss, les Lions de l’Atlas sont restés en retrait, semblant inhibés par l’enjeu. Ils ont dû leur survie avant la pause à deux arrêts exceptionnels de Yassine Bounou sur Pape Gueye (5e) et Ilimane Ndiaye (38e).

Une dynastie sénégalaise confirmée

Avec cette victoire, le Sénégal valide son statut de puissance continentale incontestée. En atteignant une troisième finale en quatre éditions (2022, 2024, 2026) et en en remportant deux, la génération Mané-Gueye-Ndiaye écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football africain. Elle a su faire preuve d’un mental d’acier pour triompher dans l’antre d’un rival direct, au terme d’un tournoi marqué par les polémiques arbitrales, et sous le regard d’un pays hôte tout entier tendu vers la victoire. La Teranga règne à nouveau sur le continent.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Les FARDC entrent à Uvira sous les acclamations, mais la ville reste sous la menace

by admin9775 18 janvier 2026
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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les groupes d’autodéfense Wazalendo sont entrés samedi dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, après l’annonce du retrait des rebelles du M23. Ils ont été accueillis par des scènes de liesse populaire, les habitants célébrant dans les rues ce qu’ils perçoivent comme un « retour de la liberté et de la paix ».

Cependant, cette euphorie est rapidement tempérée par des mises en garde sévères des autorités et la persistance d’actes de pillage. Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a alerté la population sur un scénario de déstabilisation préparé par les rebelles avant leur départ.

Une stratégie de chaos dénoncée
Selon les renseignements relayés par le gouverneur, le M23 aurait laissé derrière lui des militaires en civil, armés et infiltrés dans la ville, avec pour mission d’organiser le chaos, des pillages et d’intimider les minorités, notamment les populations banyamulenge qui ont refusé de partir avec la rébellion. « Dans ces conditions, le chaos est tout à fait prévisible », a averti M. Purusi.

Des pillages de biens publics et privés ont effectivement été signalés dans plusieurs quartiers, attribués par des sources locales à des complices du M23. Leur objectif serait de semer le désordre pour ternir l’image de la reprise en main par l’État et justifier un éventuel retour.

Une menace permanente aux abords de la ville
Le gouverneur a également révélé que les rebelles ne s’étaient pas éloignés. Ils se seraient repliés sur les hauteurs avoisinantes, notamment à Kagongo, Katongo, Makobola 1 et 2, positionnés pour braquer leurs armes sur Uvira et pouvoir la réoccuper à tout moment.

Cette analyse est partagée par l’analyste indépendant Muhanya Gaël, pour qui le retrait du M23 est avant tout stratégique. « Il était stratégiquement difficile de gouverner. Tous les tuyaux pour faire vivre les éléments dans la zone sont fermés », a-t-il expliqué, évoquant des problèmes logistiques majeurs, la pression militaire des FARDC et des Wazalendo, ainsi qu’une pression internationale croissante.

Une alerte pour la cohésion communautaire et un appel à la vigilance internationale
Face à ces risques d’infiltrations et de provocations, les responsables communautaires appellent à la retenue et à la cohésion, exhortant la population à ne pas céder aux manœuvres visant à fissurer l’unité entre les communautés.

Parallèlement, la Banyamulenge Mutuality–Ubumwe (BM-U), une organisation de la diaspora basée aux États-Unis, a saisi le président américain Donald Trump dans une lettre datée du 17 janvier. Elle y dénonce une opération de « déportation » forcée des Banyamulenge d’Uvira vers le Rwanda, orchestrée selon elle par Kigali sous prétexte de les protéger des Wazalendo et de l’armée burundaise. L’organisation y voit les prémices d’un « génocide organisé » et demande des mesures urgentes de protection.

Un espoir fragile
Si l’entrée des FARDC est perçue comme une victoire symbolique cruciale, marquant le retour de l’autorité de l’État, la situation reste extrêmement volatile. Les habitants, entre soulagement et profonde prudence, espèrent que cette reprise de contrôle se traduira durablement par la sécurité, la protection des civils et le rétablissement effectif des services publics. La communauté internationale est appelée à rester vigilante face aux risques de détérioration rapide de la situation humanitaire et sécuritaire.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de Marie-Rose Kasa-Vubu Kiatazabu, fille du premier président congolais

by admin9775 18 janvier 2026
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La fille du premier président de la République démocratique du Congo, Marie-Rose Kasa-Vubu Kiatazabu, est décédée ce samedi à Kinshasa, à l’âge de 80 ans. Figure discrète mais ancrée dans l’histoire politique du pays, elle était la mère de Carole Kiatazabu Itambo, actuelle ministre provinciale des Hydrocarbures, Entrepreneuriat, Genre, Famille et Enfants.

Selon des sources familiales, le décès serait survenu brutalement à son domicile, suite à une crise subite.

Une vie entre histoire familiale et engagement politique


Deuxième enfant du président Joseph Kasa-Vubu (1960-1965) et de Hortense Ngoma Masunda – elle-même ancienne bourgmestre et fondatrice de l’Organisation Politique des Kasa Vubistes et Alliés (OPIKA) –, Marie-Rose Kasa-Vubu a baigné dès son jeune âge dans l’univers du pouvoir. Elle fut membre du comité central du Mouvement populaire de la révolution (MPR), le parti-État unique sous le régime du maréchal Mobutu Sese Seko.

Une princesse immortalisée par la rumba


Épouse de Paul Henry de Buck Kiatazabu, avec qui elle a eu cinq enfants (Hortense, Christian, Carole, Kiengo et Kiku), elle a été immortalisée dans la culture populaire congolaise par le maître de la rumba Franco Luambo Makiadi. Ce dernier lui a dédié la chanson « Princesse Kiku », un hommage musical qui a popularisé son surnom de « Princesse Kiku du Mayombe », en référence à ses origines et à son aura.

Un chapitre historique qui se referme


Son décès marque la disparition d’un dernier lien direct avec la toute première génération des dirigeants de l’indépendance. Elle incarne, par son parcours familial et son propre engagement, une transition entre l’ère des pères fondateurs, l’époque mobutiste et la RDC contemporaine, représentée aujourd’hui par sa fille, membre du gouvernement provincial.

Ses funérailles et les hommages qui lui seront rendus seront très certainement l’occasion de rappeler la mémoire de Joseph Kasa-Vubu et de revisiter un pan fondateur, mais souvent méconnu, de l’histoire politique congolaise.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Interpellation nocturne d’Aubin Minaku, figure clé de l’ancien régime Kabila

by admin9775 18 janvier 2026
written by admin9775

Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) et ancien président de l’Assemblée nationale, a été interpellé par les Forces de sécurité dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 janvier. L’opération s’est déroulée vers 1 heure du matin à sa résidence privée de Kinshasa, selon des sources proches de sa famille.

Les détails de l’intervention indiquent que des éléments des forces de l’ordre ont d’abord encerclé son domicile avant de procéder à son arrestation et de l’emmener vers une destination non divulguée. À l’heure actuelle, aucune communication officielle des autorités congolaises n’a été faite pour préciser les motifs légaux de cette interpellation.

Cette arrestation s’inscrit dans un contexte politique extrêmement tendu, marqué à la fois par l’escalade des conflits dans l’Est du pays et par une série de poursuites judiciaires visant des personnalités proches de l’ancien président Joseph Kabila, fondateur et autorité morale du PPRD.

Elle fait suite à d’autres mesures récentes prises contre des cadres de ce parti, notamment l’arrestation, il y a peu, d’Emmanuel Ramazani Shadary, son secrétaire permanent. Ces événements interviennent également après la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila par la justice militaire congolaise, dans un dossier lié à des accusations de « soutien présumé » à la rébellion du M23-AFC – des accusations fermement rejetées par l’ancien chef de l’État et son entourage.

L’interpellation d’un haut responsable politique de l’opposition, ancien président de l’Assemblée nationale, soulève des questions sur l’équilibre entre les nécessités de la justice et les tensions politiques pré-électorales. Elle risque d’accentuer les fractures au sein de la classe politique congolaise, dans un climat déjà polarisé par la guerre à l’Est et les préparatifs des futurs scrutins.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

CAN 2025: la troisième place pour le Nigeria vainqueur de l’Égypte aux tirs au but

by admin9775 18 janvier 2026
written by admin9775

Dans un stade acquis à sa cause et presque entièrement hostile à l’Égypte, le Nigeria a remporté la troisième place de la CAN 2025 aux tirs au but après 90 minutes sans but. Les Super eagles peuvent remercier leur gardien Stanley Nwabali et le public de Casablanca.

En attendant la grande finale ce dimanche entre le Maroc et le Sénégal, le choc pour la troisième place a pris son temps avant d’être emballant pendant la série de tirs au but (0-0, 4-2 TAB). Le Nigeria est venu à bout de l’Égypte grâce notamment à son gardien Stanley Nwabali décisif lors des penaltys.

Le Nigeria, sorti par le Maroc en demies, a débuté cette rencontre pour la troisième place avec l’avantage du public. Les gradins de Casa ont plusieurs fois scandé : « Nigeria ! », « Nigeria ! », « Nigeria ! » et plusieurs fois sifflé les Égyptiens avec un traitement spécial pour son sélectionneur Hossam Hassan.

Les Pharaons en ont vu d’autres certainement, mais avec leur (presque) équipe-type, sauf le gardien El Shenawy remplacé par Mohamed Shobeir et l’attaquant Omar Marmoush suppléé par Mostafa Mohamed, ils ont du mal prendre le dessus. En face, les Nigérians se présentaient sans Osimhen, Lookman, Iwobi (sur le banc) et Bassey (suspendu). Dans cette rencontre qu’on espère toujours prolifique car (presque) sans enjeu, il aura fallu attendre pratiquement la demi-heure de jeu pour voir la première occasion réchauffer le frisquet stade Mohamed V de Casablanca. Une tentative de Mohamed Salah qui aurait pu profiter d’un ballon relâché par Nwabali sur une frappe de Trezeguet (27e).

Osimhen réclamé en vain

On avait bien cru à l’ouverture du score lorsque l’attaquant Akor Adams reprend victorieusement de la tête un centre de Chukwueze (37e), mais la VAR sauve les Égyptiens en signalant un coup de coude d’Onuachu sur Fathy au cours de l’action. Alors que le public de Casa n’arrête pas de réclamer la rentrée d’Osimhen, c’est son compère Lookman qui est lancé dès la reprise. Et sur son premier ballon, le joueur de l’Atalanta Bergame croit donner l’avantage aux siens, mais Adams était hors-jeu sur l’action.

Sur un rythme parfois de match amical, les deux équipes n’arrivent pas à se lâcher, ni à se livrer. Mais on sent qu’il y a tout de même du K.O. dans l’air avec les replis moins toniques et les erreurs techniques qui se multiplient. Mais il n’y aura point de but, ni de Victor Osimhen finalement. La place sur le podium se jouera aux tirs au but sans passer par la prolongation comme le stipule le règlement pour le match de la troisième place.

Et le spectacle fut au rendez-vous. Le premier tireur nigérian Dele-Bashiru manque sa tentative. Mais le Nigeria n’a pas le temps de douter : Nwabali arrête les deux premiers tirs égyptiens, ceux de Salah et Marmoush. Les Pharaons ne reviendront jamais. Adams, Simon et finalement Lookman finissent le travail. Malheureux dans cet exercice en demi-finales, le Nigeria prend une petite revanche sur le sort et laisse à l’Égypte la quatrième place, peu convoitée, au pied du podium.

RFI

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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de l’ancien président de l’Assemblée nationale Anzuluni Bembe Isilonyonyi

by admin9775 18 janvier 2026
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L’ancien président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Anzuluni Bembe Isilonyonyi, est décédé ce vendredi à Bruxelles, en Belgique, où il suivait des soins médicaux. Il était âgé de 83 ans. L’information a été confirmée à l’Agence Congolaise de Presse (ACP) par une source familiale.

Figure marquante de la vie politique congolaise, particulièrement dans la période de transition après la Conférence nationale souveraine, M. Anzuluni Bembe avait occupé le poste de vice-président du Haut Conseil de la République–Parlement de transition (HCR-PT). Il siégeait alors aux côtés du défunt cardinal Laurent Monsengwo, qui présidait cette institution chargée de conduire le pays vers la démocratie.

Grand notable du Sud-Kivu, dans l’est de la RDC, Anzuluni Bembe était reconnu pour sa profonde connaissance des enjeux complexes de sa région. Bienvenu Bakumanya, directeur général de l’ACP, avec qui il échangeait régulièrement, a salué sa mémoire : « M. Anzuluni Bembe était une bibliothèque, une grande référence sur les questions de l’est congolais. Sa disparition est une perte immense pour le pays. »

Il laisse dans le deuil son fils, Floribert Anzuluni, actuellement ministre de l’Intégration régionale dans le gouvernement de la République.

La disparition d’Anzuluni Bembe Isilonyonyi éteint une voix importante de l’histoire politique contemporaine du Congo, notamment celle des transitions institutionnelles et des débats sur la gouvernance et la stabilité de l’Est du pays.

Par Pascal Kabeya
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