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À la Une

À la UneProvince

Lubero : l’administrateur territorial préoccupé par la recrudescence des affrontements entre groupes armés locaux

by admin9775 22 mai 2025
written by admin9775

Le colonel Alain Kiwewa, administrateur du territoire de Lubero, au Nord-Kivu, s’est alarmé mercredi 21 mai de l’intensification des affrontements entre différents groupes armés locaux dans son entité.
La veille, de nouveaux combats avaient éclaté dans la chefferie de Baswagha, entraînant la mort de deux personnes, dont un civil.

« L’activisme des groupes armés devient très inquiétant dans le territoire de Lubero. Du 12 au 13 mai, nous avons enregistré des affrontements à Kasuho, dans le groupement de Musindi, ainsi que dans la chefferie de Batangi, entre deux factions rivales : le groupe armé Victimes de massacre et le MCLP. Ces violences sont motivées par des luttes de leadership et des disputes territoriales. Plusieurs maisons ont été incendiées, et les habitants n’osent plus se rendre dans leurs champs », a dénoncé le colonel Alain Kiwewa.

Face à cette crise sécuritaire et à l’afflux de déplacés en quête de lieux plus sûrs, l’administrateur territorial a annoncé son intention de réunir les responsables des groupes armés afin de mieux comprendre les causes profondes de ces affrontements répétés.

« Nous sommes tous des patriotes, et il est essentiel d’identifier la véritable origine de ces conflits. Cette démarche vise à rétablir la stabilité et à permettre aux populations de retrouver un semblant de normalité », a-t-il déclaré.

Radio okapi

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22 mai 2025 0 comments
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À la UnePolitique

Le Sénat congolais se prononce sur la levée d’immunité de Joseph Kabila : un moment historique

by admin9775 22 mai 2025
written by admin9775

La République démocratique du Congo se trouve aujourd’hui à un tournant décisif de son histoire institutionnelle. Ce jeudi 22 mai 2025, le Sénat examine en séance plénière le rapport de la commission spéciale concernant la levée d’immunité parlementaire de Joseph Kabila, ancien président de la République et actuel sénateur à vie. Cette procédure exceptionnelle fait suite aux graves accusations formulées par l’Auditeur général des FARDC, qui reproche à l’ancien chef de l’État des actes de trahison, de collaboration avec le Rwanda et de crimes de guerre en lien avec les activités du mouvement rebelle M23 dans l’Est du pays.

L’absence notable de Joseph Kabila, qui n’a pas daigné se présenter devant la commission d’enquête présidée par le sénateur Christophe Lutundula, ajoute une dimension particulière à ce dossier explosif. Ce silence, interprété diversement par les observateurs politiques, pourrait soit refléter un mépris assumé pour la procédure en cours, soit constituer une stratégie délibérée de contournement judiciaire. Quoi qu’il en soit, cette attitude ne fait qu’attiser les tensions au sein de la classe politique et de l’opinion publique.

La décision que s’apprête à prendre le Sénat revêt une importance capitale. Si les sénateurs votent en faveur de la levée d’immunité, Joseph Kabila deviendrait le premier ancien président congolais à devoir répondre de crimes internationaux devant la justice de son pays. Un tel scénario marquerait une rupture sans précédent dans les pratiques politiques congolaises, où les anciens dirigeants ont traditionnellement bénéficié d’une impunité quasi-systématique.

Au-delà du cas particulier de l’ancien président, cette affaire soulève des questions fondamentales sur l’équilibre des pouvoirs et l’état de droit en RDC. Elle interroge notamment sur l’étendue réelle de l’immunité des anciens chefs d’État, sur l’indépendance de la justice face au pouvoir politique, et sur la capacité des institutions congolaises à juger leurs propres dirigeants pour des crimes graves.

Les implications de cette décision dépassent largement le cadre strictement juridique. Sur le plan politique, elle pourrait soit consacrer une nouvelle ère de responsabilisation des dirigeants, soit au contraire exacerber les tensions entre les différentes factions politiques. Sur le plan international, elle sera scrutée avec attention par les partenaires de la RDC, particulièrement dans un contexte régional déjà marqué par une grande instabilité.

Alors que le Sénat s’apprête à trancher ce dossier épineux, la nation tout entière retient son souffle. Quelle que soit l’issue du vote, elle marquera durablement l’histoire politique du Congo et pourrait constituer un précédent déterminant pour l’avenir de la démocratie congolaise. Les prochaines heures seront donc cruciales, non seulement pour Joseph Kabila en tant qu’individu, mais surtout pour l’ensemble des institutions de la République et leur crédibilité aux yeux du peuple congolais.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Le ministre de la Justice Constant Mutamba visé par une demande de poursuites pour détournement présumé

by admin9775 22 mai 2025
written by admin9775

 Le procureur général près la Cour de cassation a demandé ce mercredi à l’Assemblée nationale l’autorisation d’engager des poursuites judiciaires contre Constant Mutamba, ministre de la Justice. Ce dernier est accusé d’avoir détourné près de 19 millions de dollars dans le cadre d’un projet de construction d’une prison à Kisangani, dans la province de la Tshopo.

Un bras de fer judiciaire aux enjeux majeurs
Cette procédure intervient alors que le bras de fer entre Constant Mutamba et le procureur général Firmin Mvonde entre dans sa phase décisive. Rappelons que le ministre de la Justice avait récemment exigé des enquêtes sur l’acquisition par Mvonde d’un immeuble de luxe à Bruxelles évalué à 910 000 USD.

Le média Africa Intelligence avait révélé que le PGR Firmin Mvonde Mambu s’était porté acquéreur d’un petit immeuble composé de trois appartements haut de gamme situé avenue de la Nivéole, dans le quartier bruxellois huppé de Mutsaard. Cette information avait suscité des interrogations sur l’origine des fonds utilisés pour cet achat immobilier conséquent.

Une affaire aux montants conséquents
Dans le dossier visant Mutamba, le réquisitoire présenté devant les députés accuse le ministre d’avoir conclu un marché de gré à gré de 29 millions de dollars avec la société Zion Construction pour la construction d’une prison, sans l’approbation préalable de la Première ministre.

Plus grave encore, le magistrat financier reproche à Mutamba d’avoir ordonné le versement d’un acompte de 19,9 millions de dollars à l’entreprise contractante. Ces fonds proviendraient des indemnités versées par l’Ouganda pour dédommager les victimes de la guerre de six jours à Kisangani.

Défense et soutiens du ministre
L’entourage du ministre dénonce une manœuvre politique, évoquant un « règlement de comptes » orchestré par des magistrats qu’il aurait contrariés. « Comment parler de détournement alors que l’argent n’est jamais sorti des caisses du Trésor public ? », s’interrogent ses défenseurs.

Maître Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, appelle à une approche équilibrée : « Si le ministre a effectivement détourné des fonds publics, il doit répondre de ses actes. Mais s’il s’agit d’accusations fabriquées dans le cadre de ce bras de fer judiciaire, alors la justice doit le protéger. »

Procédure parlementaire en cours
L’Assemblée nationale a annoncé la mise en place d’une commission spéciale chargée d’auditionner les deux parties avant de se prononcer sur la levée d’immunité du ministre. Cette décision, attendue dans les prochaines semaines, pourrait avoir des répercussions majeures sur l’équilibre des pouvoirs en RDC.

Un ministre jusqu’ici salué
Jusqu’à cette affaire, Constant Mutamba était considéré comme l’un des membres les plus actifs du gouvernement, notamment pour ses réformes visant à assainir le système judiciaire. Ce dossier met en lumière les tensions croissantes entre le ministère de la Justice et le parquet général, dans un contexte où chaque camp semble déterminé à faire la lumière sur les agissements de l’autre.

L’issue de ce duel judiciaire sans précédent pourrait redéfinir les rapports de force au sein des institutions congolaises et marquer un tournant dans la lutte contre la corruption.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

Échanges musclés, mais pas de débordements à la Maison Blanche entre Donald Trump et Cyril Ramaphosa

by admin9775 21 mai 2025
written by admin9775

C’était une rencontre très attendue. Attendue avec une certaine inquiétude étant donnéles relations notoirement difficiles entre l’Afrique du Sud et les États-Unis depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le président américain a donc reçu ce mercredi 21 mai son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale.

Les deux hommes ont dit devant les médias ce qu’ils avaient à se dire, mais l’échange est resté courtois. La tension était palpable, mais jamais les choses n’ont dérapé comme cela avait été le cas lors de la réception de Volodymyr Zelensky en février dernier. Et pourtant, la Maison Blanche avait préparé son affaire, puisque après les politesses d’usage Donald Trump a fait diffuser des images de réunions publiques où des leaders politiques appellent à tuer des Blancs, et d’autres d’alignement de croix dont Donald Trump a dit qu’elles étaient les sépultures de fermiers blancs.

Cyril Ramaphosa, a expliqué que les mouvements politiques représentés dans ces vidéos ne font pas partie de sa coalition et que ce n’est pas la politique de l’Afrique du Sud que de mettre en place ces appels à la haine. Il assure que non, il n’y a pas d’expropriation de terres agricoles sans compensation en Afrique du Sud. Enfin, lui et sa délégation ont expliqué à Donald Trump que le pays fait face à un problème de criminalité qui touche certes les fermiers blancs, mais qui est général et coute encore plus de vies à la population noire et il a demandé à Donald Trump l’aide des États-Unis pour lutter contre cette criminalité endémique par des moyens technologiques et par des moyens économiques à travers un partenariat renouvelé.

Une délégation sud-africaine savamment composée

Les membres de la délégation sud-africaine lors de la rencontre du président américain Donald Trump avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 21 mai 2025.
Les membres de la délégation sud-africaine lors de la rencontre du président américain Donald Trump avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 21 mai 2025. AFP – JIM WATSON

Cyril Ramaphosa est venu accompagné d’une délégation très diverse, notamment par la couleur de la peau. Avec en particulier son ministre de l’Agriculture, John Steenhuisen qui, comme son nom l’indique, est un Afrikaner, la minorité soi-disant persécutée dans le pays selon l’administration américaine. Il a défendu la politique agricole sud-africaine. Et puis le président sud-africain a su prendre son homologue par les sentiments en faisant appel à sa passion du golf avec, dans sa délégation, deux grands joueurs sud-africains, Ernie Els et Retief Goosen, ce qui a eu le don d’amadouer Donald Trump et de permettre que la rencontre se termine civilement.

L’arrivée le 12 mai d’environ 50 membres de la minorité afrikaner, après que Donald Trump les a appelés à quitter leur pays et à trouver refuge aux États-Unis, a été très mal reçue à Pretoria. Le président américain affirme, sans preuves tangibles, que les blancs sont victimes d’un « génocide » en Afrique du Sud, le pays de l’ancien régime de l’apartheid. Il menace de snober le premier sommet du G20 sur le continent africain en novembre à Johannesburg et a fait expulser l’ambassadeur sud-africain à Washington en mars. Les États-Unis sont le deuxième partenaire commercial de Pretoria derrière la Chine.

RFI

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À la Une

La fin de la récréation : Plaidoyer pour une République lucide, juste et équitable (Tribunes de Steve Mbikayi)

by admin9775 21 mai 2025
written by admin9775

L’histoire écrira à l’encre de la rupture qu’au temps de Fatshi, le vent a commencé à se lever contre l’impunité. Un ancien Premier ministre et un ancien gouverneur de la BCC, géants d’hier, ont été condamnés à la prison et dépouillés pour rendre au peuple ce qu’ils lui avaient dérobé.

L’histoire chantera aussi que sous ce même mandat, un ancien chef d’État fut poursuivi pour avoir fraternisé avec les flammes d’un mouvement rebelle et en avoir fait l’apologie.

Deux actes lourds. Deux symboles forts. Deux secousses dans une République habituée à l’oubli, au silence de marbre face aux puissants, et à cette impunité qui suinte des murs du pouvoir depuis l’indépendance.

Mais l’histoire ne peut s’écrire à moitié. Elle ne s’accomplit que lorsqu’elle va jusqu’au bout de la logique. Les citoyens de l’espérance lucide souhaitent que cette logique s’étende, sans trembler, aux actes du présent, et pas seulement à ceux du passé.

Car pendant que l’on jugeait hier, aujourd’hui continue, parfois avec les mêmes maux portés par d’autres visages. Des ministres, des mandataires, des chefs des institutions, des directeurs généraux, certains dans l’ombre, tissent encore les toiles du détournement sous le regard passif, parfois complice, de ceux qui devraient les dénoncer.

L’histoire que le peuple appelle de ses vœux, celle qui fera école dans les manuels d’éthique républicaine, devra dire un jour que sous Félix Tshisekedi, même les siens furent jugés. Et même ceux qui, couverts du drapeau de la loyauté, pillaient à huis clos.

Le peuple n’attend pas une vendetta. Il réclame une cohérence.

Que ceux qui, hier, ont conduit ce pays au bord de l’abîme paient, certes. Mais que ceux qui, aujourd’hui, dans les salons climatisés du pouvoir, répètent le même pillage en bleu et blanc ne soient pas épargnés. Ainsi, la lutte contre la corruption ne sera pas un musée du passé. Elle sera vivante, actuelle, sans intouchables.

Quand ceux des magistrats qui, eux-mêmes corrompus, profitent des procédures pour blanchir les coupables seront révoqués, interpellés, jugés, il sera possible de franchir l’étape suivante.

L’histoire devra dire que sous Tshisekedi :

  • Le juge qui vendait la justice était jugé et condamné ;
  • Le ministre en fonction qui trahissait la mission publique était révoqué, jugé et mis en taule ;
  • Le mandataire qui vidait les caisses de l’entreprise subissait le même sort ;
  • Que les nouveaux riches justifiaient l’origine de leurs avoirs.

Voilà la République que le citoyen lambda a toujours rêvée. Pas celle où, plutôt que de voir la gravité des fautes commises, on brandit la tribu et on crie abusivement au règlement de compte.

De la sorte, Fatshi aura sifflé la fin de la récréation. Il devra cependant savoir que la cour de récréation n’est jamais vide. Certains s’y cachent toujours. Certains y jouent, avec les règles et l’argent du peuple.

Parce qu’il est en train d’inscrire son nom au panthéon des bâtisseurs, il devra poursuivre l’œuvre sans distinction, sans pitié pour les proximités affectives ou les alliances du moment. Car c’est dans cette cohérence que renaîtra la crédibilité des institutions. Et c’est dans l’universalité de la justice que se forgera la grandeur de notre nation.

Ainsi, du président de la République à l’huissier, chacun devra réfléchir deux fois avant de trahir la nation. Et même longtemps après avoir quitté ses fonctions, il se rappellera que la République a désormais une mémoire.

C’est cela, une dictature éclairée dont nous parlions : celle que la justice impose sous l’impulsion du magistrat suprême. Ce n’est pas celle d’un Mobutu, dictateur aveuglé par les intérêts de son clan et de ceux des enjôleurs qui chantaient à sa gloire. Mais la fermeté au service du peuple. L’autorité fondée sur l’éthique. La rigueur animée par la lumière.

C’est à cette dictature éclairée que nous appelions hier, et que nous appelons encore aujourd’hui.

L’histoire écrira, à l’encre de la rupture, qu’au temps de Félix Tshisekedi, le vent a commencé à se lever contre l’impunité.
Un ancien Premier ministre et un ancien gouverneur de la Banque centrale furent condamnés à la prison et dépouillés pour rendre au peuple ce qu’ils lui avaient dérobé.

L’histoire chantera aussi que, sous ce même mandat, un ancien chef d’État fut poursuivi pour avoir fraternisé avec les flammes d’un groupe rebelle, et pour en avoir fait l’apologie. Deux actes lourds. Deux symboles forts. Deux secousses dans une République longtemps accoutumée à l’oubli, au silence de marbre face aux puissants, et à cette impunité qui suinte des murs du pouvoir depuis l’indépendance.

Mais l’histoire ne peut s’écrire à moitié. Elle ne s’accomplit que lorsqu’elle pousse sa logique jusqu’au bout. Les citoyens de l’espérance lucide attendent que cette logique s’étende, sans trembler, aux actes du présent et pas seulement à ceux du passé.

Car pendant qu’on jugeait hier, aujourd’hui continue. Et parfois avec les mêmes maux… portés par d’autres visages.
Des ministres, des mandataires, des chefs d’institutions, des DG, certains tapis dans l’ombre, tissent encore les toiles du détournement, sous le regard passif, parfois complice, de ceux qui devaient les dénoncer. L’histoire que le peuple appelle de ses vœux, celle qui fera école dans les manuels d’éthique républicaine, voudra que sous Félix Tshisekedi, même les siens soient jugés.
Même ceux qui, couverts du drapeau de la loyauté, pillaient à huis clos.

Le peuple n’attend pas une vendetta. Il réclame une cohérence.
Que ceux qui, hier, ont conduit ce pays au bord de l’abîme soient sanctionnés, oui.
Mais que ceux qui, aujourd’hui, dans les salons climatisés du pouvoir, répètent le même pillage, en bleu et blanc, ne soient pas épargnés.
Alors, la lutte contre la corruption ne sera plus un musée du passé. Elle sera vivante. Actuelle. Sans intouchables. Et lorsque des magistrats, eux-mêmes corrompus, profitent des procédures pour blanchir les coupables, ils devront à leur tour être révoqués, interpellés, jugés.
Ce jour-là, une nouvelle étape sera franchie.

L’histoire devra dire que, sous Tshisekedi :

  • Le juge qui vendait la justice fut jugé et condamné ;
  • Le ministre en fonction qui trahissait la mission publique fut révoqué, jugé et incarcéré ;
  • Le mandataire qui vidait les caisses d’une entreprise d’État subit le même sort ;
  • Et les nouveaux riches furent appelés à justifier l’origine de leurs avoirs.

Voilà la République que le citoyen lambda a toujours rêvée.
Pas celle où, plutôt que de juger la gravité des fautes commises par les condamnés, on brandit la tribu, et on crie à l’acharnement ou au règlement de comptes.

Tribunes de Steve Mbikayi

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À la UnePolitique

Joseph Kabila snobe la convocation du Sénat : Ferdinand Kambere invoque l’illégalité de la procédure

by admin9775 21 mai 2025
written by admin9775

 L’ancien président de la République et sénateur à vie Joseph Kabila Kabange a brillé par son absence lors de sa convocation ce mardi devant la commission spéciale du Sénat chargée d’examiner la levée de son immunité parlementaire. Ferdinand Kambere a immédiatement réagi en qualifiant cette convocation d’illégale et inconstitutionnelle.

Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD, s’est exprimé sans ambages à la presse pour dénoncer ce qu’il considère comme une manœuvre politique. Il a souligné que cette convocation, basée selon lui sur de simples rumeurs concernant la présence de Kabila à Goma et ses prétendues positions sur l’agression rwandaise, ne reposait sur aucun fondement juridique solide.

Sur le plan constitutionnel, Kambere a rappelé que Joseph Kabila, en tant que sénateur à vie bénéficiant du statut d’ancien chef de l’État, n’était pas soumis aux mêmes obligations que les sénateurs élus. Le règlement intérieur du Sénat prévoit explicitement que les sénateurs à vie sont dispensés de participer aux séances de travail. Cette position a été fermement défendue par le représentant du PPRD, qui a qualifié la procédure de purement politique.

L’argumentaire juridique de Ferdinand Kambere repose sur plusieurs points clés. D’une part, la question de savoir quelles immunités pourraient être levées pour un sénateur à vie qui n’en bénéficie pas au même titre que les autres membres de la chambre haute. D’autre part, la remise en cause du traitement réservé à un ancien président de la République, qui devrait selon le parti faire l’objet d’une procédure particulière et plus respectueuse.

Sur un plan plus politique, Ferdinand Kambere n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il présente comme une tentative de diversion du pouvoir en place. Il a accusé le gouvernement actuel d’utiliser cette procédure contre Kabila pour détourner l’attention des échecs sécuritaires dans l’est du pays, notamment le retour du M23 et les difficultés des FARDC à reprendre le contrôle des territoires occupés.

Cette affaire intervient dans un contexte où Joseph Kabila est accusé par la justice congolaise de maintenir des liens avec la rébellion du M23, des accusations que son entourage rejette avec force, y voyant une instrumentalisation politique de l’appareil judiciaire.

Les prochains jours seront cruciaux pour observer comment les institutions congolaises, et particulièrement le Sénat, vont réagir à cette absence et aux arguments avancés par Ferdinand Kambere. Cette affaire dépasse la simple question procédurale et touche à des enjeux politiques majeurs dans un pays toujours en quête de stabilité institutionnelle.

Ce contentieux illustre les tensions persistantes entre l’ancien et le nouveau pouvoir, tout en posant des questions fondamentales sur le statut des anciens chefs d’État et les limites de l’immunité parlementaire dans le système politique congolais.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

RDC : Signature d’un protocole d’accord pour la construction d’une autoroute Banana-Kinshasa

by admin9775 21 mai 2025
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo, représenté par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, a conclu un protocole d’accord historique avec la société chinoise Zhongshi Wozen Technology Co. LTD pour la construction d’une autoroute reliant Banana (Kongo-Central) à Kinshasa.

Un projet structurant de 450 km

Ce projet ambitieux prévoit :

  • La réalisation d’une autoroute d’environ 450 km, incluant des ouvrages d’art connexes
  • La modernisation de la Route Nationale N°1
  • Une réduction significative du temps de trajet entre la zone côtière et la capitale

Le tracé définitif sera établi après les études de faisabilité techniques et environnementales.

Impacts économiques et sociaux majeurs

Selon les autorités, cette infrastructure vise à :
✔ Stimuler les échanges commerciaux dans l’Ouest du pays
✔ Améliorer la mobilité des personnes et des marchandises
✔ Dynamiser le développement socio-économique des régions traversées

« Cette voie va apporter un changement radical pour le développement économique et social de nos populations. Les travaux débuteront très prochainement », a affirmé un représentant de Zhongshi Wozen Technology.

Calendrier et prochaines étapes

L’accord prévoit un délai de 12 mois répartis comme suit :

  • 6 premiers mois : Études techniques et environnementales
  • 6 mois suivants : Mobilisation des fonds et préparation du chantier

L’APCSC (Agence de Pilotage de Coordination et de Suivi) assurera le suivi du projet en collaboration avec les experts congolais des Grands Travaux, de l’Office des Routes et des Ponts et Chaussées.

Ce projet s’inscrit dans la vision du gouvernement de désenclaver les régions stratégiques et de moderniser le réseau routier national. Les prochains mois seront cruciaux pour concrétiser cette ambition.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

Classico congolais sans vainqueur : Vita Club et Mazembe dos à dos en Ligue 1

by admin9775 21 mai 2025
written by admin9775

 Le choc tant attendu entre l’AS Vita Club et le TP Mazembe n’a pas tenu ses promesses. Les deux rivaux historiques du football congolais se sont quittés sur un match nul (0-0) ce mardi au Stade des Martyrs, dans le cadre de la 7ᵉ journée des playoffs de Ligue 1.

Une rencontre pauvre en occasions

Malgré l’enjeu et la rivalité légendaire entre les deux clubs, la rencontre a peiné à s’emballer. Les systèmes défensifs ont pris le dessus, et les rares tentatives offensives n’ont pas abouti. Les supporters, habitués à des duels plus spectaculaires, sont repartis avec une certaine frustration.

Un classement toujours serré

Ce résultat laisse les deux formations en retard dans la course au titre :

  • L’AS Vita Club conserve 12 points en 7 matchs.
  • Le TP Mazembe, moins performant cette saison, stagne à 10 points.

Aucun des deux clubs ne figure dans le trio de tête, ce qui confirme une saison en demi-teinte pour ces habituels prétendants au sacre.

Les techniciens des deux équipes devront revoir leur approche offensive s’ils veulent relancer leur campagne en playoffs. La prochaine journée pourrait déjà être décisive pour leurs ambitions.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneAfrique

Génocide des Tutsis au Rwanda: fin de l’enquête contre Agathe Habyarimana sans mise en examen

by admin9775 21 mai 2025
written by admin9775

Les investigations en France contre Agathe Habyarimana – la veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana – sont désormais closes sans mise en examen. Une décision rendue vendredi 16 mai 2025, selon des sources proches du dossier. Les juges ont conclu que les témoignages à charge pour son rôle éventuelle lors du génocide de 1994 étaient « contradictoires, incohérents, voire mensongers ».

Dans une ordonnance datée de vendredi, les juges chargés du dossier concluent « qu’il n’existe pas à ce stade d’indices graves et concordants contre Agathe Habyarimana qu’elle ait pu être complice d’acte de génocide […].  Si la rumeur est tenace, poursuivent les juges, elle ne peut faire office de preuve en l’absence d’éléments circonstanciés et concordants. »

Toujours selon eux, il n’existe aucun discours public d’Agathe Habyarimana proférant des discours de haine ou d’appel au génocide.

Les enquêtes sont désormais closes – sans que la veuve de l’ancien président n’ait été mise en examen. Agathe Habyarimana était visée depuis 2008 par une enquête en France pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité. Une enquête ouverte après une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda.

Âgée de 82, elle échappe à ce stade à un procès. Cette décision intervient alors que le parquet national antiterroriste, compétent en la matière, a saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, en septembre 2024, en vue de sa mise en examen. Une audience est d’ailleurs prévue ce mercredi 21 mai.

RFI

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À la UneSociété

La Cour constitutionnelle condamne Augustin Matata Ponyo à 10 ans de travaux forcés dans l’affaire Bukanga-Lonzo

by admin9775 20 mai 2025
written by admin9775

Dans un verdict historique rendu ce mardi, la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo a condamné l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo à 10 ans de travaux forcés pour détournement de fonds publics dans le dossier du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. Outre cette peine, Matata Ponyo est frappé d’une interdiction de cinq ans, après l’exécution de sa peine principale, d’exercer son droit de vote et son éligibilité. La Cour a également ordonné la confiscation des biens et de ses coaccusés, proportionnellement à la somme détournée, et a exclu toute possibilité de libération conditionnelle ou de réhabilitation pour l’ancien dirigeant. Ses coaccusés, Déogratias Mutombo Mwana Nyembo et Christo Grobler, écopent respectivement de 5 ans de travaux forcés.

Un détournement massif confirmé

Après un examen approfondi du dossier, les juges constitutionnels ont établi que sur les 279 millions de dollars décaissés par le Trésor public pour ce projet phare, seulement 34 millions avaient été effectivement consacrés aux activités du parc. « Tous les éléments constitutifs de l’infraction de détournement de fonds publics sont réunis », a déclaré la Cour dans son arrêt, précisant que les prévenus étaient impliqués dans le détournement de 156 millions de dollars.

Rejet des arguments de la défense

La Cour a catégoriquement rejeté l’argument d’immunité parlementaire avancé par la défense de Matata Ponyo, actuellement député national. « L’immunité protège la fonction et non la personne. Matata Ponyo est devenu député alors que les poursuites étaient déjà engagées », a souligné le président de la Cour constitutionnelle. Toutes les exceptions soulevées par les avocats de l’ancien chef du gouvernement ont été déclarées irrecevables.

Un long processus judiciaire

Ce verdict met fin à une procédure judiciaire entamée il y a 21 ans, marquée par plusieurs reports, dont le dernier remontait au 14 mai en raison de la complexité du dossier et du volume important des pièces à analyser. Initialement, les prévenus étaient accusés d’avoir détourné 89 millions de dollars, mais l’enquête approfondie a révélé l’ampleur réelle des malversations.

Réactions et suites

Le procureur général près la Cour constitutionnelle s’est félicité de cette décision qui « marque une étape importante dans la lutte contre l’impunité des hauts responsables ». Les avocats de la défense ont immédiatement annoncé leur intention de former un pourvoi en cassation.

Ce jugement intervient dans un contexte politique tendu, alors que Matata Ponyo, figure importante de l’opposition, avait dénoncé à plusieurs reprises une « justice instrumentalisée ». Les observateurs s’attendent à ce que cette condamnation ait des répercussions majeures sur le paysage politique congolais à l’approche des échéances électorales de 2027.

Bukanga-Lonzo : un projet devenu symbole

Le parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, présenté en 2014 comme un fleuron du développement agricole congolais, était censé révolutionner la production alimentaire du pays. Ce verdict confirme qu’il est finalement devenu le symbole des dérives de la gestion publique sous l’ère Kabila, avec des détournements massifs ayant privé la population des retombées économiques promises.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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