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À la Une

À la UneProvince

Haut-Lomami : tensions au centre de Kaniama Kasese, six blessés dont deux graves

by admin9775 3 avril 2026
written by admin9775

Des tensions ont éclaté le mardi 31 mars 2026 au centre d’encadrement et d’instruction de Kaniama Kasese, en province du Haut-Lomami, opposant des jeunes en formation, anciens bandits en processus de réinsertion, à un élément des Forces armées de la République démocratique du Congo.

Selon la direction du Service national de la RDC, ces incidents ont fait six blessés parmi les « bâtisseurs », dont deux dans un état grave.

D’après les premiers éléments, ces violences seraient survenues dans un climat de tension alimenté par la propagation d’une fausse rumeur évoquant une prétendue prime impayée ainsi qu’une prolongation de la durée de formation. Sous l’effet de cette agitation, certains jeunes se sont attaqués aux installations du centre, brisant des vitres, incendiant des matelas et s’en prenant physiquement au commandant du site qui tentait de ramener le calme.

Alors que des efforts étaient en cours pour rétablir l’ordre, un militaire a fait usage de son arme à feu, causant les blessures enregistrées.

Face à la gravité de la situation, le commandant du Service national, Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a réagi rapidement en ordonnant l’interpellation du présumé auteur des tirs. Celui-ci a été remis à l’Auditorat militaire de garnison de Kamina, qui a ouvert une enquête afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de l’incident

Les blessés ont été pris en charge et évacués vers une structure médicale du Service national où ils reçoivent des soins appropriés.

Dans son communiqué, le Service national condamne fermement cet acte, qualifié de violation grave des règles de discipline et des principes fondamentaux de respect de la vie humaine, affirmant qu’aucune dérive ne sera tolérée.

Des mesures correctives ont été annoncées, notamment le renforcement de l’encadrement, des mécanismes de supervision et de la gestion des situations de tension au sein du centre.

Les autorités appellent enfin au calme, à la responsabilité collective et à la vigilance face aux risques de désinformation autour de cet événement, tout en rassurant que cet incident, bien que grave, ne remet pas en cause la mission et les objectifs du Service national en matière de réinsertion et de formation des jeunes en République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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3 avril 2026 0 comments
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À la UneProvince

Ituri : nouvelles atrocités des ADF à Mambasa, l’armée promet une riposte renforcée

by admin9775 3 avril 2026
written by admin9775

La situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, où de nouvelles attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF/MTM) ont fait des dizaines de victimes civiles.

Dans un communiqué publié le 2 avril, les Forces armées de la République démocratique du Congo font état d’un bilan provisoire de 43 civils tués dans la localité de Bafwakowa, en chefferie des Bandaka, ainsi que de 44 maisons incendiées et d’importants dégâts matériels, dont un camion-benne et cinq motos endommagés.

Selon d’autres sources locales, notamment la société civile, le bilan pourrait être encore plus lourd avec jusqu’à 56 personnes tuées dans certaines zones, tandis qu’un village entier aurait été en grande partie réduit en cendres après l’attaque survenue dans la nuit du mercredi au jeudi.

Des témoignages font également état de scènes d’une extrême violence le long de la route nationale 4, où plusieurs corps ont été retrouvés, certains encore coincés sous les décombres de maisons incendiées, alors que plus de 60 % des habitations auraient été détruites

Face à cette escalade qualifiée de barbare, l’armée assure avoir renforcé son dispositif sécuritaire et intensifié les opérations militaires pour traquer les assaillants et démanteler leurs réseaux
« Nous sommes déterminés à mettre fin à ces violences et à protéger les populations civiles », a affirmé un porte-parole des FARDC.

Dans le même temps, les forces armées appellent la population à une vigilance accrue et à une collaboration étroite avec les services de sécurité, en signalant tout mouvement suspect susceptible d’aider à prévenir de nouvelles attaques

La crise ne se limite pas aux pertes humaines et matérielles, plusieurs civils auraient également été enlevés dans les localités de Mutsanga, Bengasoli, Masiliko et Mabukulu, où ils seraient soumis à des traitements inhumains et contraints de payer des rançons pour leur libération.

Des voix s’élèvent pour dénoncer l’ampleur de la tragédie, à l’image de John Vuleveryo Musombolwa qui lance un cri d’alarme face à ce qu’il qualifie de barbarie sans limite et appelle les autorités à agir avec fermeté pour protéger les populations

Même indignation du côté de la société civile locale, où Jospin Paluku Mbowa dénonce une propagation inquiétante des ADF dans le territoire de Mambasa et un décalage entre la réalité du terrain et certains discours officiels.

Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série d’incursions meurtrières enregistrées ces derniers mois dans la région, entraînant de nombreuses pertes en vies humaines et des déplacements massifs de populations.

Dans ce contexte, les appels se multiplient pour une réponse urgente et efficace afin de restaurer la sécurité et mettre fin à un cycle de violences qui continue de frapper durement les civils dans l’est de la République démocratique du Congo.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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3 avril 2026 0 comments
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À la UneMonde

Donald Trump affirme qu’il envisage sérieusement de retirer les États-Unis de l’Otan

by admin9775 2 avril 2026
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Le président ​américain Donald Trump envisage de ​retirer son pays de l’Otan après avoir condamné à plusieurs reprises ses ​alliés ‌au sein ⁠de l’organisation pour leur absence de soutien ‌à la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran, selon une interview accordée au quotidien ​britannique Daily Telegraph.

Interrogé par le Daily Telegraph ‌sur la possibilité que les États-Unis puissent reconsidérer leur appartenance à ‌l’Otan à l’issue de la guerre menée contre l’Iran, Donald Trump a répondu : « Oh oui, ​je dirais que c’est plus que reconsidérer. » « J’ai toujours dit que l’Otan ​était un tigre de ​papier et, d’ailleurs, Poutine le sait aussi », a-t-il poursuivi.

À lire aussiOtan: même «affaiblie» par Donald Trump, «l’Alliance atlantique est encore en état de marche»

« Nous avons toujours répondu présents, y compris pour l’Ukraine. L’Ukraine n’était pas notre problème. C’était une épreuve, et nous étions là pour eux, et nous l’aurions toujours été. Ils n’étaient pas là pour nous », a ajouté Donald Trump. S’en prenant directement au Royaume-Uni, le président américain a reproché à Keir Starmer de refuser de s’impliquer dans la guerre israélo-américaine contre l’Iran, insinuant que la Royal Navy n’était pas à la hauteur. « Vous n’avez même pas de marine. Vous êtes trop vieux et vos porte-avions étaient obsolètes », a-t-il déclaré, faisant référence à l’état de la flotte britannique.

Remise en cause de Marco Rubio

L’Otan est « l’alliance militaire la plus efficace que le monde ait jamais connue », a, peu après, rétorqué Keir Starmer lors d’une conférence de presse, ajoutant qu’elle « assure notre sécurité depuis plusieurs décennies » et que le Royaume-Uni y est « pleinement engagé ».

Le secrétaire d’État états-unien Marco Rubio avait déjà remis en cause comme jamais le lien transatlantique avec l’Otan, déclarant mardi que les États-Unis devaient « réexaminer » leurs relations avec l’Alliance atlantique militaire une fois la guerre contre l’Iran terminée. « Je pense qu’il ne fait malheureusement aucun doute qu’une fois ce conflit terminé, nous devrons réexaminer cette relation. Nous devrons réexaminer l’intérêt que présente l’Otan pour notre pays dans le cadre de cette alliance », a déclaré Marco Rubio sur la chaîne Fox News, ajoutant qu’il reviendrait au président Donald Trump de trancher cette question.

Les États-Unis reprochent à des pays de l’Otan, dont la France, l’Espagne et l’Italie, de ne pas avoir autorisé le survol de leurs territoires ou d’utiliser les bases américaines pour acheminer des équipements militaires à Israël dans le cadre de la guerre contre l’Iran, déclenchée le 28 février. Donald Trump avait lui-même déclaré vendredi dernier que les États-Unis pourraient ne pas venir en aide à l’Otan en cas de besoin, réitérant ses critiques contre l’Alliance atlantique, lors d’un forum d’affaires à Miami.

« L’Otan est une voie à sens unique »

« Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l’Otan, des centaines de milliards, pour les protéger, et nous aurions toujours été là pour eux, mais maintenant, au vu de leurs actions, je suppose que nous n’avons plus à l’être, n’est-ce pas ? », a-t-il dit.

Ces dernières semaines, le président états-unien a multiplié les prises de parole belliqueuses envers l’Otan, la qualifiant notamment sur son réseau Truth Social de « TIGRE DE PAPIER » et de « LÂCHES ». Les États-Unis « s’en souviendront », avait-il déjà déclaré en Conseil des ministres. « Si nous en sommes arrivés au point où l’alliance de l’Otan nous empêche d’utiliser ces bases, où nous ne pouvons en fait plus les utiliser pour défendre les intérêts des États-Unis, alors l’Otan est une voie à sens unique », a déclaré Marco Rubio. Dans son interview au Daily Telegraph, Donald Trump a affirmé qu’il était « ravi » de ces déclarations de son secrétaire d’État.

RFI

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À la UneSociété

RDC : journée chômée et payée pour célébrer la qualification historique des Léopards

by admin9775 1 avril 2026
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Au lendemain d’un exploit qui restera gravé dans les mémoires, le gouvernement de la République démocratique du Congo a décrété la journée de ce mercredi 1er avril 2026 chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national. Une décision exceptionnelle prise pour permettre à la population de célébrer la qualification historique des Léopards à la Coupe du monde 2026.

Dans un communiqué officiel signé à Kinshasa, le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, a précisé que cette mesure vise à offrir aux Congolais un moment de célébration collective, dans l’unité et la ferveur nationale.
« La journée du mercredi 1er avril 2026 est déclarée chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national », indique le document.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du président Félix Tshisekedi et du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka de marquer l’importance de cet exploit sportif, vécu comme un moment de fierté nationale.

À travers tout le pays, l’annonce a été accueillie avec enthousiasme. À Kinshasa comme dans plusieurs grandes villes, des scènes de liesse populaire ont été observées, avec des milliers de supporters descendus dans les rues pour célébrer la victoire des Léopards et leur retour sur la scène mondiale après plus d’un demi-siècle d’absence.

Au-delà du sport, cette journée chômée et payée prend une dimension symbolique forte. Elle traduit la capacité du football à rassembler, dans un contexte souvent marqué par des défis politiques et sécuritaires. En capitalisant sur cet élan, les autorités espèrent renforcer le sentiment d’unité nationale et rappeler que, dans les moments d’exception, tout un peuple peut vibrer à l’unisson.

La qualification des Léopards apparaît ainsi non seulement comme un succès sportif, mais aussi comme un puissant vecteur de cohésion nationale, porteur d’espoir pour l’ensemble du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Coupe du monde 2026: la Bosnie crucifie l’Italie aux tirs au but et brise son rêve de Mondial

by admin9775 1 avril 2026
written by admin9775

A dix pendant plus d’une mi-temps, l’équipe de football d’Italie a fini par céder face à la Bosnie, qui a arraché la qualification pour la Coupe du monde au bout des tirs au but (1-1, tab 4-2). Un but de Moise Kean, un immense Donnarumma, n’auront pas suffi à éviter aux Italiens une troisième Coupe du monde consécutive devant la télévision.

Cette 42e minute a dû raviver des souvenirs douloureux, une angoisse innommable pour tous les supporters de l’Italie. Quand l’arbitre français a sorti le carton rouge pour expulser Bastoni, auteur d’une faute en position de dernier défenseur, les tifosi ont dû se dire que le cauchemar allait recommencer. À ce moment précis, tout un pays a revu défiler la Suède, la Macédoine du Nord, les barrages perdus à domicile, les Coupes du monde manquées. Comme un mauvais remake.

Le début de match avait pourtant laissé entrevoir une soirée plus tranquille. Face à une Bosnie d’abord peu inspirée, adepte d’un jeu direct, vertical, l’Italie avait décidé de presser haut, de s’installer dans le camp adverse. Avec deux avant-centres pivot, Retegui et Moise Kean, la Squadra Azzurra cherchait systématiquement à fixer la défense bosnienne, à gagner les deuxièmes ballons et à étirer le bloc local. La récompense est arrivée très tôt, à la 15e minute. Servi en retrait par Kolasinac, le gardien Vasilj rate complètement sa relance plein axe, sous la pression de Retegui. Barella récupère aux vingt mètres et transmet à Kean sur sa gauche. Sans contrôle, l’attaquant enroule magnifiquement du droit et ouvre le score. L’Italie respire, mène 1-0 et croit tenir solidement son billet pour le Mondial.

Kean manque le break

La suite tourne d’abord au contrôle. Les Italiens gèrent, font tourner, continuent de presser, la Bosnie peine à se montrer dangereuse. Puis survient ce fameux tournant de la 42e minute : Bastoni accroche un attaquant lancé plein axe, et fait basculer l’Italie dans un autre match, une rencontre de survie.

En deuxième période, la Bosnie pousse enfin, sans grande imagination mais avec de l’énergie et des longs ballons. La Nazionale recule, resserre son bloc, abandonne le pressing haut pour défendre sa surface. Malgré l’infériorité numérique, elle se procure même l’occasion de tuer le match à l’heure de jeu. Moise Kean subtilise le ballon à quarante mètres de la cage bosnienne et fonce plein axe, et finit par une frappe juste au-dessus de la barre. La balle du 2-0 s’envole, le rêve avec ?

Car la Bosnie, elle, ne renonce pas. Déjà qualifiée en demi-finale en sortant le pays de Galles aux tirs au but (1-1, tab 5-3) après avoir égalisé dans les dernières minutes, elle remet ça. En plein temps fort, Dedic se présente à l’aile droite et enroule son centre du droit. Le ballon rase la tête de Demirovic avant d’être pris par celle de Dzeko, qui cadre de près. Donnarumma repousse encore, mais Tabakovic suit et conclut (79e). 1-1, la Bosnie est récompensée de sa domination, illustrée par ses 30 tirs contre seulement 9 pour l’Italie.

Donnarumma impuissant

La prolongation ne change pas la physionomie: l’Italie recroquevillée, la Bosnie à l’attaque, mais aucune équipe ne parviendra à marquer le but décisif. Place au tirs au but. La Bosnie arrive forte de son précédent contre les Gallois. Tahirovic ouvre la séance côté bosnien et transforme, prenant Donnarumma à contre-pied. Dans la foulée, Pio Esposito, premier tireur italien, envoie sa frappe au-dessus des cages.

La suite est cruelle pour son capitaine. Presque impeccable jusque-là, Donnarumma n’a rien à se reprocher, mais il ne peut rien faire face à la précision bosnienne. Les tireurs locaux enchaînent les frappes bien placées, tandis que Tristante, côté italien, manque à son tour son tir au but, le deuxième échec azzurro de la série. La Bosnie n’en demandait pas tant.

C’est finalement Bajraktarevic qui fait basculer l’histoire. Sa frappe n’est pas parfaite, Donnarumma la touche, mais ne peut l’arrêter. Le ballon finit au fond, la Bosnie s’envole vers la Coupe du monde, l’Italie, elle, reste clouée au sol. Quatre étoiles mondiales, mais trois Coupes du monde manquées de suite, le mal italien est très profond.

RFI

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À la UneSport

La RDC retrouve la Coupe du monde au bout du suspense face à la Jamaïque

by admin9775 1 avril 2026
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La République démocratique du Congo n’a peut-être pas livré sa plus grande prestation, mais elle a su aller à l’essentiel. Ce mardi à Guadalajara, les Léopards ont validé leur billet pour la Coupe du monde 2026 en s’imposant 1-0 après prolongations face à la Jamaïque, mettant fin à 52 ans d’absence sur la scène mondiale.

Dans une rencontre tendue, fermée et parfois brouillonne, les hommes de Sébastien Desabre ont longtemps buté sur une équipe jamaïcaine combative. Pourtant, dès les premières minutes, les Congolais avaient affiché leurs ambitions, notamment à travers Cédric Bakambu, dont un but a été refusé pour hors-jeu après une belle séquence collective.

Mais au fil du match, le poids de l’enjeu a semblé paralyser les Léopards. Moins précis, moins inspirés, ils ont progressivement laissé l’initiative aux Reggae Boyz. Ces derniers, emmenés notamment par Leon Bailey, ont tenté leur chance sans réussir à faire la différence, malgré quelques situations dangereuses.

Il a fallu attendre les prolongations pour voir la délivrance. Sur un corner disputé, Axel Tuanzebe a surgi pour pousser le ballon au fond des filets, offrant un avantage décisif à la RDC. Un but validé après intervention de la VAR, ajoutant une dernière dose de suspense à une rencontre déjà irrespirable.

Malgré plusieurs occasions de faire le break en fin de match, les Congolais ont dû se contenter de ce court avantage. Suffisant toutefois pour écrire l’histoire. Car au-delà de la prestation, c’est bien le résultat qui compte, la RDC disputera la Coupe du monde une nouvelle fois depuis 1974.

Un retour attendu, arraché dans la douleur, mais qui pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour le football congolais. Dès cet été, les Léopards entreront dans la compétition avec un défi de taille, puisqu’ils affronteront le Portugal pour leur premier match.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Israël : une loi controversée sur la peine de mort déclenche une vague d’indignation internationale

by admin9775 31 mars 2026
written by admin9775

L’adoption, le 30 mars, par Israël d’une loi rétablissant la peine de mort pour les personnes reconnues coupables de terrorisme provoque une onde de choc sur la scène internationale. Au cœur des critiques : le caractère jugé discriminatoire de cette législation, qui, selon de nombreux observateurs, viserait en pratique essentiellement les Palestiniens.

Portée par des courants politiques de l’extrême droite israélienne, cette loi marque un tournant majeur dans l’évolution du système judiciaire du pays. Si elle est présentée comme un instrument de lutte contre le terrorisme, ses détracteurs y voient une remise en cause profonde des principes de l’État de droit.

L’Union européenne n’a pas tardé à réagir, dénonçant « un grave recul de la démocratie ». Plusieurs capitales européennes expriment également leur inquiétude face à une mesure susceptible d’aggraver les tensions déjà vives au Proche-Orient.

En Espagne, le gouvernement a vivement condamné cette décision, la qualifiant de « pas supplémentaire vers l’apartheid ». Une déclaration forte qui illustre l’ampleur du malaise suscité par cette réforme.

Au sein de la classe politique française, les réactions sont tout aussi fermes. Aurélien Taché, député et membre de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, estime qu’Israël « n’a plus rien à voir avec les modèles démocratiques européens ». Il appelle l’Union européenne à adopter « des sanctions immédiates » afin de mettre fin à ce qu’il qualifie de « fuite en avant criminelle » du gouvernement dirigé par Benyamin Netanyahou.

Pour de nombreux experts en droit international, cette loi soulève des questions majeures. En réintroduisant la peine capitale dans un cadre aussi controversé, Israël prend le risque de s’éloigner davantage des standards internationaux en matière de droits humains. Le caractère ciblé de la mesure, perçu comme discriminatoire, pourrait également renforcer les accusations d’inégalités systémiques dans le traitement des populations.

Interrogé sur ces enjeux, l’avocat pénaliste Emmanuel Daoud, spécialiste en droit pénal international, souligne que ce texte pourrait constituer une rupture avec les engagements internationaux en matière de justice équitable et de protection des droits fondamentaux.

Au-delà des réactions politiques, cette décision intervient dans un contexte déjà extrêmement tendu entre Israéliens et Palestiniens. Pour ses détracteurs, loin de contribuer à la sécurité, cette loi risque d’alimenter davantage les divisions et de compromettre toute perspective d’apaisement durable.

Alors que les condamnations se multiplient, la pression internationale pourrait s’intensifier dans les jours à venir, posant la question d’éventuelles mesures concrètes de la part de la communauté internationale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneTribunes

Réformer la Constitution en RDC : une nécessité historique et souveraine (Tunda Ya Kasende)

by admin9775 31 mars 2026
written by admin9775

Un débat intense anime actuellement la République démocratique du Congo autour de l’opportunité de réviser ou de remplacer la Constitution du 18 février 2006. Cette discussion, loin d’être anodine, engage l’avenir institutionnel, politique et social de notre pays.

J’interviens dans ce débat à double titre : d’une part, en tant que témoin direct ayant participé aux assises de Sun City en février 2002, qui ont jeté les bases de cette loi fondamentale ; d’autre part, en tant que chercheur dont les travaux doctoraux ont porté sur la souveraineté et la gouvernance de la RDC.

Sur le plan des principes, rien, ni en théorie du droit ni en philosophie juridique, n’interdit à un État souverain de modifier ou de remplacer sa Constitution. Il serait d’ailleurs contraire à la logique démocratique qu’une génération impose indéfiniment ses choix aux suivantes. Comme le rappelle l’adage latin « Nemo populum in perpetuum obligare potest » : nul ne peut engager un peuple pour toujours. Toute réflexion sur une réforme constitutionnelle devrait s’inscrire dans cette évidence.

La RDC doit aujourd’hui adapter ses institutions à ses réalités propres. Son histoire, sa diversité ethnique et linguistique, l’étendue de son territoire, ses traditions de résolution des conflits — notamment sous l’arbre à palabres — ainsi que ses défis de développement exigent une approche contextualisée de la démocratie. Faute de quoi, nous risquons de fragiliser davantage notre souveraineté, notamment face aux intérêts extérieurs attirés par nos immenses ressources.

Il convient également de rappeler que la Constitution de 2006 est née d’un compromis entre anciennes forces belligérantes issues du dialogue intercongolais. À ce titre, elle peut être perçue comme une « Constitution des belligérants », façonnée dans un contexte de sortie de crise, avec l’implication d’acteurs étrangers.

Or, les objectifs assignés à cette Constitution n’ont pas été pleinement atteints. La paix reste fragile, particulièrement dans l’Est du pays, en proie à des conflits persistants. L’unité nationale demeure également inachevée, tandis que certaines entités échappent encore au contrôle effectif des institutions légitimes.

Sur le plan institutionnel, la complexité et le coût élevé de l’appareil étatique constituent un frein au développement. L’abondance des structures administratives et politiques, ainsi que l’importance des effectifs institutionnels, pèsent lourdement sur les ressources nationales. À titre de comparaison, des institutions plus légères ont, par le passé, permis l’adoption de réformes structurantes dans des domaines clés comme les mines, les investissements ou les forêts.

Dès lors, la RDC doit assumer pleinement son destin en se dotant d’un modèle de gouvernance adapté à ses réalités. Une réforme constitutionnelle bien pensée pourrait insuffler une nouvelle dynamique, en levant les blocages institutionnels et en favorisant l’émergence d’un État plus efficace, stable et prospère.

L’histoire constitutionnelle comparée montre que de telles réformes peuvent être décisives. En France, par exemple, les transitions vers les IVe et Ve Républiques ont permis de refonder l’État à des moments critiques de son histoire.

Depuis son accession au pouvoir, Félix Tshisekedi a manifesté sa volonté de répondre aux attentes de la population, notamment sur les plans sécuritaire, économique et social. Toutefois, face à l’ampleur des défis — en particulier dans l’Est du pays — des ajustements juridiques et politiques s’avèrent nécessaires pour accompagner efficacement les efforts de reconstruction et de développement.

En définitive, toute réforme constitutionnelle doit être portée par la volonté souveraine du peuple congolais, à l’abri de toute ingérence extérieure. Il ne s’agit pas d’un exercice académique, mais d’une réponse concrète aux aspirations profondes de la nation.

Dans cette perspective, il est essentiel que les Congolais se rassemblent autour d’une vision commune, orientée vers la construction d’un État plus juste, plus fort et véritablement au service de son peuple.


Maître Tunda ya Kasende Célestin (PhD)
Professeur et chercheur
Vice-Premier ministre honoraire et ancien ministre de la Justice

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À la UneMonde

États-Unis: qui est James Talarico, le séminariste qui redonne foi aux démocrates en terre républicaine?

by admin9775 30 mars 2026
written by admin9775

Sa popularité ne cesse de grimper, au point de mettre en péril l’hégémonie des républicains dans un de leurs bastions. James Talarico a été nommé le 4 mars le candidat démocrate pour les élections de mi-mandat aux États-Unis, espérant ravir un siège de sénateur au Texas. Depuis, ce séminariste de 36 ans au profil atypique s’attire les foudres de ses adversaires.

« Nous voulons qu’il soit crucifié avec le Christ », a lancé Brooks Potteiger, pasteur et conseiller spirituel le plus proche du secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, lors d’une apparition à un podcast nationaliste chrétien mardi 17 mars. À ses côtés, l’hôte Joshua Hymes rajoute : « Je prie pour que Dieu le tue. En fin de compte, cela signifie tuer son cœur et le faire renaître à une vie nouvelle en Christ. » Le nom de l’épisode et l’objet de leurs attaques ? « James Talarico pense que les chrétiens sont des idiots ».

La réponse du principal intéressé ne s’est pas fait attendre. « Jésus aime. Le nationalisme chrétien tue. Vous pouvez prier pour ma mort, pasteur, mais je vous aime quand même. Je vous aime plus que vous ne pourriez jamais me haïr », a écrit le même jour le candidat démocrate James Talarico dans les réseaux sociaux.

Mais selon Brooks Potteiger, le démocrate a déformé ses propos : « Je n’ai pas appelé à sa mort. J’ai appelé à sa conversion », a-t-il déclaré lors d’un entretien accordé au New York Times, renvoyant à la conversion de Saul de Tarde, devenu ensuite saint Paul. Peu importe l’intention à l’origine de la diatribe, l’épisode l’illustre clairement : le très chrétien James Talarico est la cible principale des attaques républicaines et son nom est dans toutes les bouches aux États-Unis.

« Un accident de l’histoire » ?

Si le Texan de huitième génération semble redonner l’espoir aux démocrates, son profil détonne dans le parti. Ce séminariste presbytérien de 36 ans parle ouvertement de sa volonté de devenir pasteur et met sa foi chrétienne sur le devant de sa campagne – un discours plus habituel chez les républicains.

En 2018, lorsque cet ancien professeur se présentait à un siège au congrès local, il parcourt à pied les 40 kilomètres de sa circonscription… en un jour. Épuisé après ce périple, il est alors dépêché à l’hôpital, où il découvre qu’il est diabétique. Une fois élu, il se bat alors pour limiter les prix de l’insuline. En septembre, il annonce alors sa volonté de briguer un siège au Sénat lors des midterms, s’imposant parmi deux autres candidats démocrates.

« La présence d’un candidat comme lui est un accident de l’histoire, analyse pour RFI Pierre Martin, professeur de sciences politiques à l’université de Montréal et spécialiste de la politique américaine. On ne trouve pas souvent ce genre de démocrates qui, à la fois la capacité de s’exprimer de façon très éloquente et donc de rejoindre une partie de l’électorat qui est conservateur et religieux, tout en tenant un discours qui est compatible avec la [ligne] la plus libérale, voire radicale, de la gauche. » Un profil qui peut donc séduire à droite comme à gauche.

Dans un milieu politique surpolarisé, il est intervenu à de nombreuses reprises sur Fox News et a accordé une interview de deux heures et demie à Joe Rogan, l’un des animateurs de podcast les plus connus au monde. Connu pour ses diatribes et critiqué pour ses théories du complot, ce très conservateur podcaster a été ébloui par James Talarico, le qualifiant de « personne bien » et insistant qu’il devrait se présenter à la présidence.

Lors d’une interview, toujours en podcast, avec l’humoriste Marc Maron, l’ancien président Barack Obama a déclaré de son côté que l’authenticité et l’intégrité de James Talarico étaient remarquables. « C’est quelqu’un de formidable, a-t-il résumé en octobre dernier. Un jeune homme vraiment talentueux. »

Le député texan James Talarico s'adresse à ses partisans lors d'un rassemblement, samedi 16 août 2025, à Wrigley Square, dans le Millennium Park de Chicago.
Le député texan James Talarico s’adresse à ses partisans lors d’un rassemblement, samedi 16 août 2025, à Wrigley Square, dans le Millennium Park de Chicago. AP – Talia Sprague

Un engagement pro-droit à l’avortement fondé sur la Bible

Alors que la religion est pratiquement monopolisée par le camp conservateur, ce très charismatique texan justifie sa ligne politique… par l’Évangile, notamment. « La justice économique est mentionnée 3 000 fois dans nos Écritures, a-t-il déclaré dans l’émission The Ezra Klein Show. On n’en trouve aucune trace dans le nationalisme chrétien ni chez la droite religieuse », regrette-t-il. « Le vrai combat, dans ce pays, ce n’est pas la gauche contre la droite. C’est le haut contre le bas », déclare-t-il encore, appelant à réformer le système fiscal – trop avantageux pour les classes favorisées –, à mettre en place un système de santé universel et à ouvrir des crèches publiques.

Lorsque le pasteur Brooks Potteiger l’accuse d’être un « tueur de bébés », il défend bec et ongles le droit à l’avortement en pointant vers un passage biblique où l’ange Gabriel visite Marie, avant la conception de Jésus. « L’ange descend et demande à Marie si c’est ce qu’elle souhaite, et elle répond : « Si telle est la volonté de Dieu, qu’il en soit ainsi », avait expliqué James Talarico à Joe Rogan. Pour moi, c’est une affirmation, dans l’un de nos récits les plus fondamentaux, que la création doit se faire avec le consentement. »

« Judo politique »

Quand les évangélistes s’acharnent contre les personnes LGBTQ+, il affirme, de manière presque provocatrice, que « Dieu est non binaire », renvoyant à une affirmation également présente dans d’autres textes sacrés. « Les nationalistes chrétiens se promènent avec la bouche pleine de citations bibliques et le cœur rempli de haine, tacle-t-il. Ce qui se rapproche le plus du royaume des cieux, c’est une démocratie multiraciale et multiculturelle. » 

Il rappelle alors qu’être chrétien, c’est avant tout « aimer son prochain », qui qu’il soit. D’où son « je vous aime » à Brooks Potteiger. « Un de ses talents, c’est de pratiquer une sorte de judo politique, poursuit Pierre Martin. Il utilise l’agressivité de ses adversaires pour la retourner à son avantage. Lorsqu’on l’aborde de façon agressive, voire violente, il désamorce sans donner une réplique agressive, comme avec Brooks Potteiger. »

Pas de victoire démocrate au Texas depuis 1988

Il a beau susciter un engouement inédit, le natif d’Austin a encore beaucoup à surmonter avant de crier victoire. La dernière fois où le Texas a envoyé un démocrate au Sénat, c’était en 1988 – un an avant la naissance de James Talarico. À l’échelle de l’État, le Texas représente la plus longue période de disette électorale pour les démocrates de tout le pays, selon le magazine Time.

Mais les démocrates n’avaient pas eu de candidat comme James Tallarico depuis longtemps, leur permettant d’atteindre des électeurs de bords diamétralement opposés. « Il a une chance réelle, résume Pierre Martin, les derniers sondages lui donnent un cheveu d’avance : un, deux ou trois points maximum. »

« Ce qui va vraiment déterminer l’élection au Texas sera d’abord la capacité des deux partis à mobiliser leur base, poursuit l’expert. L’espoir démocrate vient également des changements démographiques dans cet État. La mobilité interne américaine y a amené de nouveaux électeurs, qui sont moins sensibles aux traditions texanes, ainsi que l’urbanisation »,poursuit-il.

Autre facteur démographique, la population hispanophone et latino qui avait majoritairement voté pour Donald Trump en 2024 pourrait, au contraire, sanctionner le camp républicain. Et ce pour les mêmes raisons. « Les mesures qui ont été prises par la police de l’immigration sont allées bien au-delà des attentes et la population hispanophone a vraiment réagi très négativement à la façon dont l’administration Trump s’y est prise pour faire sa « mode »des déportations de masse. C’est le cas pour l’ensemble du pays, mais aussi pour le Texas », explique Pierre Martin.

Selon l’expert, l’autre grand enjeu des midterms est le coût de la vie et l’inflation. La thématique, « qui avait aidé Donald Trump en 2024 », risque cette fois-ci « de s’opérer dans le sens opposé » : « Les gens sont très insatisfaits de l’état de l’économie, donc cela peut créer une vaguelette à l’échelle du pays. Puis dans des États comme le Texas, où les marges de victoire sont toujours relativement serrés et avec des enjeux défavorables aux républicains », cela peut ouvrir la voie à une victoire démocrate.

« Reflet d’un mouvement qui ferait gagner d’autres », voire le Sénat

Alors qu’il s’est attiré une visibilité nationale, bien au-delà de son Texas natal, James Tallarico ouvrira-t-il la voie à d’autres espoirs, voire des victoires dans tout le pays ? « Il va devenir une partie importante de la campagne nationale en 2026, parce qu’il va aider les autres candidats au Congrès à rassurer l’électorat centriste, voire au-delà », prédit Pierre Martin.

Et en cas de basculement de la chambre haute, « la gouvernance de Donald Trump deviendrait beaucoup plus difficile, car le Sénat a le pouvoir d’enclencher des commissions d’enquête ou des appareils de surveillance de l’exécutif », ce qui pourrait déclencher de véritables crises institutionnelles.

Mais le chemin est encore long jusqu’aux midterms, le 3 novembre. Le candidat démocrate comprend clairement la tâche qui l’attend et les conséquences nationales de sa campagne, comme il l’a signalé lors de son discours de victoire de la primaire démocrate : « Nous ne cherchons pas simplement à remporter une élection. Nous cherchons à transformer en profondeur notre vie politique. Et cela marche. »

RFI

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Est de la RDC : mouvements d’armes vers le Rwanda et signaux contradictoires autour d’un retrait militaire

by admin9775 30 mars 2026
written by admin9775

La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo reste marquée par une forte confusion, entre mouvements d’armes, retraits de troupes et déclarations divergentes des acteurs impliqués.

Selon plusieurs sources locales, un important convoi militaire a été observé samedi 28 mars à la frontière congolo-rwandaise de Kabuhanga, en territoire de Nyiragongo (Nord-Kivu). Des engins et munitions en provenance des axes de Rutshuru et Lubero auraient traversé vers le Rwanda.

Parmi le matériel aperçu figureraient des camions transportant des lance-roquettes multiples, communément appelés « 48 tubes », ainsi que des véhicules de type Kamaz, des jeeps chargées de munitions et des blindés. Certaines sources évoquent la possibilité que ces équipements proviennent des Forces armées de la République démocratique du Congo, notamment après leur capture lors de la prise de Goma en janvier 2025 par les rebelles du M23, soutenus selon Kinshasa par Kigali.

Des retraits signalés sur plusieurs fronts

Parallèlement, des mouvements de retrait attribués aux forces rwandaises ont été signalés dans plusieurs localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment à Pitakongo, Bunyatenge (territoire de Lubero) et Minova (territoire de Kalehe).

Dans le territoire de Walikale, les groupes d’autodéfense dits wazalendo auraient pris le contrôle de plusieurs villages, dont Mpeti, après le retrait des rebelles vers des positions plus reculées comme Buleusa et Miriki.

Selon une source au sein de la rébellion, ce repli pourrait atteindre une profondeur d’environ 30 kilomètres, dans le cadre de mesures de confiance visant à favoriser un climat de désescalade.

Des versions contradictoires au sein du M23

Ces mouvements sont toutefois interprétés différemment par les responsables rebelles. Le maire de Goma, Katembo Ndalieni, a évoqué une désescalade concertée : « les FARDC vont reculer de 30 km et nous allons également reculer de 30 km », en lien avec des négociations en cours.

À l’inverse, le gouverneur rebelle du Nord-Kivu, Bahati Musanga, a minimisé la portée de ces mouvements, les qualifiant de simple rotation des troupes. Une position relayée par son entourage, notamment Manzi Willy.

Ces divergences traduisent un malaise interne au sein du M23. Certains cadres exprimeraient des inquiétudes quant à leur avenir, redoutant un désengagement militaire sans garanties.

Le porte-parole du gouverneur rebelle, Kambere Lumumba, a lui-même laissé transparaître ce climat d’incertitude en déclarant : « Certains n’aiment pas vraiment la paix. Ils veulent nous voir souffrir dans les camps de réfugiés ».

Soulagement prudent des populations

Sur le terrain, ces retraits partiels sont accueillis avec un certain soulagement par les populations locales. Des scènes de liesse ont été signalées notamment à Uvira (Sud-Kivu), à Kipese (Lubero) et dans certaines zones de Walikale.

Mais malgré ces signes encourageants, l’opacité entourant les mouvements de troupes et les contradictions entre acteurs militaires entretiennent une forte incertitude sur l’évolution réelle de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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