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À la Une

À la Une

Erik Prince déploie des contractors américains sur la ligne de front en RDC pour sécuriser Uvira

by admin9775 11 février 2026
written by admin9775

Erik Prince, fondateur de l’ancienne société militaire privée Blackwater et proche de l’ancien président américain Donald Trump, a déployé une équipe de sécurité privée en soutien direct aux forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) lors des récentes opérations visant à reprendre et sécuriser la ville stratégique d’Uvira, au Sud-Kivu. C’est ce que révèlent à Reuters quatre sources haut placées ayant connaissance de cette mission.

Cette implication constitue la première intervention connue des contractors liés à Prince sur la ligne de front du conflit congolais, marquant une évolution significative de son mandat initial, centré sur la sécurisation des revenus miniers.

Un déploiement tactique en appui aux FARDC

Selon ces sources, qui ont requis l’anonymat en raison de la sensibilité des informations, l’équipe de Prince a été déployée à la demande expresse du gouvernement congolais fin décembre 2023 ou début janvier 2024. Son rôle principal était de fournir un soutien par drones (renseignement, surveillance, acquisition d’objectifs) aux forces spéciales congolaises engagées contre les rebelles de l’AFC/M23, qui avaient brièvement pris le contrôle de cette ville frontalière clé avec le Burundi en décembre.

Une des sources, un haut responsable sécuritaire congolais, a justifié cette décision par la nécessité de « mobiliser toutes les ressources possibles » pour reprendre Uvira, dont la chute avait porté un coup sévère aux négociations de paix. L’équipe de Prince s’est depuis retirée de la zone pour se recentrer sur sa mission principale : la création d’une « police fiscale » destinée à améliorer la collecte des recettes minières. Cependant, une autre source a indiqué qu’elle pouvait être redéployée à tout moment sur demande de Kinshasa.

Le cadre d’un « accord minerais contre sécurité »

Le déploiement s’inscrit, selon le responsable congolais, dans le cadre plus large d’un partenariat stratégique discuté entre Washington et Kinshasa, souvent résumé par l’expression « minerais contre sécurité ». Les États-Unis, désireux de sécuriser l’accès aux minerais critiques essentiels à leur transition énergétique (cobalt, cuivre, lithium), ont proposé un soutien renforcé à la RDC pour stabiliser l’Est du pays.

Bien que le département d’État américain ait déclaré ne détenir aucun contrat avec Erik Prince ou ses sociétés, l’opération d’Uvira est intervenue peu après des appels publics de Washington exigeant le retrait du M23. La présence de contractors américains, même privés, est vue comme un facteur de dissuasion potentiel contre le M23 et son soutien rwandais présumé.

Coordination avec des conseillers israéliens

Une cinquième source a révélé que les contractors de Prince ont opéré en coordination avec des instructeurs militaires israéliens présents en RDC. Ces derniers ont pour mandat la formation de deux bataillons de forces spéciales congolaises. Cette collaboration triangulaire (RDC – contractors américains – instructeurs israéliens) suggère une coordination tactique avancée, bien que les raisons de l’implication israélienne restent officiellement non clarifiées. L’ambassade d’Israël à Luanda et le ministère israélien des Affaires étrangères n’ont pas répondu aux demandes de commentaire.

Un conflit qui s’internationalise et se complexifie

Cette révélation illustre la complexification et l’internationalisation croissante du conflit à l’Est de la RDC. Elle survient dans un contexte où :

  • Les combats ont repris avec intensité depuis début 2023.
  • Un accord de paix américain entre la RDC et le Rwanda, signé en juin 2023, exclut le M23 et peine à produire des effets concrets.
  • La communauté internationale accuse toujours le Rwanda de soutenir la rébellion, ce que Kigali continue de nier.

L’implication directe, même temporaire, d’un acteur privé aussi controversé qu’Erik Prince sur le champ de bataille congolais pose des questions majeures sur l’opacité des alliances, l’évolution du mandat des contractors et la nature réelle des contreparties dans le partenariat entre la RDC et ses alliés occidentaux. Elle risque également d’ajouter une nouvelle couche de tension dans une région déjà extrêmement volatile.

Aucune des parties directement concernées – la présidence congolaise, les FARDC, ni le porte-parole d’Erik Prince – n’a répondu aux sollicitations pour commenter ces informations.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

États-Unis: vifs échanges au Congrès sur les violences et les opérations des agences chargées de l’immigration

by admin9775 10 février 2026
written by admin9775

Une audition sous haute tension s’est tenue au Congrès américain mardi 10 février, opposant élus démocrates et responsables d’agences fédérales sur les violences liées aux opérations migratoires et la stratégie menée depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.

Les chefs de trois agences chargées du contrôle de l’immigration aux tats-Unis ont défendu mardi au Congrès leur bilan depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, lors d’échanges parfois virulents avec des élus démocrates qui ont condamné les politiques répressives du président républicain.

En ouverture de l’audition, l’élu démocrate Bennie Thompson a dénoncé la violence des agents fédéraux déployés dans le pays. Il a cité la mort de Renee Good et d’Alex Pretti, tués à Minneapolis, ainsi que d’autres personnes blessées ailleurs, comme Marimar Martinez à Chicago. Tous auraient été, selon lui, « faussement accusés » de troubles à l’ordre public.

Les démocrates accusent, les agences se défendent

Bennie Thompson a mis en cause l’attitude de l’administration Trump dans le traitement de ces affaires. « Une fois encore, l’administration Trump a tenté de rejeter la responsabilité sur Mme Martinez, la victime », a-t-il souligné. Il a rappelé que les procureurs avaient finalement abandonné les poursuites contre elle, « lorsqu’il est apparu clairement que les preuves contredisaient les faux témoignages des gardes-frontières ».

Face aux élus, les responsables des trois agences chargées du contrôle de l’immigration n’ont présenté aucune excuse, préférant défendre leur bilan.

Le chef de la police aux frontières (CBP), Rodney Scott, a affirmé que son agence avait œuvré à un changement radical de politique. « Au cours de l’année écoulée, le CBP s’est employé à reconstruire une frontière qui avait été délibérément détruite », a-t-il déclaré, accusant les politiques d’ouverture menées sous l’administration Biden d’avoir affaibli le contrôle frontalier. Il a évoqué une frontière devenue, selon lui, « une ligne géographique floue », exploitée par des nations hostiles et des cartels.

Selon les responsables auditionnés, les entrées illégales n’auraient jamais été aussi basses depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. Le chef par intérim de la police de l’immigration (ICE), Todd Lyons, a de son côté affirmé que 475 000 expulsions avaient été réalisées en 2025. « Le président nous a chargés d’effectuer des expulsions en masse, et nous accomplissons cette mission », a-t-il déclaré.

Des accusations croisées et un climat explosif

Les échanges ont rapidement dégénéré en affrontement politique. Les démocrates ont multiplié les critiques contre des méthodes jugées répressives, voire illégales du président républicain. Un élu démocrate de New York a ainsi établi un parallèle entre certaines pratiques fédérales et celles de polices secrètes de régimes fascistes. À l’inverse, un élu républicain du Texas a dénoncé le manque de soutien des villes dirigées par les démocrates à des forces fédérales confrontées, selon lui, à des menaces de mort.

Au cœur des débats figurent les vastes opérations menées ces dernières semaines dans plusieurs villes, notamment à Minneapolis, où des milliers d’agents fédéraux ont procédé à des descentes pour interpeller des personnes en situation irrégulière. Ces opérations ont provoqué de fortes tensions locales et des manifestations d’habitants opposés à leur présence.

La mort par balle, à moins de trois semaines d’intervalle, de Renee Good et d’Alex Pretti, tous deux âgés de 37 ans, lors d’interventions d’agents fédéraux, a suscité une vague d’émotion à travers le pays et ravivé les appels démocrates à une réforme en profondeur des pratiques de l’ICE.

RFI

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À la UneSociété

L’affaire Malanga entre dans sa phase judiciaire décisive aux États-Unis : des enquêteurs du FBI à Kinshasa avant le procès de mars

by admin9775 10 février 2026
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L’impression d’impunité est dissipée. Alors que des images d’un Marcel Malanga menant une vie paisible aux États-Unis avaient pu susciter l’incompréhension en République démocratique du Congo, l’affaire du coup d’État avorté du 19 mai 2024 entre dans une phase judiciaire rigoureuse sous l’égide de la justice fédérale américaine. La présence à Kinshasa, depuis quelques jours, de deux agents spéciaux du Federal Bureau of Investigation (FBI) en est la preuve tangible.

Ces enquêteurs, dépêchés depuis le bureau régional de Nairobi, mènent un complément d’investigations dans la capitale congolaise. Leur mission : finaliser la préparation du procès prévu en mars 2025 devant un tribunal fédéral du district de l’Utah. Ils ont auditionné, selon des sources judiciaires, l’ensemble des acteurs congolais de la procédure – magistrats, enquêteurs, avocats – se penchant sur le déroulement de l’instruction locale et l’évaluation des dommages.

Cette collaboration judiciaire binationale signale une volonté de coordination entre Washington et Kinshasa pour juger les ressortissants américains impliqués dans cette tentative de renversement violent du gouvernement.

Dans le box des accusés à Salt Lake City figureront quatre citoyens américains, précédemment condamnés à mort puis graciés en RDC avant leur extradition :

  • Marcel Malanga, 22 ans, fils du meneur présumé.
  • Tyler Thompson, 22 ans.
  • Benjamin Zalman-Polun, 37 ans.
  • Joseph Peter Moesser, 67 ans.

Ils devront répondre d’accusations fédérales graves, notamment de complot en vue de fournir un soutien matériel à une entreprise terroriste, de complot pour utiliser des armes de destruction massive, et de complot visant à tuer ou enlever des personnes à l’étranger. Ces qualifications pénales confèrent au procès une dimension qui dépasse le cadre d’un simple fait divers criminel, le hissant au rang d’affaire de sécurité nationale et de terrorisme transnational.

Une attaque symbolique mais révélatrice

Dans la nuit du 19 mai 2024, un commando d’une vingtaine d’hommes armés, arborant le drapeau du Zaïre, avait attaqué successivement l’hôtel Pullman (où le président Félix Tshisekedi était attendu), la résidence du vice-Premier ministre Vital Kamerhe, et brièvement investi le Palais de la Nation. L’assaut, revendiqué sur les réseaux sociaux par des membres de la diaspora, avait fait trois morts (deux policiers et un assaillant) avant d’être neutralisé par l’armée congolaise.

Le chef présumé du commando, Christian Malanga Musumari (41 ans), ancien militaire et homme d’affaires américano-congolais, fondateur du mouvement « Nouveau Zaïre », avait été tué lors des affrontements. Son parcours politique et ses connexions avec d’anciens rebelles avaient alimenté les interrogations sur les motivations et d’éventuels soutiens plus larges – des questions qui, en l’absence du principal accusé, pourraient rester en partie sans réponse.

Un double enjeu de justice et de souveraineté

Ce procès américain revêt une importance stratégique à plusieurs niveaux :

  1. Pour les États-Unis : Il s’agit d’affirmer leur juridiction sur leurs ressortissants impliqués dans des activités terroristes à l’étranger et d’envoyer un message dissuasif. Le sérieux des charges vise à éviter toute perception de clémence.
  2. Pour la RDC : La coopération active du FBI valide la version des autorités congolaises sur la gravité des événements. Elle permet à Kinshasa de présenter l’issue judiciaire comme le fruit d’un partenariat d’égal à égal avec une grande puissance, renforçant sa crédibilité dans la lutte contre les menaces à sa stabilité.
  3. Pour la mémoire des faits : Le procès fédéral, réputé pour son formalisme et son exigence probatoire, devrait établir une version judiciairement certifiée des événements, contrant les récits alternatifs ou les théories du complot.

Une étape, mais pas la fin de l’enquête ?

Si le procès de mars se concentrera sur les actions matérielles des accusés, il ne clôturera pas nécessairement toutes les zones d’ombre. Les questions persistantes sur le financement, le recrutement et les éventuels complicités internes ou externes au sein de l’appareil d’État congolais pourraient continuer à alimenter les spéculations. La justice militaire congolaise, de son côté, a déjà rendu ses verdicts pour les autres co-accusés.

La présence du FBI à Kinshasa, quelques semaines seulement avant l’ouverture des débats, démontre que ce dossier reste une priorité de coopération. Elle sonne aussi comme un avertissement : l’image d’une normalité retrouvée pour les principaux suspects n’était qu’une illusion d’optique. Le chemin menant à la salle d’audience du tribunal fédéral de l’Utah est désormais ouvert.

Par Marius Bopenga
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À la UneBusiness News

Kinsuka Power : Un projet énergétique de 900 MW et 2,8 milliards USD, porté par un partenariat historique en RDC

by admin9775 10 février 2026
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Le projet de centrale hydroélectrique Kinsuka Power, d’une capacité de 900 mégawatts, franchit une étape majeure grâce à un partenariat stratégique alliant vision entrepreneuriale locale et savoir-faire industriel historique. Le Groupe Forrest International, un acteur centenaire en République démocratique du Congo, rejoint officiellement l’initiative portée par Yves Kasongo à travers sa société Great Lakes Energy (GLE).

Selon un communiqué du consortium, ce projet est le fruit d’une « démarche rigoureuse et de long terme » initiée par M. Kasongo. Pour en concrétiser la vision, la joint-venture Kinsuka Power s’est associée au Groupe Forrest International, présidé par George Arthur Forrest. C’est la filiale énergétique du groupe, Congo Energy, dirigée par Spyros Giourgas, qui apportera son expertise opérationnelle et industrielle.

Un projet structurant, validé et écologiquement viable

Soucieux du respect des normes environnementales, les promoteurs ont confié les études de préfaisabilité à la société d’ingénierie internationale Tractebel. Ces études, validées par les autorités compétentes, ont confirmé la faisabilité technique, économique et environnementale du projet.

Avec un investissement estimé à 2,8 milliards de dollars américains et une durée de réalisation prévue sur cinq ans, Kinsuka Power se positionne comme une infrastructure stratégique. Elle vise à renforcer à long terme l’approvisionnement en électricité de Kinshasa et à soutenir le développement économique national. Une ligne de transport d’électricité vers le sud du pays est notamment prévue pour accompagner les activités minières. Sa capacité de production annuelle moyenne est estimée à 7 450 GWh, un apport significatif au mix énergétique national.

L’apport d’un partenaire historique

La participation du Groupe Forrest International, fondé en 1922, confère au projet une assise industrielle et une connaissance profonde du terrain congolais. Ce groupe familial, actif dans les secteurs des infrastructures, de l’industrie, de l’énergie, de l’agroalimentaire et de la santé, inscrit ainsi Kinsuka Power dans la continuité de son engagement séculaire aux côtés du développement de la RDC.

Ce partenariat marque une étape décisive vers la concrétisation d’une infrastructure énergétique majeure, présentée par ses promoteurs comme étant « conforme aux meilleurs standards internationaux, au service exclusif de l’intérêt national ».

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Kongo Central : Le gouverneur Bilolo entendu par la justice dans une enquête sur un détournement présumé

by admin9775 10 février 2026
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Le gouverneur de la province du Kongo Central, Grâce Nkuanga Bilolo, s’est présenté ce lundi au parquet général près la Cour de cassation, où il a été entendu dans le cadre d’une enquête judiciaire pour un présumé détournement de deniers publics dont le montant, très controversé, oscille entre un et cinquante millions de dollars américains.

Selon son avocat, Me Espoir Saisi, l’audition s’est déroulée dans un « climat apaisé ». Il a immédiatement déclaré à la presse que « toutes les rumeurs de détournement ont été balayées » et que son client était rentré chez lui « en citoyen libre ». Cependant, les sources judiciaires et l’avocat général ont tenu à préciser que l’enquête reste ouverte et qu’aucune décision définitive, telle qu’un non-lieu ou des poursuites, n’a encore été prise par l’autorité judiciaire.

Une affaire aux montants divergents

L’affaire trouve son origine dans une mission de contrôle ordonnée par la Présidence de la République et conduite par l’Inspection générale des finances (IGF) à partir du 15 août 2025. L’audit portait sur la gestion de la redevance pétrolière et des recettes des péages de la province.

Le rapport des enquêteurs de l’IGF a fait état d’un détournement présumé dépassant le million de dollars. Cependant, des voix au sein de la société civile provinciale, comme Joseph Mabanga, président de la cohésion des notables du Kongo Central, affirment que les sommes en jeu seraient bien plus importantes, pouvant avoisiner les 50 millions de dollars, créant ainsi une forte divergence sur l’ampleur réelle du préjudice.

Une procédure autorisée par l’Assemblée provinciale

La procédure judiciaire avait franchi une étape cruciale le 28 janvier dernier, lorsque le Bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central a autorisé l’ouverture d’une instruction judiciaire contre le gouverneur. Cette décision faisait suite à un réquisitoire du Procureur général daté du 23 janvier, sollicitant formellement cette autorisation de poursuites, nécessaire en vertu de l’immunité relative dont bénéficie un gouverneur en exercice.

La remise en liberté de M. Bilolo à l’issue de sa première audition formelle marque une nouvelle phase procédurale, mais ne présume pas de l’issue finale. Les déclarations de son avocat et le silence maintenu du parquet général laissent l’épée de Damoclès judiciaire suspendue. Ce dossier est observé comme un test de la capacité du système judiciaire congolais à traiter des affaires de haute implication politico-financière, entre affirmations d’innocence et pesanteur des soupçons.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Félix Tshisekedi à Luanda pour discuter des initiatives de médiation

by admin9775 9 février 2026
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Le président Félix-Antoine Tshisekedi séjourne depuis lundi 9 février à Luanda, en Angola, rapporte l’Agence congolaise de presse. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre des initiatives de médiation en cours visant à restaurer la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo, confronté à l’agression du Rwanda.

Un tête-à-tête est prévu avec son homologue angolais João Lourenço, président en exercice de l’Union africaine. Le Togolais Faure Gnassingbé et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo participent également aux échanges.

« À l’invitation du président de la République d’Angola et président en exercice de l’Union africaine, João Manuel Gonçalves Lourenço, le président Félix Tshisekedi effectue une visite de travail à Luanda ce 9 février 2026. Les deux chefs d’État auront un entretien sur les initiatives et efforts de médiation en cours en vue de ramener la paix à l’Est de la RDC », a indiqué Tina Salama, porte-parole du chef de l’État.

Le président congolais s’était déjà rendu à Luanda le 5 janvier dernier pour une brève visite de travail, au cours de laquelle il avait échangé avec João Lourenço sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Radio okapi

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À la UneSport

Ligue des Champions CAF : Lupopo accroché par Sundowns, tout se jouera à la dernière journée

by admin9775 9 février 2026
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Le FC Saint-Éloi Lupopo a laissé échapper une victoire décisive, dimanche au stade TP Mazembe, en concédant le nul (1-1) face aux Sud-Africains de Mamelodi Sundowns lors de la 5e journée de la Ligue des Champions de la CAF. Ce résultat place les « Cheminots » dans une situation critique à la veille de l’ultime match du groupe C.

Porté par son public, le club lushois avait pourtant parfaitement lancé la rencontre. Sur une action rapide, Jean-Benoît Tukumbane a servi Enock Molia Lihozasia, qui a ouvert le score dès la 19e minute. Dominant la première période, Lupopo a multiplié les occasions sans parvenir à donner de l’air au score, laissant les Sundowns dans le match.

La seconde période a vu un renversement de dynamique. Les visiteurs, poussés par l’enjeu, ont accru leur pression et ont fini par récompenser leurs efforts à l’heure de jeu. Sur un corner tiré par Aubrey Modiba, Jayden Adams a égalisé d’une tête puissante, scellant le score final (1-1).

Un bilan en demi-teinte et un ultime espoir

Ce partage des points maintient Lupopo à la dernière place du groupe C avec 5 points, à un seul point de son prochain adversaire, Al Hilal Omdurman, et à trois points du Mamelodi Sundowns, deuxième. La situation reste mathématiquement ouverte, mais très tendue.

Une dernière journée décisive

Pour se qualifier, Saint-Éloi Lupopo n’a désormais plus le choix : il devra impérativement s’imposer face au leader soudanais d’Al Hilal Omdurman lors de la 6e et dernière journée, prévue le 14 février 2026. Une victoire pourrait permettre aux Congolais de réaliser un exploit in extremis, sous réserve des autres résultats du groupe.

Les « Cheminots » devront donc rapidement tourner la page de cette déception et se concentrer sur l’ultime assaut, où la marge d’erreur est désormais nulle. L’aventure européenne n’est plus qu’à 90 minutes, mais elle passe par une performance parfaite.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Boxe : Tony Yoka lance un défi à Bakole pour une revanche à Kinshasa

by admin9775 9 février 2026
written by admin9775

Le boxeur franco-congolais Tony Yoka a lancé un défi retentissant depuis la capitale congolaise. En séjour à Kinshasa, le champion olympique 2016 a publiquement exprimé son désir d’affronter à nouveau le redoutable Congolais Martin Bakole, près de quatre ans après sa première et unique défaite professionnelle subie face à ce dernier en mai 2022 à Paris.

« J’ai subi une défaite face à Martin Bakole. J’ai envie de prendre ma revanche. Je me sens prêt. C’est moi qui demande ce combat », a affirmé avec détermination Tony Yoka, âgé de 31 ans, lors d’un entretien. Et pour ajouter du symbolisme à ce possible affrontement, le pugiliste souhaite que la revanche se tienne à Kinshasa, scellant ainsi un retour aux sources.

« Boucler la boucle » à Kinshasa

Né en France de parents congolais, Tony Yoka revendique une double appartenance. « On ne peut pas choisir entre papa et maman. Je suis autant français que congolais », a-t-il déclaré, rejetant l’idée d’un choix entre ses deux patries. C’est cette filiation qui donne tout son sens à son projet : « Mon père a commencé la boxe au Congo… Revenir boxer à Kinshasa, ce serait boucler la boucle. »

Accompagné de son père et ancien entraîneur, Victor Yoka, le boxeur a été reçu par le ministre congolais des Sports, Didier Budimbu, pour évoquer l’organisation potentielle d’un grand événement pugilistique dans la capitale. « C’était mon rêve de boxer à Kinshasa », a confié Yoka, effectuant son tout premier voyage en RDC.

Bakole répond présent, mais conditionne le combat

La réaction de Martin Bakole, actuellement à Kinshasa, n’a pas tardé. S’exprimant en direct sur Facebook, le boxeur congolais, frère du coach renommé Billy Nelson, a accueilli la proposition avec un mélange de défi et de scepticisme. « S’il était un homme, il aurait déjà contacté mon équipe », a-t-il lancé. Il a ensuite mis les points sur les « i » : « Si tu veux un combat, prenez contact avec mon équipe. Convainquez tout le monde, qu’on fixe une date. Moi, je suis à Kinshasa. »

Cette possible organisation à Kinshasa représenterait un événement sportif majeur pour la RDC, capable de captiver un public international. Elle cristalliserait aussi le duel entre deux visions : celle de Yoka, cherchant à renouer avec son héritage et à effacer un échec, et celle de Bakole, guerrier local dominant, prêt à défendre son territoire et son statut de vainqueur.

Les projecteurs sont désormais braqués sur les promoteurs et le ministère des Sports pour voir si ce combat au récit puissant pourra se concrétiser sur le ring mythique de Kinshasa.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

L’UE appuie les efforts de paix en RDC et le corridor de Lobito lors d’une mission clé en Angola

by admin9775 9 février 2026
written by admin9775

Dans un contexte de tensions persistantes à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le représentant spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs, Johan Borgstam, a conclu ce jeudi une mission diplomatique de haut niveau en Angola. Cette visite, la troisième du genre, visait à renforcer la coordination régionale pour une solution durable à la crise sécuritaire congolaise et à accélérer le développement du corridor économique stratégique de Lobito.

M. Borgstam a été reçu par le président angolais João Lourenço, ainsi que par les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et des Transports, soulignant l’importance capitale accordée par l’UE au rôle de médiateur et de stabilisateur de l’Angola. Les échanges ont porté sur la recherche urgente d’une paix durable dans les Grands Lacs et sur le soutien de Luanda à un dialogue politique véritablement inclusif en RDC.

L’Union européenne a réaffirmé avec force ses demandes clés : une désescalade immédiate des hostilités, un cessez-le-feu effectif et durable, et la cessation de tout soutien aux groupes armés. Le diplomate européen a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre les engagements internationaux, notamment ceux de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, des accords de Washington et du cadre de Doha. Cela inclut le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, le retrait des troupes rwandaises de son sol, la fin du soutien au M23 et la neutralisation des FDLR.

Un projet phare : le corridor de Lobito

Parallèlement aux discussions sur la sécurité, une part substantielle de la mission a été consacrée au volet économique et intégrateur. M. Borgstam a présidé la délégation de l’UE lors de la réunion inaugurale de coordination du corridor de Lobito, tenue le 5 février à Luanda.

Ce projet d’infrastructure transcontinentale, pierre angulaire de la stratégie « Global Gateway » de l’UE, ambitionne de relier par rail les régions minières enclavées de la RDC et de la Zambie au port atlantique de Lobito, en Angola. L’UE a annoncé que les investissements mobilisés via l’initiative « Team Europe » pour ce corridor stratégique dépassaient désormais les deux milliards d’euros.

La réunion a rassemblé des hauts responsables politiques angolais, congolais et zambiens, ainsi que des partenaires financiers internationaux, afin de renforcer la gouvernance commune et l’efficacité des futurs investissements. M. Borgstam a salué les progrès accomplis, soulignant le potentiel transformateur du corridor pour stimuler le commerce intra-africain, attirer les investissements privés et créer des emplois durables dans la région.

Cette mission double – sécurité et développement – illustre l’approche intégrée de l’Union européenne en Afrique centrale, visant à consolider la stabilité politique par le biais de la coopération économique et de l’intégration régionale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Coupe CAF : Le FC Azam renverse la tendance et complique la qualification de l’AS Maniema Union

by admin9775 8 février 2026
written by admin9775

Le parcours continental de l’AS Maniema Union a subi un sérieux coup d’arrêt samedi à l’Amaan Stadium de Zanzibar. Les « Unionistes » de Kindu se sont inclinés sur le score minimal de 1-0 face au FC Azam, lors de la 5e journée de la Coupe de la Confédération de la CAF. Une défaite qui relance complètement la course à la qualification dans le Groupe B.

Venus à Zanzibar avec la possibilité de valider leur ticket pour la phase suivante, les hommes de l’entraîneur Papy Kimoto n’ont pas trouvé la solution face aux Tanzaniens. L’unique but de la rencontre a été inscrit à la 24e minute par Sadio Kanouté, le milieu offensif des « Ice Cream Makers », offrant ainsi une revanche parfaite à son équipe, battue 2-0 à l’aller à Kindu.

Un groupe B totalement relancé

Cette victoire permet au FC Azam de rejoindre son adversaire du jour et le Widad Athletic Club en tête du groupe avec 9 points. La hiérarchie ne se joue désormais qu’à la différence de buts, rendant la dernière journée décisive.

La situation s’est considérablement complexifiée pour l’AS Maniema Union. Alors qu’un point leur suffisait, ils doivent désormais s’imposer obligatoirement lors de leur dernier match. Les Unionistes retrouveront le dimanche 15 février le Nairobi United de Kenya, déjà éliminé, pour un match à domicile qui sera un véritable final.

Une dernière journée sous haute tension

Tous les regards se tournent désormais vers la dernière journée. La pression est maximale sur les épaules de Papy Kimoto et ses joueurs, qui n’auront pas le droit à l’erreur devant leur public pour tenter de poursuivre l’aventure africaine. Dans le même temps, le choc entre le FC Azam et le Widad Athletic Club promet d’être tout aussi brûlant pour déterminer l’autre qualifié.

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