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À la Une

À la UnePolitique

Jean-Claude Katende fustige les soutiens locaux à l’occupation rwandaise en RDC

by admin9775 4 janvier 2026
written by admin9775

L’avocat et président de la Société civile du Congo, Me Jean-Claude Katende, a exprimé une vive indignation contre la position prise publiquement par certains acteurs nationaux, qu’ils soient politiques, issus de la société civile ou du clergé, qui semblent légitimer ou soutenir l’agression rwandaise sur le sol congolais. Dans une déclaration ferme et sans ambages, il a qualifié ces postures de contraires aux fondements de la nation, du droit et de la morale.

« Je n’ai jamais vu des citoyens qui se réjouissent du fait de l’occupation de leur pays par une armée étrangère », a-t-il lancé, dénonçant ce qu’il perçoit comme une trahison des intérêts supérieurs de la République Démocratique du Congo (RDC). « Ce que vous faites est contraire aux lois nationales et internationales, aux lois de Dieu – un pays ne doit pas être dirigé ou contrôlé par un étranger – et voire même au bon sens. »

Le contexte de cette sortie musclée est celui d’une crise sécuritaire persistante dans l’est du pays, où les autorités de Kinshasa et plusieurs rapports d’experts onusiens accusent le Rwanda de soutenir militairement le groupe rebelle M23, considéré comme une force d’occupation sur une partie du territoire congolais. Face à cette situation, l’unité nationale est régulièrement évoquée comme un rempart essentiel. C’est pourquoi les prises de parole publiques de certaines figures congolaises semblant minimiser, excuser ou même défendre les actions de Kigali provoquent une colère croissante.

Me Katende, figure historique de la société civile, s’insurge contre cette tendance qu’il juge profondément dangereuse. Son discours puise dans des registres multiples pour condamner ces attitudes : le droit, avec la violation de la souveraineté nationale et du droit international ; le religieux, en invoquant une loi divine qui proscrit la domination étrangère ; et enfin le simple « bon sens » patriotique.

Il conclut son propos par un avertissement à la fois sombre et porteur d’espoir pour les Congolais : « Retenez qu’il n’y a personne qui occupera une partie de ce Congo éternellement. Les forces rwandaises, forces d’occupation, finiront par quitter ce beau pays. » Ce message sonne comme une prophétie de résistance et un rappel de l’histoire longue du pays, souvent marquée par des luttes pour la libération et la sauvegarde de son intégrité territoriale.

Cette déclaration intervient dans un climat politique et médiatique surchauffé, où la question du soutien extérieur au M23 et les divisions internes qu’elle suscite sont au cœur des débats. Elle révèle les fractures profondes au sein de l’échiquier politique et social congolais face à la crise à l’Est, et relance le débat sur le sens du patriotisme et des responsabilités des élites en période de menace sur la souveraineté nationale.

Par Marius Bopenga
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À la Une

La RDC modernise son parc automobile : lancement officiel de la nouvelle plaque minéralogique sécurisée

by admin9775 4 janvier 2026
written by admin9775

La Direction Générale des Impôts (DGI) a procédé ce mardi au lancement officiel de la nouvelle plaque minéralogique sécurisée pour les véhicules automobiles sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo. Cette réforme majeure du système d’immatriculation vise à moderniser l’identification du parc automobile national, renforcer la sécurité et lutter contre la fraude.

Une plaque aux standards internationaux

Conçue conformément aux normes techniques internationales, cette nouvelle plaque remplace définitivement l’ancien modèle. Elle s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’harmoniser et de sécuriser l’identification des véhicules, un chantier clé pour l’État de droit et la modernisation administrative.

« Cette initiative s’adresse à l’ensemble du public, et plus particulièrement aux propriétaires de véhicules et aux usagers de la route », a précisé la DGI dans son communiqué.

Objectifs : sécurité, traçabilité et contrôle renforcé

Les autorités attribuent trois avantages principaux à cette réforme :

  1. Amélioration de la sécurité des automobilistes : Une plaque mieux sécurisée et unique complique les usurpations d’identité et les vols de véhicules.
  2. Harmonisation nationale : Un système uniforme sur l’ensemble du territoire facilite la gestion et le recensement du parc automobile.
  3. Facilitation du contrôle routier : Les forces de l’ordre (police, gendarmerie) disposeront d’un outil plus fiable et plus difficile à falsifier pour leurs opérations de contrôle.

L’administration fiscale souligne que cette modernisation « contribuera à renforcer la traçabilité des véhicules et à lutter plus efficacement contre les fraudes et l’insécurité routière ».

Une invitation à la régularisation

La DGI lance un appel à tous les propriétaires de véhicules pour qu’ils se conforment sans délai à cette nouvelle réglementation. Ils sont invités à se rendre dans les bureaux de la DGI ou auprès des centres agréés pour se procurer la nouvelle plaque sécurisée et régulariser la situation de leur véhicule.

Cette mesure pourrait s’accompagner d’une campagne de contrôle renforcé sur les routes dans les semaines à venir, avec des sanctions prévues pour les contrevenants.

Contexte et perspectives

Le lancement de cette plaque intervient dans un cadre plus large de modernisation des services publics et de numérisation de l’administration congolaise. En améliorant la fiabilité du fichier automobile, l’État espère également optimiser la perception des taxes et redevances liées à la circulation, comme la taxe de circulation et l’assurance obligatoire.

Pour les citoyens, cette transition, bien qu’entraînant des démarches et des coûts, représente un pas vers un système plus transparent et sécurisé. Son succès dépendra largement de la fluidité de la mise en œuvre et de la communication autour des procédures à suivre.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

CAN 2025: le Sénégal mate un surprenant Soudan et s’offre les quarts

by admin9775 3 janvier 2026
written by admin9775

Surpris par une audacieuse équipe du Soudan en début de rencontre, le Sénégal a su se reprendre grâce notamment à un doublé de Pape Guèye et un but du phénomène Ibrahim Mbaye, pour assurer la victoire (3-1). Il rencontrera en quart de finale le vainqueur de Mali-Tunisie.

On n’aurait vraiment pas parié sur Pape Guèye pour être l’improbable héros de ce Sénégal-Soudan, débuté la tête à l’envers par les Lions, puis remis à l’endroit par le doublé de l’ancien Marseillais. Parce que Pape Guèye avait eu du mal à convaincre lors de ses deux sorties au premier tour, poussant les versatiles supporters à le menacer d’un séjour sur le banc. Parce que lui-même, à l’image de ses coéquipiers, avait difficilement entamé la partie, perdant même le ballon qui amène le but soudanais. En retard sur ses interventions, commettant des fautes dès les premières secondes, il est passé près du carton jaune. Et puis, il s’est mué en sauveur de la sélection grâce à deux frappes du gauche bien placées.

Mais avant, parlons d’un autre gaucher. Soudanais, lui, Amar Ibrahim. Aucun Soudanais n’avait encore marqué dans cette CAN, on pourrait presque dire que cela valait le coup d’attendre pour savourer ce bijou du gaucher sur lequel Édouard Mendy n’a rien pu faire. Le joueur d’Avondale FC (Australie), trouvé dans la surface sénégalaise, profitait du marquage un peu lâche d’Ismail Jakobs pour placer une frappe dans la lucarne et ouvrir le score dès la 6e minute. La clim pour les supporters sénégalais à Tanger.

Le Soudan, qu’on voyait en victime expiatoire, un petit caillou sur le chemin des Lions, commence le match sans complexe, libéré et audacieux. Les Soudanais n’ont pas peur, comme l’avait affirmé leur coach la veille ; ils vont chercher haut les Sénégalais, osant mettre quatre joueurs sur leur ligne offensive pendant les dégagements de leur gardien. Les Lions sont empruntés, la défense, privée de son capitaine Koulibaly, n’est pas sereine. Est-ce l’absence d’Ilimane Ndiaye, en délicatesse avec une cheville et remplacé par Habib Diarra, dans un 4-3-3, qui perturbe les hommes de Pape Thiaw ?

Toujours est-il qu’il faudra attendre presque la demi-heure de jeu pour voir une première frappe timide des Sénégalais, de la part de Pape Guèye. On ne le savait pas, le numéro 26 réglait la mire. Car trois minutes plus tard, sur une action sur laquelle Sadio Mané se charge de tout (récupération, accélération et passe en retrait), Pape Guèye égalise d’une belle frappe placée (29e). Les Lions respirent, d’autant qu’une minute auparavant, Nicolas Jackson avait manqué quasiment un face-à-face. Le joueur de Villarreal (Espagne) allait récidiver dans les arrêts de jeu de la première période en étant à la réception, encore une fois, d’une passe en retrait de Sadio Mané (45+2).

Ibrahim Mbaye encore décisif

Les Lions étaient désormais devant. Malgré une nouvelle frayeur en début de seconde période où Édouard Mendy sort le grand jeu pour empêcher Sheddy Ezeldin d’égaliser, les hommes de Pape Thiaw mettent enfin le pied sur le ballon et impriment le rythme du match.

Sans être menacés par les Soudanais, ils s’offrent un troisième but par l’inévitable Ibrahim Mbaye, entré à la 73e à la place d’Ismaila Sarr. Il lui aura fallu moins de cinq minutes pour être lancé par Sadio Mané dans la profondeur, prendre de vitesse son défenseur et crucifier Monged Abuzaid pour la troisième fois de la soirée (77e). Décisif à chacune de ses rentrées, le petit joyau sénégalais s’offrait enfin son premier but dans cette CAN, passant même proche du doublé sur une reprise de la tête qui frôle la barre transversale (80e).

Le Sénégal poursuit ainsi son chemin. Il s’est fait peur, mais a eu les hommes pour renverser les Soudanais et sait qu’avec ses remplaçants, il peut voyager loin. Prochaine étape : le Mali ou la Tunisie en quarts de finale.

RFI

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À la UneSociété

Les FARDC présentent des « preuves vivantes » de l’agression rwandaise

by admin9775 3 janvier 2026
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Dans une démonstration de force diplomatique et médiatique, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont présenté ce samedi à la presse quinze personnes présentées comme des éléments de preuve tangible de l’agression rwandaise. Parmi elles, sept soldats identifiés comme membres des Forces de défense rwandaises (FDR) et huit civils ressortissants de pays de la sous-région, capturés à Uvira, dans le Sud-Kivu.

Cette présentation solennelle au siège du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD) vise à contrer point par point la narration de Kigali. Le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba, commandant adjoint du Service de communication et d’information des FARDC, a dirigé cette opération de communication militaire d’envergure.

« La preuve par l’humain » : des soldats rwandais loin des frontières

L’argument central des FARDC est géographique et vise à pulvériser la thèse défensive rwandaise. « L’occupation jusqu’à aujourd’hui d’Uvira, se trouvant très loin de ces frontières, prouve que la raison des mesures défensives avancées par Kigali est un pur mensonge », a martelé le lieutenant-colonel Hazukay.

La présence de militaires rwandais présentés comme tels, capturés à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière entre les deux pays, constitue l’élément clé de l’accusation. Pour Kinshasa, il s’agit d’une preuve irréfutable de l’offensive rwandaise au-delà d’une simple sécurisation frontalière.

Une conflictualité régionalisée ? La question des civils

Les huit civils présentés, dont des ressortissants burundais et tanzaniis selon les FARDC, ouvrent un autre front dans le discours officiel congolais. L’armée accuse Kigali de « manipuler des ressortissants des pays de la sous-région et autres groupes armés comme le RED Tabara, en vue de régionaliser le conflit armé ».

Cette présentation suggère une stratégie de démonstration d’une implication multinationale dans l’instabilité de l’Est, potentiellement pour mobiliser une réponse diplomatique plus large au sein des instances régionales comme la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ou la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

Un timing stratégique : entre pressions diplomatiques et reprises offensives

Cette révélation publique intervient dans un contexte chargé :

  1. Pressions sur Kigali : Elle survient après les accusations directes des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU et la forte pression diplomatique exercée sur le Rwanda.
  2. Violation des accords : Les FARDC accusent explicitement Kigali de « violer délibérément l’Accord de Washington et la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU ».
  3. Reprise des combats : Cette présentation a lieu simultanément à une nouvelle offensive de l’AFC/M23 pour reprendre Katoyi dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), démontrant que la communication se déroule sur fond d’escalade militaire continue.

Une manœuvre à plusieurs niveaux

Cette opération médiatique des FARDC est une manœuvre politico-militaire complexe :

  • Preuve juridique et politique : Elle vise à constituer une preuve devant la communauté internationale, potentiellement pour des poursuites ou des sanctions.
  • Légitimation de la riposte : Elle justifie la guerre totale contre le M23 et ses soutiens présumés en la présentant comme une légitime défense contre une invasion.
  • Déstabilisation du narratif rwandais : Elle cherche à invalider publiquement le discours défensif de Kigali.
  • Mobilisation nationale et internationale : Elle sert à galvaniser le soutien interne et à rallier les partenaires internationaux à la cause congolaise.

La balle est maintenant dans le camp du Rwanda, contraint de réagir à ces présentations d’individus qu’il devra soit reconnaître, soit désavouer. Cette escalade dans la guerre de l’information marque un nouveau chapitre dans le conflit, où la capture et l’exhibition de prisonniers deviennent des outils de communication stratégique. La communauté internationale, et particulièrement les médiateurs américains, se trouvent face à des « preuves sur pied » qui complexifient encore davantage la recherche d’une sortie de crise.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Le Président Tshisekedi recentre l’action de l’État : discipline militaire et accélération des projets structurants

by admin9775 3 janvier 2026
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Le Conseil des ministres de ce vendredi a été marqué par deux orientations fortes du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo : un rappel à l’ordre sévère sur la discipline au sein des Forces armées et une impulsion vigoureuse pour l’accélération des projets de développement.

Fermeté face aux dérives verbales : le Général-Major Sylvain Ekenge suspendu

Le Chef de l’État a exprimé sa « ferme désapprobation » à l’égard des propos récemment tenus par le général-major Sylvain Ekenge, jusqu’alors porte-parole des FARDC. Le Président Tshisekedi a jugé ces déclarations « incompatibles avec les valeurs républicaines, la cohésion nationale et les exigences de responsabilité qui s’imposent aux hauts responsables militaires ».

Dans un contexte sécuritaire sensible, le Président a estimé que de tels propos « ne contribuaient ni à l’unité nationale ni à la sérénité du climat sécuritaire ». Il a salué les mesures disciplinaires prises, notamment la suspension du général Ekenge de ses fonctions de porte-parole, y voyant une application nécessaire du respect de la chaîne hiérarchique et de la discipline militaire.

Pour éviter de nouvelles dérives, le Commandant Suprême a ordonné la mise en place immédiate d’une stratégie de communication publique coordonnée entre les institutions. L’objectif est clair : garantir la cohérence des messages officiels, éviter les déclarations intempestives et préserver l’unité nationale face aux défis sécuritaires, notamment dans l’Est du pays.

2026, année de l’exécution : priorité au développement des territoires

Parallèlement à ce rappel à l’ordre, le Président Tshisekedi a fixé une feuille de route économique et sociale ambitieuse pour l’année 2026. Il a instruit le Gouvernement d’accélérer la mise en œuvre de la première phase du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) ainsi que d’autres projets structurants à fort impact.

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, rapportant les conclusions du Conseil, a précisé que le chef de l’État a insisté sur « l’impérieuse nécessité d’accélérer la mise en œuvre effective » de ces programmes. Les secteurs ciblés sont les infrastructures, l’agriculture et la fonction publique, considérés comme des leviers essentiels pour améliorer concrètement les conditions de vie des populations.

Cette instruction traduit une volonté politique de faire de 2026 une année d’exécution renforcée et de résultats visibles sur le terrain. Le Président Tshisekedi semble vouloir marquer son dernier mandat par une concrétisation accélérée des promesses de développement, en concentrant les efforts sur l’impact direct dans les territoires, souvent enclavés et négligés.

Deux axes pour consolider l’autorité de l’État

Ces deux décisions, apparemment distinctes, s’inscrivent dans une même logique de consolidation de l’autorité et de la crédibilité de l’État :

  1. Sur le front sécuritaire : Rétablir une chaîne de commandement stricte et une communication unifiée est crucial dans un climat de défiance et de conflit. Cette mesure vise à reprendre le contrôle du récit national et à éviter les divisions internes exploitables.
  2. Sur le front socio-économique : Accélérer les projets structurants répond à une demande pressante de la population et vise à démontrer la capacité de l’État à fournir des dividendes de la paix et de la stabilité. C’est un pilier essentiel de la légitimité politique.

En resserrant la discipline au sommet de l’armée et en poussant à l’action concrète sur le développement, le Président Tshisekedi envoie un double message : celui d’un État qui se reprend en main face aux dérives internes, et qui se veut enfin efficace dans la prestation de services à ses citoyens. L’année 2026 s’annonce donc comme un test clé pour la traduction de ces directives en réalisations tangibles.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Venezuela: de fortes explosions entendues à Caracas

by admin9775 3 janvier 2026
written by admin9775

De fortes explosions avec des bruits ressemblant à des survols d’avions ont été entendus vers 02H00 (06H00 GMT) samedi à Caracas, a constaté un journaliste de l’AFP.

Sur les réseaux sociaux, des images de grands incendies avec des dégagements de fumée sont visibles sans qu’il soit possible de localiser précisément le lieu de ces explosions qui semblent avoir eu lieu dans le sud et l’est de la capitale vénézuelienne. Des bruits d’explosion continuaient à être entendus vers 02h15 (06h15 GMT).

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Ces déflagrations surviennent alors que le président américain, Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, a évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président vénézuélien, Nicolas Maduro, étaient « comptés ».

Il a déclaré lundi que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, ce qui serait la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.

Le président Maduro s’était lui montré confiant lors d’une interview diffusée jeudi affirmant : « le système de défense nationale a garanti et garantit l’intégrité territoriale, la paix du pays et l’usage et la jouissance de tous nos territoires ».

Donald Trump accuse le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic que l’intéressé dément, reprochant aux Etats-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.

RFI

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À la UneProvince

Goma : Une marche pour la souveraineté dans une ville sous occupation

by admin9775 2 janvier 2026
written by admin9775

Ce vendredi 2 janvier 2026, Goma vit sous haute tension et paradoxe. Alors que la ville, sous contrôle du mouvement rebelle M23 depuis février 2025, semblait suivre un rythme socio-économique normal, une mobilisation citoyenne silencieuse mais puissante s’y manifeste. Une marche, organisée par la « Génération Z » contre l’occupation rwandaise présumée dans l’est de la République démocratique du Congo, a révélé les profondes fissures sous la surface d’un calme apparent.

Malgré les menaces et l’annonce du déploiement d’éléments des forces de sécurité pour intercepter les manifestants, un fait marquant se dégage : la population, dans sa grande majorité, adhère silencieusement mais fermement à l’idée de cette mobilisation. Ce soutien populaire diffuse révèle une vérité profonde : le rejet collectif de toute forme d’occupation étrangère sur les terres congolaises. La marche devient alors l’expression d’un ras-le-bol national, et non d’un simple mouvement isolé.

« Le peuple, éveillé, se positionne clairement pour la souveraineté, la dignité, et la fin de l’humiliation sur les sols du Kivu », a déclaré un activiste local sous couvert d’anonymat, résumant l’état d’esprit de nombreux habitants.

Un calme précaire et une répression ciblée

Les autorités installées par le M23 avaient pourtant tout mis en œuvre pour décourager la marche. Le maire de la ville, désigné par la rébellion, était intervenu sur les antennes de la RTNC (sous contrôle) pour assurer que tous les services, y compris la police et l’armée du mouvement, seraient mobilisés pour « assurer la sécurité urbaine » et maintenir l’ordre.

Cependant, dans l’ombre, la répression s’est organisée. Les organisateurs de la marche ont dénoncé, dans la soirée de jeudi, plusieurs arrestations de jeunes dans différents quartiers de la ville, attribuées aux services de renseignement de la rébellion. S’exprimant sur la situation, Sankara Bin Kartumwa, porte-parole des manifestants, a condamné ces arrestations et réaffirmé le caractère pacifique de la mobilisation.

« Nous exerçons un droit fondamental : celui d’exprimer notre opposition à l’occupation et de réclamer le respect de notre dignité et de notre souveraineté », a-t-il insisté.

Une solidarité qui dépasse Goma

L’écho de cette mobilisation a franchi les limites de la ville occupée. À Butembo, ville voisine restée sous contrôle gouvernemental, plusieurs jeunes ont exprimé leur soutien aux manifestants de Goma. Contacté par téléphone, Musa Kasereka, étudiant, a salué cette initiative citoyenne :

« Je suis satisfait de voir les jeunes de Goma se lever. C’est la voix des opprimés qui s’élève pour défendre les sans-voix. Cette mobilisation permettra d’attirer l’attention de la communauté internationale et des décideurs de ce pays longtemps meurtri. »

Cet élan de solidarité illustre la dimension nationale que prend la question de l’occupation du Kivu, transcendant les clivages géographiques et devenant un symbole de la lutte pour l’intégrité territoriale congolaise.

Une vie quotidienne sous contrainte

Depuis près d’un an, la population de Goma vit sous l’administration du M23, une situation qui, selon plusieurs organisations locales et internationales, limite considérablement l’exercice normal des droits fondamentaux, dont la liberté d’expression et de réunion pacifique.

Malgré la répression et les intimidations, l’esprit de résistance et de mobilisation demeure vivace au sein de la population. Les habitants continuent de revendiquer, par des moyens détournés ou silencieux, une solution pacifique et durable à une crise qui dure depuis des décennies, mais qui a pris une tournure nouvelle avec l’occupation ouverte de leur ville.

Alors que la journée s’achève, Goma reste le théâtre d’une lutte à deux niveaux : celle, visible, pour le contrôle militaire et territorial, et celle, plus subtile mais tout aussi déterminée, pour la légitimité et le droit inaliénable d’un peuple à disposer de lui-même. La marche de ce 2 janvier, qu’elle ait pu se déployer massivement ou qu’elle ait été étouffée dans l’œuf, marque un nouveau chapitre dans la résistance civile à l’est de la RDC.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

La RDC hisse son drapeau au Conseil de sécurité de l’ONU : une voix africaine pour la paix mondiale

by admin9775 2 janvier 2026
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La République démocratique du Congo a officiellement entamé, ce jeudi, son mandat de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2025-2026. Une cérémonie solennelle de levée du drapeau congolais au siège new-yorkais de l’ONU a marqué cette entrée historique, consacrant le retour de Kinshasa dans l’enceinte la plus puissante de l’organisation après plus d’une décennie d’absence.

Sous le regard des représentants diplomatiques du monde entier, la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a présidé cette étape symbolique forte. « Aujourd’hui est un jour important pour la République démocratique du Congo. En entrant officiellement au Conseil de sécurité des Nations Unies, notre pays assume une responsabilité majeure au service de la paix et de la sécurité internationales. C’est un moment de dignité, mais surtout un moment d’engagement », a-t-elle déclaré, soulignant la portée de cet événement.

Une tribune pour porter la voix de l’Afrique et défendre le multilatéralisme

Dans ses premières déclarations en tant que membre du Conseil, la cheffe de la diplomatie congolaise a fixé les priorités de son pays. « L’Afrique et le monde peuvent compter sur la RDC pour être une voix fondée sur des principes, en faveur de la justice et de la coopération multilatérale », a-t-elle affirmé. Ce positionnement place la RDC comme un défenseur actif d’un ordre international fondé sur des règles, à un moment où le multilatéralisme est soumis à de fortes tensions.

L’entrée de la RDC intervient dans un contexte géopolitique complexe, marqué par des conflits multiples, dont plusieurs sur le continent africain. Pour les analystes, cette mandature offre à Kinshasa une tribune unique. « C’est une opportunité historique de porter les préoccupations africaines au plus haut niveau, notamment les questions de sécurité, de souveraineté et de développement, avec la crédibilité d’un pays qui vit lui-même ces défis », estime un diplomate africain en poste à New York.

Un mandat sous le signe des défis intérieurs et de la crédibilité internationale

Cette accession à un siège au Conseil de sécurité présente un paradoxe saisissant : la RDC y siège en tant qu’architecte de la paix mondiale, alors qu’elle lutte toujours pour pacifier sa propre région orientale, minée par l’activité de groupes armés et les tensions régionales. Cette dualité ne sera pas perdue des observateurs et des autres membres du Conseil. Elle confère à la voix congolaise une autorité particulière sur les questions de résolution des conflits, mais expose également le pays à un examen minutieux de sa gestion interne des crises.

La présence de la RDC au sein du Conseil restreint de 15 membres (avec 5 permanents et 10 non permanents) lui donne un pouvoir d’influence direct sur l’agenda sécuritaire mondial. Elle pourra participer aux votes sur les résolutions, présider des réunions, et influencer les décisions concernant des dossiers brûlants, qu’il s’agisse de la situation au Sahel, en Ukraine ou au Moyen-Orient.

Un test de leadership diplomatique

Pour le gouvernement du Président Félix Tshisekedi, ce mandat de deux ans constitue un test majeur de son leadership diplomatique. Il s’agira de concilier la défense des intérêts nationaux, la promotion d’une agenda africain commun, et l’engagement dans la gouvernance mondiale. La manière dont la RDC usera de son droit de veto (qu’elle ne possède pas en tant que membre non permanent, mais qu’elle peut influencer via des négociations) et portera des initiatives sera scrutée.

Le drapeau bleu ciel frappé de l’étoile jaune et de la bande rouge diagonale flotte désormais parmi ceux des autres membres. Il symbolise l’arrivée d’une puissance continentale déterminée à peser dans les affaires du monde. Les prochains mois révèleront si la RDC parviendra à transformer cette position en levier efficace pour la paix, tant pour le continent que pour elle-même.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Mbuji-Mayi célèbre le retour de la lumière à la veille du Nouvel An

by admin9775 2 janvier 2026
written by admin9775

À la veille des festivités du Nouvel An, la ville de Mbuji-Mayi a retrouvé un bien essentiel et trop rarement présent : l’électricité. Depuis mardi 29 décembre, après plus de six semaines d’obscurité et de privations, les habitants célèbrent le rétablissement du courant, un événement qui a redonné de la joie et un soulagement considérable dans la capitale diamantifère.

La panne, qui avait plongé la ville dans le noir le 13 novembre 2025 suite à la défaillance d’un transformateur principal de la Société nationale d’électricité (SNEL), a finalement été résolue grâce à l’installation d’un nouvel équipement. Les autorités techniques assurent que ce remplacement garantit une reprise durable de la fourniture d’énergie, mettant fin à une longue période de délestages subis par des centaines de milliers de personnes.

Un impact au-delà de la lumière : l’eau potable aussi revient

La bonne nouvelle ne s’arrête pas à l’éclairage des rues et des foyers. Selon la Régie de distribution d’eau (REGIDESO), le rétablissement du courant électrique est directement lié à une amélioration de la desserte en eau potable dans la ville. En effet, plusieurs stations de pompage, dépendantes de l’électricité, peuvent à nouveau fonctionner à plein régime.

« La remise en service du transformateur va permettre d’améliorer significativement la distribution d’eau potable », a confirmé Didier Mbudi Lelo, directeur régional de REGIDESO. Cette annonce a été accueillie avec un immense soulagement par les habitants qui, en plus de l’électricité, devaient faire face à des pénuries d’eau aggravées.

Une ville qui respire et célèbre

L’ambiance dans la ville est à la fête. Sur la terrasse Kingakati, à l’entrée du Camps N’Sele, la population s’est rassemblée pour marquer l’événement. Gédeon Kapiamba, propriétaire des lieux, n’a pas caché sa gratitude : « Nous remercions sincèrement toutes les personnes qui se sont impliquées pour résoudre ce problème. Cela change tout pour nos vies et nos activités. »

Dans de nombreux quartiers, les familles constatent déjà les effets positifs de ce retour à la normale, avec un accès facilité à l’eau et la possibilité de conserver les aliments, d’utiliser des appareils électroménagers et de vaquer à leurs occupations après la tombée de la nuit.

Un espoir pour une stabilité durable

Si la joie est palpable, l’épisode rappelle aussi la vulnérabilité des infrastructures de base en RDC. Le long délai de réparation – plus d’un mois et demi – souligne les défis logistiques et techniques auxquels font face les services publics.

Le rétablissement à la veille du 1er janvier est perçu comme un symbole fort d’espoir pour l’année à venir. Les habitants de Mbuji-Mayi espèrent désormais que cette réparation marque le début d’une période de stabilité plus longue pour les services essentiels, permettant à la ville de se concentrer sur son développement économique et le bien-être de sa population. Pour le moment, ils profitent simplement de la lumière retrouvée pour entamer 2026 sous de meilleurs auspices.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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Le Président Tshisekedi nomme Raphaël Kabengele, nommé inspecteur général des mines

by admin9775 1 janvier 2026
written by admin9775

Le Président de la République démocratique du Congo (RDC), a nommé MM. Raphaël Kabengele et Jean-Paul Kilembe, respectivement inspecteur général et inspecteur général adjoint des Mines (IGM), dans une ordonnance lue mercredi, à la télévision nationale.
« Article premier: sont nommés aux fonctions spécifiques au regard de leurs noms au sein de l’Inspection générale des mines, les personnes ci-après, M. Raphaël Kabengele inspecteur général, M. Jean-Paul Kilembe inspecteur général adjoint », a-t-on suivi.
Raphaël Kabengele remplace à ce poste M. Didier Kaku tandisque son adjoint, remplace le Professeur Kampata, en poste depuis la création de cet organe de contrôle, avril 2023 par le Gouvernement.
Ce jeune service public sert d’instrument de la lutte contre la fraude et la contrebande minière, de maux qui empêchent le secteur minier congolais de jouer son rôle dans le développement socio-économique.
Il a été placée sous l’autorité du ministère des Mines, afin de jouer essentiellement son rôle de coordination et de liaison entre les différentes entités publiques chargées du contrôle de la traçabilité des produits miniers des sites d’extraction aux points d’exportation.
Par ailleurs, le Président de la République a signé aussi d’autres ordonnances , notamment celle relative à la prorogation de l’état de siège dans les privinces de l’ Ituri et du Nord-Kivu , situées dans l’est du pays où l’armée rwandaise poursuit son agression.

ACP

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