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À la Une

À la UneSociété

Le sort de l’adjudante Béanche Ebabi Bongoma se joue ce mercredi devant le tribunal militaire

by admin9775 29 octobre 2025
written by admin9775

Kinshasa, 29 octobre 2025 – Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Gombe rendra son verdict ce mercredi à 14h00 dans le procès de l’adjudante Béanche Ebabi Bongoma Koli, poursuivie pour violation de la réglementation militaire après la publication d’une photo la montrant en uniforme avec son futur mari lors de leurs préparatifs de mariage.

Une audience décisive

Lors de l’audience de plaidoyer tenue mardi au camp lieutenant-colonel Kokolo, l’accusation a requis 10 ans de servitude pénale contre la militaire, tandis que la défense a plaidé pour son acquittement complet. Le ministère public reproche à l’adjudante d’avoir violé un télégramme de l’EFMG interdisant aux soldats de publier des photos ou vidéos en uniforme sur les réseaux sociaux.

La défense de l’adjudante

Dans sa déclaration finale, Béanche Ebabi Bongoma a proclamé son innocence : « Acquittez-moi, mon major, je ne peux pas déshonorer l’armée que j’ai servie au cours des 10 dernières années. Je n’avais pas l’intention de violer les règlements de ma hiérarchie. »

La militaire a expliqué que la photo avait été publiée à son insu par le gérant du studio photo Raus, où elle avait effectué une séance photo privée dans le cadre des préparatifs de son mariage.

Impact personnel et appel à la clémence

L’adjudante a également évoqué les conséquences personnelles de cette procédure : « J’ai 400 invités, venant de tous les coins du monde, pour célébrer notre mariage avec nous. Je dois me concentrer sur cet événement majeur dans ma vie, qui apporte aussi de la fierté à l’armée. Je vous demande donc de me libérer, je suis innocente. »

Suite de la procédure

Le tribunal a ajourné l’audience à une date ultérieure pour entendre le gérant du studio qui a publié la vidéo, tandis que la famille et les proches de l’adjudante dénoncent une « injustice » et appellent au respect de son engagement loyal envers l’armée.

Le verdict de ce mercredi sera donc particulièrement attendu, alors que cette affaire met en lumière la tension entre le strict respect des règlements militaires et les circonstances atténuantes invoquées par la défense.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Gaza: après les frappes nocturnes israéliennes, les habitants inquiets pour le cessez-le-feu

by admin9775 29 octobre 2025
written by admin9775

Après plusieurs jours d’accalmie, les habitants de Gaza ont à nouveau passé une nuit sous le feu des bombardements. Les frappes israéliennes ont essentiellement touché mercredi 29 octobre le nord de l’enclave et la ville de Gaza. Alors que le bilan exact n’était pas encore connu, Donald Trump a assuré que le cessez-le-feu tenait toujours.

Israël et le Hamas s’accusent mutuellement d’avoir brisé la trêve, rapporte notre correspondante à Jérusalem, Frédérique Misslin. Benyamin Nétanyahu avait annoncé une riposte « puissante » après une attaque dans le sud de la bande de Gaza. Israël a annoncé mercredi matin la mort d’un soldat la veille au combat. Le Hamas dément toute responsabilité dans cette attaque.

Mahmoud Bassal, un porte-parole de la Défense civile a dénoncé « une violation claire et flagrante de l’accord de cessez-le-feu », déplorant une situation « catastrophique et terrifiante » à Gaza. De son côté, le président Donald Trump a assuré que « rien » ne compromettrait l’accord de cessez-le-feu qu’il a négocié entre Israël et le Hamas. 

L’armée israélienne a annoncé dans la matinée un retour au cessez-le-feu dans la bande de Gaza. « Après une série de frappes au cours desquelles des dizaines de cibles terroristes et de terroristes ont été frappés », l’armée « a repris l’application du cessez-le-feu suite à sa violation par le Hamas », a annoncé un communiqué. L’armée a ajouté avoir visé « dans le cadre de ces frappes » 30 chefs de mouvements armés opérant dans le territoire palestinien.

Au moins une centaine de morts

Ce mercredi, la Défense civile et les hôpitaux de Gaza faisaient état d’un bilan de plus de cent morts. « Au moins 101 morts ont été transportés dans les hôpitaux, dont 35 enfants, plusieurs femmes et personnes âgées, à la suite des frappes aériennes israéliennes en moins de 12 heures », a déclaré le porte-parole de la Défense civile, une organisation de secours opérant sous l’autorité du Hamas, Mahmoud Bassal. Des sources dans cinq hôpitaux du territoire palestinien, qui ont reçu les victimes, ont confirmé le chiffre.

Plus tôt, de premiers chiffres faisaient état d’une soixantaine de personnes la nuit dernière, rapporte notre correspondant dans la bande de Gaza, Rami El Meghari. Un tiers était des enfants, a annoncé le ministère de la Santé du territoire. Des douzaines de personnes ont aussi été blessées.

À 6h00 TU, des frappes sporadiques se poursuivaient, selon des témoins. Les frappes ont touché la ville de Gaza à l’est et à l’ouest, mais aussi le nord de l’enclave à Beit Lahya. Elles ont aussi touché les camps de réfugiés du centre de la bande de Gaza. À Nusseirat, par exemple, huit membres d’une même famille sont morts dans un bombardement. Ils vivaient dans le camp de réfugiés.

Ces frappes ont été entendues à peu près partout dans la bande de Gaza. Elles inquiètent très sérieusement les Gazaouis qui ont vraiment peur, ajoute notre correspondant. Ils pensent cela pourrait mettre fin au cessez-le-feu et craignent le retour de la guerre, encore une fois.

Un cessez-le-feu fragile

Ce nouvel épisode de violences est le second après les frappes du 19 octobre menées, selon Israël, après une attaque contre ses soldats. Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a démenti avoir attaqué les troupes israéliennes et réaffirmé « son engagement envers l’accord de cessez-le-feu ». 

Par ailleurs, contrairement à ce qui est prévu dans l’accord, le mouvement islamiste n’a pas encore rendu la totalité des dépouilles des otages décédés. Il en reste 13 dans l’enclave. La branche armée du Hamas a averti que « toute escalade entraverait la récupération des corps ».

La presse israélienne rapporte que l’armée envisage de s’étendre à nouveau au-delà de la ligne jaune sur des zones dont elle s’est retirée. Les prochaines heures seront décisives pour le territoire déjà ravagé par deux ans de guerre.  

RFI

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À la UnePolitique

L’Alliance des Travaillistes pour le Développement de José Makila visée après sa participation au conclave de Nairobi

by admin9775 29 octobre 2025
written by admin9775

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a intensifié sa offensive contre les partis d’opposition liés à l’ancien président Joseph Kabila en suspendant les activités de l’Alliance des Travaillistes pour le Développement (ATD), dirigée par José Makila Sumanda. Cette décision intervient seulement quelques jours après la suspension du PPRD, créant un climat de tension politique accru.

Un arrêté ministériel aux accusations graves

L’arrêté signé ce mardi par le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, justifie cette mesure par des « manquements graves » reprochés à José Makila, notamment sa participation au conclave des Forces politiques et sociales tenu à Nairobi sous l’égide de Joseph Kabila. Le document accuse l’ancien chef de l’État de participer au « mouvement insurrectionnel (AFC/M23) » et de faire « l’apologie du terrorisme ».

Des accusations détaillées

Le texte ministériel développe longuement ses griefs : « Le fait pour M. José Makila Sumanda de participer à cette association et de signer pour le compte de son parti constitue un acte d’adhésion à la philosophie d’agression du pays, partagée par M. Joseph Kabila Kabange ». L’arrêté fait référence à des déclarations d’un conseiller de Kabila affirmant que « les objectifs de la rébellion du M23/AFC sont les mêmes que ceux de Joseph Kabila ».

Fondement juridique invoqué

Le ministre Shabani s’appuie sur l’article 6 de la Constitution et la loi de 2004 sur les partis politiques, qui imposent le respect de l’unité nationale et interdisent toute activité à caractère militaire ou paramilitaire aux formations politiques.

Contexte de répression politique

Cette suspension s’inscrit dans une série de mesures récentes contre l’opposition :

  • Suspension du PPRD la semaine dernière
  • Signature officielle par le greffier Panzu Salah
  • Notification par affichage au tribunal en l’absence de domicile connu du secrétaire permanent

Antécédents en avril

Déjà en avril dernier, le gouvernement avait suspendu le PPRD, accusant Joseph Kabila de « silence complice » face à l’agression rwandaise dans l’Est du pays. Le ministère de l’Intérieur avait alors dénoncé l’attitude « ambiguë » de l’ancien président, sénateur à vie.

Cette nouvelle suspension marque un durcissement significatif du pouvoir face à l’opposition, ravivant les débats sur l’espace démocratique en RDC et les limites de l’action gouvernementale contre les partis politiques.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Suspension du PPRD : Francine Muyumba met en garde l’UDPS contre les « dérives » du pouvoir

by admin9775 29 octobre 2025
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La décision de suspension des activités du PPRD continue d’alimenter les débats au sein de la classe politique congolaise. Francine Muyumba, ancienne sénatrice et cadre du parti de Joseph Kabila, a vivement réagi sur les réseaux sociaux en mettant en garde l’UDPS contre les conséquences à long terme de ses pratiques actuelles.

Un avertissement prophétique

Dans un message percutant, l’ancienne sénatrice a déclaré : « L’UDPS est en train de créer une jurisprudence pour son propre avenir. Les décisions, méthodes et pratiques qu’il impose aujourd’hui à travers son pouvoir, qu’elles soient politiques, judiciaires ou institutionnelles, serviront demain de précédents contre lui lorsqu’il ne sera plus au pouvoir. »

La leçon de l’histoire

Muyumba a rappelé que « l’histoire ne pardonne jamais les excès du pouvoir ; elle se charge simplement de les faire changer de camp ». Cette mise en garde intervient dans un contexte où la suspension du PPRD est perçue par de nombreux observateurs comme une mesure aux relents politiques plutôt que comme une simple application de la loi.

Défense du pluralisme et de l’État de droit

Pour l’ancienne sénatrice, cette décision envoie un « mauvais signal pour la démocratie congolaise ». Elle appelle à un « respect strict du pluralisme et de l’État de droit », qu’elle considère comme des conditions essentielles à la stabilité institutionnelle et à la paix sociale en RDC.

Un débat qui dépasse le cadre partisan

Cette prise de position soulève des questions fondamentales sur la rotation du pouvoir et la construction d’institutions démocratiques solides en RDC. Le message de Francine Muyumba dépasse le simple cadre de la défense de son parti pour interpeller l’ensemble de la classe politique sur la nécessité de préserver les règles du jeu démocratique, indépendamment des alternances politiques.

Alors que la tension monte entre la majorité présidentielle et l’opposition, cet avertissement rappelle que les instruments du pouvoir utilisés aujourd’hui contre les adversaires politiques pourraient bien se retourner contre leurs utilisateurs initiaux dans un futur où les rôles seraient inversés.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Le Chef de l’État a visité l’exposition « Une vie, un destin » dédiée au Maréchal Mobutu

by admin9775 28 octobre 2025
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Ce mardi en début d’après midi, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a visité l’exposition « Mobutu : une vie, un destin » organisée dans le Hall ainsi que dans la mezzanine du Musée national, non loin du Palais du peuple, dans la commune de Lingwala.

Cette exposition initiée par la famille du Maréchal Mobutu vise à montrer à la face du monde une autre facette de lui, contrairement à celle du dictateur répandue à travers le monde.

Accompagné par Nzanga Mobutu Ngbangaye, fils biologique et idéologique du défunt, le Chef de l’État a fait la relecture nuancée et documentée de la vie, du règne et de l’héritage du Président Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga, qui a gouverné la République Démocratique du Congo (RDC), autrefois Zaïre, pendant plus de trois décennies.

Bien plus qu’une simple rétrospective, cette exposition immersive et inédite s’est présentée comme un espace de mémoire collective et de réflexion sur la vie du vieux léopard.

Elle s’est adressée à tous les Congolais, avec une attention particulière portée à la jeunesse, souvent héritière d’une histoire méconnue ou fragmentée.

Le Président de la République a, à travers cette exposition, découvert une collection exceptionnelle, comprenant des photographies rares issues des fonds privés et publics, des objets personnels et emblématiques ayant appartenu à l’ancien président du Zaïre, notamment des trônes sur lesquels s’asseyait le Maréchal.

Après avoir visité tous les objets exposés, les bustes voire les monnaies anciennes, le Président Félix Tshisekedi a signé le livre d’or en mémoire du feu Président Mobutu.

« À travers cette exposition émouvante, la Nation congolaise redécouvre un chapitre méconnu de son histoire, incarné par la figure du Président Mobutu, un symbole de l’Union nationale, de l’affirmation de notre souveraineté et de la valorisation de nos racines cultures authentiques », a écrit le Chef de l’État Félix Tshisekedi dans le livre d’or.

Celcom présidence RDC

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À la UneEnvironnement

Le Président de la République a lancé les travaux de la semaine nationale du climat.

by admin9775 28 octobre 2025
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Au cours d’une cérémonie solennelle organisée, ce lundi 27 octobre 2025 dans l’amphithéâtre du Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique Centrale (CCAPC), le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a procédé au lancement de la 1ère édition de la Semaine Nationale du climat, à l’initiative du Ministère de l’Environnement, Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat.

Du 27 au 30 octobre, les acteurs du secteur de l’Environnement vont se réunir et mener des réflexions sous le thème: Forêts, biodiversité et tourbières: mobilisation des finances climatiques pour le développement durable de la RDC et du bassin du Congo. 

Dans son allocution, le Président de la République a souligné que « cet événement est historique et annonciateur d’un avenir meilleur dans la lutte contre le changement climatique car la RDC a pour vocation d’être un pays solution ».

« Le changement climatique n’est pas une abstraction mais une réalité vécue au quotidien par nos populations. Ainsi les travaux et les thèmes qui seront développés, contribueront à nous forger une vision commune et particitive de notre pays dans la recherche de l’équilibre climatique planétaire », a indiqué le Chef de l’État.

Par la même occasion, le Président Félix Tshisekedi a appelé de tous ses vœux des investissements dans ce secteur.

« À la communauté internationale et aux bailleurs de fonds, aux secteurs privés et aux investisseurs responsables, je lance un vibrant appel. Venez investir dans la forêt tropicale congolaise, dans nos énergies propres, dans notre jeunesse et dans l’innovation écologique », a-t-il exhorté.

Pour la ministre de l’environnement, « la RDC est le coeur vert de l’Afrique, le poumon de la planète. Comme pays solution, la RDC est un patrimoine vital mondial et contribue largement à l’équilibre climatique planétaire ».

De son côté, la ministre déléguée près de la ministre de l’environnement, développement durable et nouvelle économie du climat, a estimé que cette semaine constitue un moment capital de mobilisation nationale, moment de dialogue et de partage entre toutes les couches de la société congolaise.

À quelques jours de la 30ème session de la Conférence des parties (COP30), prévue du 10 au 21 novembre à Belem, au Brésil, l’organisation de cette semaine nationale du climat a pour but principal de mettre en lumière les politiques et les stratégies visant à protéger l’environnement et à gérer durablement les ressources naturelles renouvelables. Ces assises contribuent à la réduction de la pauvreté en RDC et à la satisfaction des attentes nationales et internationales en matière de lutte contre le changement climatique.

Celcom Présidence RDC

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À la UneAfrique

Soudan: le général al-Burhan reconnaît que l’armée s’est retirée d’El-Fasher

by admin9775 28 octobre 2025
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Le général al-Burhan a reconnu lundi que l’armée « s’est retirée » d’El-Fasher, son dernier bastion, dans l’ouest du pays. Il s’agit de la première prise de parole du chef de l’armée depuis l’annonce, dimanche par les paramilitaires, de leur victoire dans cette ville du Darfour du Nord hautement stratégique. Dimanche 26 octobre, dans un communiqué sur le réseau de messagerie Telegram, les paramilitaires FSR du général Hemedti avaient revendiqué la ville, qui était assiégée depuis 18 mois. L’ONU met en garde contre des « atrocités » à motivation ethnique et Antonio Guterres appelle les pays qui « fournissent des armes aux belligérants d’y mettre un terme ». 

Le chef de l’armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhan a reconnu lundi 27 octobre que « l’armée s’est retirée d’El-Fasher » au lendemain de l’annonce de la prise de la ville par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) que ses troupes combattent depuis avril 2023.

« Nous avons accepté le retrait de l’armée d’El-Fasher vers un lieu plus sûr », a déclaré le général al-Burhan dans un discours diffusé à la télévision nationale, en affirmant que son camp « se vengera » et se battra « jusqu’à purifier cette terre ».

Depuis les premières heures de ce lundi, sur Telegram, les FSR ont posté des vidéos de leurs soldats posant devant le quartier général de la sixième division d’infanterie de l’armée, abandonnée dimanche par ses soldats. Sur le réseau social X, le gouverneur du Darfour, nommé par l’Alliance Tasis – l’alliance loyale aux FSR qui a formé un gouvernement parallèle à celui de Port-Soudan cette année –, se réjouit de la « libération d’El-Fasher ».

L’armée était d’abord restée silencieuse, avant la reconnaissance ce soir par le général al-Burhan de la chute de El-Fasher. Le ministre de l’Information avait publié un communiqué lundi matin, pour louer la « détermination » des soldats soudanais qui continuaient de « repousser » l’offensive des FSR sur El-Fasher. Les comités civils de résistance, quant à eux, assuraient que la ville ne se rendrait pas aux paramilitaires.

Le gouverneur du Darfour du Nord appelle à « la protection des civils »

Quoi qu’il en soit, la situation humanitaire risque encore de se dégrader. Après 18 mois de siège dans une situation de famine, la population d’El-Fasher se retrouve au cœur des combats. Mini Minawi, le gouverneur du Darfour du Nord, nommé par l’armée, demande sur son compte X, « la protection des civils », ce que les FSR ont promis d’assurer dans leur dernier communiqué.

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D’après l’ONG Solidarités International, quatre camions des FSR sont arrivés dimanche soir à Tawila, à soixante kilomètres d’El-Fasher, transportant entre 200 et 400 personnes. Ces déplacés se trouvent dans un état de santé grave, ils sont malnutris et déshydratés. Depuis avril, plus d’un demi-million de déplacés ont rejoint Tawila.

L’ONU déplore une « terrible escalade du conflit »

La situation humanitaire au Darfour inquiète le chef de l’ONU qui déplore une « terrible escalade du conflit » et les appels internationaux se multiplient pour permettre un accès humanitaire aux civils qui cherchent à quitter la ville…

« Cela représente une terrible escalade du conflit », a réagi ce lundi Antonio Guterres en réponse à une question de l’AFP lors d’une conférence de presse à Kuala Lumpur, la capitale malaisienne.

Antonio Guterres appelle les pays qui fournissent des armes aux belligérants d’y mettre un terme : « Je pense qu’il est grand temps que la communauté internationale dise clairement à tous les pays qui interviennent dans cette guerre et qui fournissent des armes aux belligérants d’y mettre un terme. Car le niveau de souffrance que nous constatons au Soudan est insupportable », a-t-il souligné.

Le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, a demandé un passage sûr pour les civils alors que les voies d’évacuation sont coupées : « Des centaines de milliers de civils sont piégés et terrifiés – bombardés, affamés, et sans accès à la nourriture, aux soins ou à la sécurité », a-t-il déclaré. De leur côté, le réseau des médecins du Soudan a dénoncé une nouvelle fois les exactions qui touchent le corps médical à El-Fasher. 

« Risque de violations et d’atrocités à grande échelle motivées par des raisons ethniques »

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a averti lundi que la ville d’El-Fasher était dans une « situation extrêmement précaire », avec un risque croissant de « violations et d’atrocités motivées par des raisons ethniques ».

« Le risque de violations et d’atrocités à grande échelle motivées par des raisons ethniques à El-Fasher augmente chaque jour », a déclaré Volker Türk dans un communiqué, appelant à « une action urgente et concrète (…) pour garantir la protection des civils à El-Fasher et un passage sûr pour ceux qui tentent de rejoindre un lieu relativement sûr ».

Le seul hôpital de El-Fasher bombardé dimanche

L’inquiétude est d’autant plus forte que le seul hôpital qui fonctionne encore à El-Fasher a été bombardé dimanche. « Un crime de guerre », dénonce auprès de RFI par Tasneem al-Amin, l’une des porte-paroles du réseau des médecins du Soudan.

Ce bombardement a entraîné la mort d’un membre du cadre médical et a blessé trois autres. Cela s’inscrit dans la continuité d’une série d’attaques perpétrées par les Forces de soutien rapide contre les civils et les secteurs de la santé au Darfour. Cibler des hôpitaux et des établissements de santé constitue un crime de guerre et une violation flagrante du droit international humanitaire. Le réseau appelle la communauté internationale à prendre des mesures immédiates et urgentes pour protéger les civils d’El-Fasher, soumis depuis hier [dimanche] à des bombardements intenses de missiles guidés de tous types. Nous appelons également l’Organisation mondiale de la Santé à assurer sa responsabilité de protéger les installations médicales et le personnel soignant, devenu la cible directe des attaques répétées des Forces de soutien rapide.

Tasneem al-Amin, porte-parole du réseau des médecins du Soudan (Sudan Doctors Network)Houda Ibrahim

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dénoncé lundi une attaque ayant visé le seul hôpital encore partiellement opérationnel de la ville appelant à la fin immédiate des hostilités. La maternité de l’hôpital saoudien « a été de nouveau attaquée hier. Selon certaines informations, une infirmière a perdu la vie et trois autres soignants ont été blessés », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus sur X, déplorant qu’une coupure de communication « nous empêche de vérifier l’évolution de la situation à l’hôpital et dans ses environs ».

RFI

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À la UneCommunications politiques

Emmanuel Ramazani Shadary affirme que le parti « n’est pas concerné » par l’arrêté du ministre de l’Intérieur

by admin9775 28 octobre 2025
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Kinshasa, 27 octobre 2025 – Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a officiellement rejeté ce lundi la décision du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, suspendant ses activités sur l’ensemble du territoire national. Dans une déclaration rendue publique, le Secrétaire permanent du parti, Emmanuel Ramazani Shadary, a qualifié cette mesure d' »acharnement politique » orchestré par le pouvoir en place.

Un rejet catégorique

« Le PPRD n’est pas concerné par l’arrêté ministériel encore moins par la décision de justice évoqués pour justifier la mesure », a affirmé Shadary. Il a insisté sur le fait que le parti demeure « un parti légalement constitué, disposant de sa personnalité juridique » et a rejeté « catégoriquement cette décision qui viole les principes démocratiques et traduit la dérive autoritaire du régime Tshisekedi ».

Dénonciation d’un étouffement de l’opposition

Le parti fondé par l’ancien président Joseph Kabila dénonce une tentative « d’étouffer les voix de l’opposition » dans un contexte politique particulièrement tendu, alors que le pays s’achemine vers d’importantes échéances électorales locales. Cette suspension intervient en effet à un moment crucial de recomposition du paysage politique congolais.

Justifications gouvernementales

De son côté, le ministère de l’Intérieur maintient sa position, justifiant la mesure par la nécessité de « préserver l’ordre public » et de faire respecter les décisions judiciaires en vigueur. Le gouvernement invoque des « troubles à l’ordre public » et des « activités contraires à la loi » pour légitimer cette suspension.

Débat sur l’espace démocratique

Cette nouvelle tension entre le pouvoir et le principal parti d’opposition ravive le débat sur la liberté d’expression et le pluralisme politique en République Démocratique du Congo. Plusieurs formations de l’opposition accusent régulièrement le gouvernement Tshisekedi de restreindre l’espace démocratique et d’utiliser les instruments administratifs et judiciaires pour museler ses détracteurs.

La situation place désormais la justice et les institutions démocratiques congolaises face à un test important, alors que le pays tente de préserver un équilibre délicat entre stabilité politique et respect des droits fondamentaux des partis politiques.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Présidentielle en Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara largement vainqueur, selon les résultats provisoires

by admin9775 28 octobre 2025
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Alassane Ouattara, qui dirige la Côte d’Ivoire depuis 2011, est donné très large vainqueur de la présidentielle du 25 octobre 2025 avec 89,77 % des voix, selon des résultats globaux provisoires communiqués par la Commission électorale indépendante (CEI) ce 27 octobre. Le Conseil constitutionnel prononcera les résultats définitifs après une période de contentieux électoral.

« Alassane Ouattara, 89,77 % ! » Et le président de la Commission électorale indépendante (CEI) annonça « le coup KO » du chef de l’État au premier tour de la présidentielle ivoirienne 2025. Même s’il s’agit encore de résultats non définitifs, celui qui dirige la Côte d’Ivoire depuis 2011 fonce vers un quatrième mandat à la tête du pays, après ses réélections en 2015 et en 2020. Ce lundi, la CEI a en effet indiqué qu’Alassane Ouattara, 83 ans, devance très largement ses quatre adversaires : Simone Ehivet du Mouvement des générations capables (2,42 %), Jean-Louis Billon du Congrès démocratique (3,09 %), l’indépendant Ahoua Don Mello (1,97 %), et Henriette Lagou du Groupement des partis politiques pour la paix (1,15 %).

Un peu plus tôt, dimanche soir, Jean-Louis Billon avait déjà adressé à Alassane Ouattara « [s]es félicitations pour sa réélection »  Commission électorale indépendante. Il arrive en tête avec 89,77 % des voix. Parmi ses adversaires, Jean-Louis Billon a reconnu sa défaite avant même la fin de la proclamation des résultats, tout en affirmant que « le processus n’a pas été exempt d’irrégularités » et pointant « un très faible taux de participation, particulièrement dans certaines régions ».

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Très largement en tête dans toutes les circonscriptions

Par rapport à la précédente présidentielle, en 2020, Alassane Ouattara fait légèrement moins bien (95,31 % il y a cinq ans) et mieux qu’en 2015 (83,66 %). Ses scores frôlent les 100% dans plusieurs départements du nord du pays, comme celui de Kani (99,68 % des voix avec 99,08 % de participation). Et il est arrivé très largement en tête dans absolument toutes les circonscriptions (départements, communes, centres de vote à l’étranger).

Ces 89%, c’est l’énergie des jeunes qui ont soutenu le président et qui l’ont fait asseoir aujourd’hui sur le trône de la Côte d’Ivoire.

Au quartier général du RHDP, les soutiens d’Alassane Ouattara affichent leur satisfactionBineta Diagne

Le taux de participation, lui, est en légère baisse, selon ces chiffres officiels – 50,10 % contre 53,90 % en 2020 et 52,86 % en 2015 – avec des scores parfois très faibles selon les zones géographiques, comme dans le département de Gagnoa (20,68 %) ou des communes d’Abidjan telles que Cocody (19,24 %).

Place désormais au Conseil constitutionnel, seul juge du scrutin, et à une période de contentieux électoral. C’est à l’issue de celle-ci que la juridiction prononcera les résultats définitifs de cette septième présidentielle depuis l’avènement du multipartisme en Côte d’Ivoire.

Le Front commun exige « de nouvelles élections crédibles »

Samedi, si l’élection s’est déroulée globalement dans le calme, des incidents ont été signalés dans 2% des lieux de vote, soit environ 200 endroits, selon un bilan des forces de l’ordre transmis à l’Agence France-Presse. Au total, dix personnes sont mortes depuis mi-octobre en marge du processus électoral, dont six avant le scrutin, selon le Conseil national des droits de l’homme (CNDH). Lundi matin, le candidat Ahoua Don Mello a déploré des « atrocités commises à Nahio », dans le département du Haut-Sassandra (centre-ouest), où deux personnes ont été tuées. En Côte d’Ivoire, les élections présidentielles ont souvent été des moments de tensions pouvant dégénérer en violences, notamment lors de la crise post-électorale de 2010-2011 ayant fait environ 3 000 morts.

Les deux principaux leaders de l’opposition, Laurent Gbagbo du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) et Tidjiane Thiam du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), étaient les deux grands absents de cette présidentielle 2025. Leurs candidatures avaient été recalées par le Conseil constitutionnel.

Dans un communiqué, dimanche soir, la plateforme commune au PPA-CI et au PDCI-RDA, le Front commun, a exigé « l’organisation de nouvelles élections crédibles, transparentes, inclusives et strictement conformes à la Constitution », dénonçant une « mascarade électorale » et un « coup d’État civil ».

Présidentielle en Côte d’Ivoire 2025 : des observateurs saluent globalement le déroulement du scrutin

Ces dimanche et lundi, plusieurs missions d’observation électorale (MOE) ont présenté leurs premières constatations au sujet du déroulement du scrutin du 25 octobre 2025. Parmi elles, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) qui revendique 2350 observateurs déployés dans les 31 régions du pays et les districts autonomes d’Abidjan et Yamoussoukro. « Le scrutin s’est globalement déroulé dans un climat serein, propice au respect des droits de l’homme », affirme le CNDH, recommandant aux candidats « de recourir uniquement aux voies légales de contestation devant les organes compétents ». De son côté, le Consortium des organisations de la société civile pour les élections en Côte d’Ivoire (Coscel-CI) – 60 observateurs sur le terrain et trois faisant de la veille numérique – pointe « une prolifération de fausses informations construites pour manipuler l’opinion » et encourage par ailleurs les partis et les candidats à « former leurs militants et sympathisants à la culture démocratique et à la non-violence ». La Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), elle, donnant un satisfecit aux autorités ivoiriennes, a appelé la Communauté internationale à « continuer à soutenir la République de Côte d’Ivoire dans ses efforts de renforcement de la démocratie et de l’État de droit ».

RFI

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À la UnePolitique

Le PPRD de Joseph Kabila officiellement suspendu par le ministère de l’Intérieur

by admin9775 28 octobre 2025
written by admin9775

Kinshasa, 27 octobre 2025 – Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de l’ancien président Joseph Kabila a été officiellement notifié de sa suspension ce lundi, suite à un arrêté du ministère de l’Intérieur daté du 18 octobre 2025. Un document du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe consulté par notre rédaction confirme cette décision qui interdit toutes les activités du parti sur l’ensemble du territoire national.

Une notification officielle par affichage

La notification, signée par le greffier Panzu Salah, exécute l’arrêté ministériel suspendant le PPRD. En l’absence de domicile connu du secrétaire permanent du parti, la signification a été affichée au tribunal et transmise au Journal officiel, suivant ainsi la procédure légale.

Contexte de tensions politiques récurrentes

Cette décision intervient dans un contexte politique tendu, alors que le PPRD avait repris ses activités politiques le 6 mai dernier après une précédente suspension de quinze jours. Cette suspension initiale était liée à des soupçons d’implication de Joseph Kabila dans la rébellion de l’AFC/M23 dans l’Est du pays – des accusations que le parti a toujours « catégoriquement rejetées ».

Justifications du ministère de l’Intérieur

Le ministère de l’Intérieur justifie cette nouvelle suspension par des « troubles à l’ordre public » et des « activités contraires à la loi ». Bien que le document ne précise pas la nature exacte de ces troubles et activités, cette décision s’inscrit dans un climat politique particulièrement polarisé, marqué par la création récente de la plateforme d’opposition « Sauvons la RDC » à laquelle le PPRD avait publiquement apporté son soutien.

Une escalade dans la tension politique

Cette suspension intervient à un moment crucial de la vie politique congolaise, alors que l’opposition se restructure autour de figures historiques et que le pouvoir en place semble durcir sa position à l’égard des partis d’opposition. La mesure risque d’accentuer les tensions déjà palpables entre la majorité présidentielle et les formations de l’opposition, dans un contexte où la liberté d’action des partis politiques reste un enjeu démocratique majeur.

L’absence de précisions sur les motifs exacts de la suspension pourrait alimenter les critiques concernant l’utilisation d’instruments administratifs dans le cadre de rivalités politiques, alors que le pays s’achemine vers de futures échéances électorales.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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