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À la Une

À la UneSociété

Kinshasa lance une campagne offensive pour booster ses recettes fiscales foncières

by admin9775 28 janvier 2026
written by admin9775

Le Gouvernement provincial de Kinshasa a donné le coup d’envoi, ce mardi, d’une vaste campagne de sensibilisation et de coercition douce pour le paiement de l’Impôt foncier (IF) et de l’Impôt sur les revenus locatifs (IRL) pour l’exercice 2026. Face à l’explosion immobilière de la capitale et la stagnation des recettes, les autorités mettent en avant un nouvel outil contraignant : le Quitus fiscal urbain.

Un outil de gouvernance pour lutter contre l’évasion fiscale

Présenté par le ministre provincial des Finances, Magloire Kabemba, ce quitus est un document administratif sécurisé attestant qu’un contribuable est à jour de ses paiements. « Il ne s’agit nullement d’une mesure punitive, mais d’un mécanisme visant à promouvoir la conformité volontaire et à lutter contre l’évasion fiscale », a-t-il insisté. Pour 2026, il concerne exclusivement l’IF et l’IRL.

La nouveauté et la force de cette mesure résident dans son caractère obligatoire pour accéder à des services clés. Aucune personne physique ou morale ne pourra, sans ce sésame :

  • Participer aux marchés publics de la Ville.
  • Obtenir un titre foncier.
  • Effectuer des actes notariés.
  • Conclure des formalités de bail.
  • Accomplir certains actes d’état civil.

Un paradoxe à résoudre : le boom immobilier face à des recettes stagnantes

Le ministre Kabemba a justifié cette rigueur par un constat alarmant : « Alors que la ville de Kinshasa connaît un véritable boom immobilier dans ses 24 communes, les recettes fiscales urbaines (…) demeurent quasi stagnantes depuis plusieurs années ». Ce découplage entre la dynamique économique réelle et les ressources de l’État illustre un problème profond de mobilisation des recettes internes.

Les fonds collectés sont destinés à financer des projets urgents dans le cadre du programme « Kin Ezobonga » : voirie, assainissement, éclairage public, sécurité et services sociaux de base. Magloire Kabemba a d’ailleurs annoncé des discussions avancées avec la firme internationale Averda pour mettre en place un système moderne de gestion des déchets ménagers.

Modernisation du recouvrement et appel à la citoyenneté fiscale

Pour faciliter le paiement et éviter les files d’attente, le gouvernement provincial a diversifié les canaux de paiement. Outre les centres communaux de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK), les contribuables pourront utiliser des solutions numériques et le mobile money, en partenariat avec des banques et des opérateurs de monnaie électronique.

Au-delà des dispositifs techniques, le ministre a lancé un appel à la citoyenneté fiscale, présentant le paiement de l’impôt comme un acte civique essentiel à la transformation de la capitale. « La transformation de Kinshasa passe avant tout par une fiscalité équitable, transparente et responsable », a-t-il conclu.

Une volonté de rupture dans la gestion urbaine

Cette campagne marque une tentative de rupture dans la gouvernance financière de Kinshasa. En rendant le quitus fiscal incontournable pour des transactions courantes et vitales, les autorités espèrent créer un cercle vertueux :

  1. Élargir l’assiette fiscale en touchant les nombreux propriétaires et bailleurs qui échappent à l’impôt.
  2. Augmenter les recettes propres de la ville, réduisant sa dépendance aux transferts de l’État central.
  3. Financer les services publics dont le déficit criant affecte la qualité de vie des millions de Kinois.
  4. Instaurer une culture de la redevabilité et de la transparence dans la relation entre l’administration et les contribuables.

Le succès de cette opération, dont l’échéance est fixée au 1er février 2026, dépendra de son application stricte, impartiale et efficace. Elle sera un test crucial de la capacité de l’administration provinciale à traduire une volonté politique en résultats concrets, dans une mégapole où les défis logistiques et les résistances sont immenses.

Par Pascal Kabeya
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28 janvier 2026 0 comments
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À la UneMonde

États-Unis: l’onde de choc politique des événements de Minneapolis

by admin9775 28 janvier 2026
written by admin9775

Washington est secoué par une onde de choc politique trois jours après la mort d’Alex Pretti à Minneapolis, tué par des agents de la police aux frontières (ICE). Les républicains demandent des comptes, les démocrates menacent de bloquer le budget des agences de maintien de l’ordre. Et pourquoi pas, même si c’est voué à l’échec, lancer une procédure de destitution contre Kristi Noem, la ministre chargée de la Sécurité intérieure.

Le camp républicain s’inquiète et réclame des explications. Au moins une demi-douzaine de sénateurs républicains demandent une enquête approfondie, une convocation des responsables d’ICE, de la police aux frontières. Une demi-douzaine, cela n’a l’air de rien, mais c’est déjà beaucoup plus d’agitation que d’habitude au sein du parti de Donald Trump. On avait par exemple presque rien entendu au moment de l’enlèvement de Nicolas Maduro, quelques commentaires feutrés sur le Groenland.

Cette fois, c’est plus compliqué, parce que ce sont aussi les élections de mi-mandat qui sont en train de se jouer. Et comme le disent plusieurs analystes politiques, ces images vont peser contre les candidats républicains, en particulier dans le Minnesota. Il y a déjà une défection majeure. Un avocat républicain qui s’était lancé dans la course au poste de gouverneur abandonne, ne se sent plus en phase avec la politique sécuritaire de son parti.

Dans les sondages, même dans l’électorat qui approuve la politique migratoire de la Maison Blanche, 60 % des sondés estiment que les agissements des agents fédéraux vont beaucoup trop loin.

Les démocrates mobilisés pour bloquer une partie du budget au Congrès

Les démocrates lancent donc une offensive sur le budget au Congrès. C’est leur seule arme et ils sont en train de se mobiliser pour bloquer une partie des fonds dévolus à la sécurité intérieure. Ils s’apprêtaient à voter ce budget et puis il y a eu la mort d’Alex Pretti.

L’admnistration Trump est en mauvaise posture et les démocrates estiment qu’ils ont l’opinion avec eux. Ce qu’ils réclament : des mandats obligatoires de la justice pour réaliser des descentes anti-immigration, la fin du port du masque pour les agents fédéraux et la coopération obligatoire entre le ministère de la Sécurité intérieure et les autorités locales lorsque des drames comme celui de Minneapolis se produisent. En clair, les démocrates demandent qu’en cas d’incident ou de bavure, la police locale puisse avoir accès aux éléments de l’enquête.

On est parti pour un bras de fer jusqu’à vendredi soir, la date limite. Et s’il n’y a pas de consensus, on se dirige vers un shutdown partiel puisqu’une partie des agences fédérales ne sont pas financées. Mais attention, si on parle d’ICE par exemple, le budget de base de cette agence a été gonflé dans le cadre de la loi fiscale qui est passée l’an dernier avec 75 milliards de dollars. Donc, ICE pourrait aller chercher dans ce trésor de guerre pour continuer de fonctionner.

RFI

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À la UneNouvelles nécrologiques

Le cinéma africain en deuil : disparition brutale de l’actrice sénégalaise Halima Gadji à 36 ans

by admin9775 28 janvier 2026
written by admin9775

Une onde de choc traverse le monde culturel sénégalais et africain. L’actrice Halima Gadji, célèbre pour son rôle iconique de Deguène dans la série à succès Maîtresse d’un homme marié et pour sa prestation dans Bété-Bété, est décédée brutalement ce lundi 26 janvier, à l’âge de 36 ans. Selon l’Agence de presse sénégalaise, son décès serait survenu à la suite d’un malaise.

Une artiste révélée par un phénomène télévisuel

Halima Gadji s’était imposée comme une figure majeure du paysage audiovisuel sénégalais. C’est grâce à son interprétation puissante et nuancée dans Maîtresse d’un homme marié, une série qui a captivé des millions de téléspectateurs à travers le continent, qu’elle a conquis le grand public. Son talent lui a permis d’incarner des rôles profonds et marquants, faisant d’elle une actrice à la fois populaire et respectée pour son art.

Une voix courageuse pour briser les tabous

Au-delà de sa carrière artistique, Halima Gadji laissera le souvenir d’une femme engagée et lumineuse. Elle s’était fait connaître pour son plaidoyer courageux en faveur de la santé mentale, un sujet encore largement tabou dans de nombreuses sociétés africaines. À travers sa plateforme et son témoignage, elle œuvrait à briser le silence « douloureux » qui entoure les troubles psychologiques, souvent attribués à tort à la folie, la sorcellerie ou la malédiction.

« En Afrique, la santé mentale reste un TABOU : on parle de folie, de sorcellerie, de malédiction… pas de dépression. Halima Gadji a osé briser ce silence. Son courage nous oblige à parler. La stigmatisation tue en silence », peut-on lire dans de nombreux hommages qui lui sont rendus.

Une perte immense et des hommages unanimes

Sa disparition soudaine laisse un vide profond dans le cinéma et le théâtre nationaux. Les réactions de tristesse et d’hommage affluent de tous les horizons, célébrant autant l’artiste au talent rare que la personnalité généreuse et battante.

Les condoléances vont particulièrement à sa famille et à ses proches, notamment à son frère Kader. Le monde du septième art perd une de ses étoiles montantes, une artiste dont l’œuvre et l’engagement continueront d’inspirer. Halima Gadji restera dans les mémoires pour sa grâce à l’écran et son courage hors des plateaux.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Reprise des activités lacustres sur le lac Tanganyika après le retrait du M23 à Uvira

by admin9775 27 janvier 2026
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Les activités sur le lac Tanganyika ont repris ce mardi 27 janvier 2026, un mois et demi après leur suspension due à l’occupation d’Uvira par les rebelles du M23. Cette décision, annoncée par le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a été mise en œuvre par l’administrateur du territoire de Fizi, Amy Kalonji Badibanga.

Tous les échanges commerciaux lacustres sont désormais autorisés entre Uvira, Fizi, Kalemie, ainsi qu’avec les pays voisins, notamment le Burundi, la Tanzanie et la Zambie. Cette mesure vise selon les autorités, à soulager une population durement touchée et à relancer les activités des commerçants paralysées par le conflit.

L’autorité territoriale rappelle que la suspension initiale avait pour objectif d’empêcher l’infiltration des éléments M23 vers Fizi et Kalemie. L’administrateur déclare : « Aujourd’hui, 27 janvier 2026, j’annonce la réouverture de toutes les activités commerciales lacustres sur le lac Tanganyika. »

Les navires, bateaux et navettes peuvent désormais circuler librement entre Kalemie et Uvira, Fizi et Kalemie, Fizi vers la Zambie, la Tanzanie et le Burundi, sans entrave.

Toutefois, le gouverneur Purusi exhorte les services de sécurité frontaliers à la plus grande vigilance. Selon l’administrateur de Fizi, l’AFC-M23 reste une menace susceptible d’incursions à tout moment.

Radio okapi

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À la UneProvince

Les FARDC reprennent le contrôle de plusieurs villages occupés par les Wazalendo à Kailo

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont repris, depuis dimanche 25 janvier, le contrôle de plusieurs localités occupées pendant quelques semaines par les miliciens Wazalendo dans le groupement Kasenga Numbi et Kulu, dans le territoire de Kailo (Maniema). C’est à l’issue d’affrontements intervenus depuis jeudi dernier jusqu’en fin de semaine.  

Les combats entre les FARDC et les Wazalendo se sont déroulés dans les villages de Kasenga, Kibaraka et Ndekemanga, selon les autorités provinciales et la société civile locale. Cependant, aucun bilan officiel de ces combats n’est encore disponible.

Ces hostilités débuté jeudi ont provoqué peur et panique au sein des communautés locales.

Lupungu Milongi Prince, un habitant décrit une situation tendue :

« Les affrontements ont commencé à partir de 15 heures le jeudi. Les militaires ont récupéré toutes les parties que les Wazalendo occupaient, c’est-à-dire les villages Kasenga, Kibaraka, même Ndekemanga. J’interpelle seulement la conscience des autorités de s’impliquer massivement afin que la paix se retrouve dans cette entité ».

A l’issue des combats, l’armée a repoussé les miliciens dont certains se sont repliés vers le village Mabanga,  72 km de la ville de Kindu, dans le territoire de Pangi. D’autres sont en debandade dans les brousses environnantes de Kailo, a fait savoir ce lundi, le ministre provincial de l’intérieur.

Cependant, la situation humanitaire reste préoccupante dans les zones de refuge des habitants. Le vice-président de la société civile de Kailo, Kapamba Willy, alerte sur les conditions difficiles des populations déplacées :

« Aujourd’hui à Kasenga Numbi, la population ne reste plus là-bas, les élèves n’étudient plus, il y a la psychose. C’est ce que nous sommes en train de demander au gouvernement provincial tant national d’aider cette population qui vit sous la belle étoile ».

Ce lundi, le ministre provincial de l’Intérieur confirme que la situation est redevenue normale dans la matinée dans les villages récupérés par l’armée, même si certains ménages continuent de fuir par crainte de nouveaux affrontements. 

Radio okapi

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À la UnePolitique

RDC au Conseil de Sécurité : Kinshasa dénonce l’érosion de l’État de droit face à l’agression rwandaise

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

À la tribune du Conseil de sécurité des Nations Unies, la République démocratique du Congo a lancé un cri d’alarme sur la fragilisation de l’ordre international face aux conflits armés. Lors de la 10096ᵉ séance consacrée à l’État de droit dans le maintien de la paix, l’ambassadrice adjointe Jocelyne Kabengele Lukundula a pointé du doigt l’agression persistante du Rwanda à l’Est de son pays comme un exemple flagrant de l’échec du système multilatéral à faire respecter ses propres principes.

Un constat sévère 80 ans après la Charte de l’ONU

Dans une intervention percutante, la diplomate congolaise a dressé un bilan amer, 80 ans après l’adoption de la Charte des Nations Unies. « L’érosion progressive de ce socle normatif fragilise le multilatéralisme et alimente une crise de confiance à l’égard des institutions internationales », a-t-elle déclaré, soulignant que les violations répétées de la Charte, notamment le respect de la souveraineté et l’interdiction du recours à la force, « compromettent la crédibilité de l’ordre juridique international ».

La RDC, cas d’école de l’impuissance multilatérale

Le cœur de son plaidoyer a porté sur la situation dans l’Est de la RDC, où l’activisme du M23, soutenu par le Rwanda selon l’ONU et les partenaires occidentaux, perdure malgré les engagements diplomatiques. « La situation sécuritaire persistante à l’est de la République démocratique du Congo illustre les défis auxquels fait face le système multilatéral lorsque les principes fondamentaux de la Charte ne sont pas pleinement respectés », a martelé l’ambassadrice.

Elle a rappelé que malgré l’adoption, à l’unanimité en février 2025, de la résolution 2773 – qui exigeait le retrait du M23 et des forces rwandaises –, « la situation sur le terrain équivaut, voire s’aggrave ». Cette résolution, portée par la France, « condamnait fermement » l’offensive du M23 et exigeait le démantèlement des administrations parallèles.

Le fossé entre les décisions et la réalité sur le terrain

Le discours de la RDC a mis en lumière le profond découplage entre les décisions de New York et la réalité dans le Kivu. « Malgré l’engagement de mon pays dans des mécanismes régionaux (…) les résultats sur le terrain demeurent en deçà des attentes », a déploré Mme Kabengele Lukundula. Elle a insisté sur « l’importance de l’application effective des décisions du Conseil de sécurité », appelant au « respect strict de l’intégrité territoriale et à la cessation de toute présence militaire étrangère non consentie ».

Un appel à l’action face à la « crise de confiance »

Au-delà du cas congolais, l’intervention a visé une remise en cause plus large. La diplomate a évoqué une « fragilisation » du multilatéralisme, marquée par la « recrudescence des conflits armés, la montée de l’unilatéralisme et les effets des crises globales ». En pointant l’inaction relative face aux violations dont elle s’estime victime, Kinshasa questionne la capacité même du Conseil de sécurité à assurer la sécurité collective.

Analyse : Une stratégie de judiciarisation du conflit

Ce discours s’inscrit dans une stratégie diplomatique constante de la RDC : judiciariser le conflit en l’élevant du niveau opérationnel au niveau des principes fondamentaux du droit international. En se plaçant comme la victime d’une violation flagrante de la Charte, Kinshasa cherche à :

  1. Isoler diplomatiquement le Rwanda en le présentant comme un « État voyou » du droit international.
  2. Contraindre les membres du Conseil, notamment les puissances occidentales, à passer de la condamnation verbale à des actions coercitives pour préserver la crédibilité du système.
  3. Préparer le terrain pour d’éventuelles poursuites devant des instances judiciaires internationales.

Face à l’inefficacité relative des processus de paix (Washington, Doha) et à la récente reconnaissance par le Rwanda de sa coordination avec le M23, la RDC utilise la tribune la plus solennelle pour rappeler que la crise congolaise n’est pas qu’un conflit local, mais une épreuve de vérité pour l’ordre international fondé sur des règles. Le message est clair : sans application des résolutions, la crédibilité du Conseil de sécurité et de l’ensemble du système onusien continue de s’éroder.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Classement 2026 des puissances militaires en Afrique, selon Global Fire Power

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

Hormis la Tunisie qui fait son entrée dans la Top 10 à la place de la Libye et le Maroc qui ravit la 6e position à l’Angola, le sommet de la hiérarchie demeure inchangé par rapport à l’édition 2025 du classement qui s’appuie sur plus de 60 critères, dont le nombre de militaires actifs, le nombre d’avions de chasse et de navires et le budget consacré à la défense.

L’Egypte reste la première puissance militaire africaine, selon l’édition 2026 du classement des armées les plus puissantes du monde, publié le vendredi 23 janvier par le site américain spécialisé dans la défense Global Fire Power (GFP).

Ce classement, qui couvre un total de 145 pays, se base sur plus de 60 indicateurs répartis en six grandes catégories (effectifs humains, équipements, moyens financiers, moyens logistiques, ressources naturelles et géographie). Ces critères sont regroupés pour constituer un indice global de puissance militaire (Power index) dont le score parfait serait de 0,0000, ce qui est impossible dans les faits. Ainsi, plus on s’éloigne de ce score, plus on recule au classement et vice-versa. L’indice global, qui est mis à jour chaque année, ne prend pas en considération les stocks nucléaires et ne pénalise pas les pays qui ne disposent pas de littoral par le manque d’une force navale. 

A l’échelle africaine, le sommet de la hiérarchie demeure inchangé. L’Egypte conserve son leadership continental et occupe le 19e rang à l’échelle mondiale sur un total de 145 pays étudiés. Ce pays d’Afrique du Nord, dont le territoire s’étend sur deux continents (l’Afrique pour la majeure partie du territoire et l’Asie pour la péninsule du Sinaï) obtient un score de 0,3651 point et conserve ainsi son rang à l’échelle mondiale par rapport à l’édition 2025 du classement. L’Egypte dispose notamment de 438 500 militaires actifs, 479 000 réservistes, 300 000 éléments de forces paramilitaires, 3 620 chars, 1 088 avions militaires et 149 navires et bâtiments de guerre.

L’Algérie (27e rang mondial) occupe la deuxième position à l’échelle africaine devant le Nigeria (33e rang mondial), l’Afrique du Sud (40e), l’Ethiopie (47e), le Maroc (56e), l’Angola (59e), la RD Congo (64e) et le Soudan (66e). La Tunisie (79e rang mondial) ferme le Top 10 africain.

(Voir le classement complet des 38 pays africains étudiés ci-dessous).

Au total, 14 pays africains ont progressé dans le classement général cette année par rapport à l’édition 2025 (Ethiopie, Maroc, RD Congo, Soudan, Tunisie, Tanzanie, Zimbabwe, Ouganda, République du Congo, Erythrée, Burkina Faso, Gabon, Somalie, Bénin), tandis que 17 ont régressé et 7 sont restés stables.

D’après Global Fire Power, les Etats-Unis demeurent la première puissance militaire mondiale en 2025, devant la Russie, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud.

Walid Kéfi

Classement des puissances militaires africaines en 2026 :

1-Egypte (19e rang mondial)

2-Algérie (27e)

3-Nigeria (33e)

4-Afrique du Sud (40e)

5-Ethiopie (47e)

6-Maroc (56e)

7-Angola (59e)

8-RD Congo (64e)

9-Soudan (66e).

10-Tunisie (79e)

11-Libye (80e)

12-Kenya (84e)

13-Tchad (85e)

14-Tanzanie (89e)

15-Mozambique (92e)

16-Cameroun (99e)

17-Mali (104e)

18-Zimbabwe (105e)

19-Ouganda (107e)

20-Côte d’Ivoire (108e)

21-Zambie (111e)

22-Ghana (112e)

23-Soudan du Sud (113e)

24-République du Congo (117e)

25-Erythrée (119e)

26-Niger (120e)

27-Namibie (122e)

28-Mauritanie (123e)

29-Sénégal (126e)

30-Burkina Faso (127e)

31-Botswana (130e)

32-Madagascar (131e)

33-Gabon (132e)

34-Somalie (137e)

35-Bénin (138e)

36-Sierra Leone (140e)

37-Liberia (141e)

38-Centrafrique (143e)

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À la UneSociété

Vodacom RDC victime d’une intrusion majeure à son centre technique de Goma

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

L’opérateur télécoms Vodacom Congo a annoncé ce lundi avoir subi une intrusion grave dans son centre technique de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. Cet incident a entraîné une perte de supervision et de contrôle de son réseau dans la région, affectant potentiellement la qualité des services de télécommunications pour ses abonnés.

Une atteinte à la stabilité des télécoms en pleine zone de crise

L’incident survient dans une région en proie à une insécurité chronique et une occupation partielle par le mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda selon les autorités congolaises et plusieurs rapports internationaux. Les centres techniques sont des infrastructures critiques qui assurent la gestion, la surveillance et la maintenance de l’ensemble du réseau d’un opérateur dans une zone donnée.

La « perte de supervision et de contrôle » mentionnée par Vodacom suggère une perturbation significative de sa capacité à :

  • Surveiller les performances du réseau.
  • Diagnostiquer et résoudre les pannes.
  • Assurer la sécurité des systèmes.
  • Gérer le trafic des communications.

Origine de l’intrusion et inquiétudes sécuritaires

Dans le contexte tendu du Nord-Kivu, où les informations et les communications sont cruciales tant pour la population civile que pour les acteurs du conflit, cette intrusion soulève de graves inquiétudes. Elle pourrait s’inscrire dans une logique de déstabilisation plus large visant à isoler la région ou à perturber les chaînes de communication officielles et humanitaires.

Réponse de Vodacom et impact attendu

Vodacom a assuré avoir « engagé les procédures d’urgence » pour rétablir le contrôle et la sécurité de son réseau. Les équipes techniques sont mobilisées pour identifier l’origine de la faille, sécuriser les systèmes et restaurer pleinement les services.

Pour les abonnés, les conséquences pourraient se traduire par des interruptions de service, une dégradation de la qualité des appels, de l’internet mobile ou des transactions mobiles money (M-Pesa), un service vital pour l’économie locale. La durée de l’incident dépendra de la complexité de l’intrusion et des mesures correctives à mettre en œuvre.

Un test pour la résilience des infrastructures critiques

Cet incident met en lumière la vulnérabilité des infrastructures critiques, même celles gérées par des entreprises privées majeures, dans les zones en conflit. Il pose la question de la protection de ces sites essentiels à la vie économique, sociale et à la sécurité nationale.

Les autorités congolaises et les régulateurs du secteur des télécommunications devront probablement enquêter sur cet événement, qui dépasse le cadre d’une simple panne technique pour toucher à la souveraineté numérique et à la sécurité nationale dans une région en crise.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Pululu passe enfin au vert : l’attaquant finalise son engagement avec les Léopards

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

C’est désormais officiel. Après des mois d’attente et de procédures administratives, l’attaquant Afimico Pululu a franchi l’ultime étape pour pouvoir revêtir le maillot de la République Démocratique du Congo. Ce lundi, au sein de l’ambassade congolaise à Bruxelles, le joueur a finalisé toutes les formalités, y compris la prise d’empreintes digitales, scellant ainsi son engagement international avec la sélection des Léopards.

Ce dénouement met fin à un processus qui avait commencé avec une première convocation en mai 2025, pour un stage de préparation face au Mali et Madagascar. Empêché de participer à l’époque, Pululu avait également dû renoncer à la dernière Coupe d’Afrique des Nations, laissant les supporters dans l’expectative.

Un profil précieux pour l’attaque des Léopards

Né à Luanda en Angola et formé en France, Afimico Pululu, 26 ans, s’est construit une solide réputation en Pologne, au Jagiellonia Białystok. Ses performances en club, marquées par sa rapidité, sa technique et un flair de buteur affirmé, en font un atout de choix pour le sélectionneur Sébastien Desabre. Sa polyvalence (il peut évoluer sur tous les postes d’attaque) offre des options tactiques supplémentaires à une équipe en quête de réalisme offensif.

Une arrivée à point nommé pour l’objectif mondial

Cette régularisation intervient à un moment crucial du calendrier des Léopards. Elle « ouvre la voie à sa première apparition officielle » et devrait considérablement renforcer l’attaque congolaise à l’approche des barrages qualificatifs pour la Coupe du Monde 2026, prévus en mars prochain.

Pour la RDC, qui rêve de retrouver la phase finale d’une Coupe du Monde après sa seule participation en 1974 (sous le nom de Zaïre), l’apport d’un buteur en forme et affamé de compétition internationale pourrait s’avérer décisif. Pululu rejoint ainsi une génération ambitieuse, où il côtoiera des talents comme Gaël Kakuta, Cédric Bakambu ou Yoane Wissa, avec la lourde mais exaltante mission d’aider son pays à écrire une nouvelle page de son histoire footballistique.

Son intégration rapide dans le groupe et son adaptation au jeu collectif seront les prochains défis à relever. Mais désormais, sur le plan administratif, la voie est libre pour que le talent d’Afimico Pululu s’exprime enfin sous les couleurs nationales.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Kinshasa valide une feuille de route pour restaurer l’autorité de l’État dans les zones occupées par le Rwanda et le M23

by admin9775 27 janvier 2026
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Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a franchi une étape cruciale dans la planification de la reprise en main des territoires de l’Est sous occupation. Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, a clôturé ce samedi un atelier national de trois jours dédié à la restauration de l’autorité de l’État dans les zones affectées par l’occupation de l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23-AFC.

Cet atelier de haut niveau, conforme aux engagements des Accords de Washington et de Doha, a abouti à la validation officielle d’une feuille de route stratégique. Le ministre Shabani a qualifié ce document d’« étape décisive », tant sur le plan de la planification que de l’opérationnalisation et de la budgétisation des interventions étatiques à venir.

Les piliers de la feuille de route

La stratégie validée s’articule autour de plusieurs objectifs majeurs, présentés comme indissociables :

  1. Le retour effectif de l’administration publique : Rétablir les services de l’État (justice, éducation, santé, fiscalité) dans des territoires où ils ont été démantelés ou supplantés par des structures parallèles.
  2. La protection réelle des populations civiles : Mettre en place des mécanismes de sécurité durable pour les communautés, au-delà de la seule reconquête militaire.
  3. Le rétablissement de la confiance entre l’État et les citoyens : Travailler à reconstruire un lien social et politique rompu par des années de conflit et d’abandon.
  4. La prise en charge des traumatismes : Intégrer un volet psychosocial pour aider les communautés à surmonter les violences et exactions subies.

Une mise en œuvre coordonnée dans le cadre des accords internationaux

Le ministre Shabani a souligné que cette démarche « s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de mettre en œuvre, de manière coordonnée et progressive, les engagements pris dans le cadre des processus diplomatiques en cours ». Cette référence explicite aux accords de Washington (médiation américaine) et de Doha (dialogue interne) indique que Kinshasa entend lier indissociablement la résolution militaire et politique du conflit à la reconstruction post-conflit de l’État.

De la planification à l’action : le défi de la concrétisation

Le gouvernement s’est engagé à « traduire les recommandations issues de cet atelier en actions concrètes, visibles et mesurables sur le terrain ». L’objectif affiché est une « restauration effective et durable » de l’autorité de l’État, en plaçant « la sécurité des populations et la cohésion nationale au cœur de l’action publique ».

Analyse : Préparer l’après-libération sur un terrain miné

Cette initiative démontre une anticipation de la part des autorités congolaises. Elle reconnaît que la libération militaire des territoires occupés ne suffira pas à garantir une paix durable si elle n’est pas immédiatement accompagnée d’un rétablissement crédible et bienveillant de l’État de droit.

Cependant, cette feuille de route se heurtera à des défis immenses :

  • Le défi sécuritaire : Sa mise en œuvre suppose au préalable un retrait effectif et vérifié des forces rwandaises et du M23, ce qui reste l’objet des tensions diplomatiques actuelles.
  • Le défi logistique et financier : Restaurer les services dans des régions dévastées et isolées nécessitera des moyens colossaux et une gouvernance irréprochable.
  • Le défi de la réconciliation : Réintégrer des zones où des factions ont collaboré avec l’occupant et où les communautés sont profondément traumatisées et divisées sera un processus long et complexe.

En validant cette stratégie, Kinshasa envoie un double message : à sa population, qu’il prépare l’après-guerre ; et à la communauté internationale, qu’il prend ses responsabilités en tant qu’État et attend un soutien cohérent pour les assumer. La crédibilité de ce plan dépendra désormais de sa traduction en actes et de l’évolution, encore très incertaine, de la situation militaire sur le terrain.

Par Pascal Kabeya
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