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À la Une

À la UneProvince

Nord-Kivu : le M23 impose ses bulletins scolaires aux écoles de Goma

by admin9775 22 juillet 2025
written by admin9775

A Goma, au Nord-Kivu, les autorités de fait du M23 ont émis de nouveaux bulletins scolaires pour l’année 2024-2025, qu’elles imposent à toutes les écoles, publiques comme privées. Ces documents doivent être achetés au prix de 1 000 francs congolais l’unité, avec un paiement obligatoire à la CADECO en fonction du nombre d’élèves inscrits dans chaque établissement.

Cette mesure suscite de vives interrogations au sein de la communauté éducative locale, notamment quant à la validité administrative de ces bulletins scolaires et leur reconnaissance dans les autres provinces du pays.

Selon plusieurs témoignages recueillis à Goma, les responsables éducationnels du M23 ont organisé une réunion la semaine dernière avec les regroupements d’acteurs du secteur éducatif, confirmant l’obligation d’achat des bulletins M23. Aucune dérogation n’a été accordée, même aux établissements ayant déjà proclamé les résultats de cette année scolaire avec les bulletins officiels du gouvernement.

Des questions persistent :

  • Ces bulletins seront-ils reconnus par les autorités centrales ?
  • Quelle est leur valeur juridique ?
  • Comment justifier ce coût supplémentaire auprès des parents ?
  • Que faire des élèves déjà munis d’un bulletin officiel ?

Face à ces préoccupations, des acteurs locaux appellent l’UNICEF, qui avait facilité l’acheminement des questionnaires des examens nationaux à Goma, à ouvrir un dialogue avec les autorités du M23. Certains sollicitent également l’intervention de l’UNESCO pour rappeler que la gouvernance du système éducatif relève exclusivement de l’État congolais.

Radio okapi

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À la UnePolitique

Le Président Tshisekedi ordonne un assainissement urgent des frontières congolaises

by admin9775 22 juillet 2025
written by admin9775

À l’issue de la 52e réunion du Conseil des ministres, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a tiré la sonnette d’alarme sur le désordre persistant aux frontières de la RDC (aéroportuaires, terrestres et lacustres), dénonçant des tracasseries illégales qui nuisent à l’économie et à l’image du pays.

Un constat accablant : corruption et anarchie aux frontières

Le Chef de l’État a révélé avoir reçu de multiples plaintes d’opérateurs économiques et de voyageurs confrontés à des pratiques illicites (extorsion, contrôles abusifs) de la part d’agents non habilités. Ces abus, contraires à l’ordre opérationnel instauré par le gouvernement, entravent la fluidité du commerce et discréditent les institutions.

« La résurgence de ces dérives compromet nos réformes et l’autorité de l’État. Cela doit cesser immédiatement », a-t-il déclaré, exigeant un retrait sans délai des services non mandatés.

Mesures drastiques : audit et purge en 15 jours

Pour rétablir l’ordre, le Président a ordonné :

  1. Un audit ciblé des services présents aux frontières, sous la coordination du Vice-Premier ministre de l’Intérieur.
  2. Le retrait immédiat des agents et structures non conformes au décret 036/2002 (qui limite les services frontaliers à 4 organismes : DGDA, OCC, DGM et Hygiène publique).
  3. Des sanctions contre les fonctionnaires corrompus ou hors cadre légal.

Un rapport conjoint avec des propositions de réorganisation est attendu sous 15 jours, intégrant les impératifs de sécurité nationale, dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires.

Un décret jamais appliqué depuis 2002

Malgré le décret de 2002 clarifiant les acteurs habilités aux frontières (Douanes, Migration, Contrôle et Hygiène), des services parallèles continuent d’opérer en toute illégalité. Le gouvernement accuse ces dysfonctionnements de favoriser la contrebande et de décourager les investisseurs.

Une réforme cruciale pour l’économie

Cette purge s’inscrit dans la volonté de Tshisekedi d’assainir le climat des affaires, conformément à ses promesses de gouvernance rigoureuse. Les ministres concernés (Intérieur, Défense, Transports, Commerce) devront rendre des comptes sur la mise en œuvre des directives.

« Seuls un contrôle transparent et une administration disciplinée restaureront la confiance aux frontières », a conclu la présidence.

Les prochains jours révéleront si cette fermeté se traduira par des actions concrètes sur le terrain.

Par Marius Bopenga
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22 juillet 2025 0 comments
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À la UneSociété

Kinshasa : Grève dans les magasins chinois pour exiger l’application du SMIG

by admin9775 22 juillet 2025
written by admin9775

Les employés des commerces détenus par des ressortissants chinois ont entamé un mouvement de grève ce lundi, paralysant plusieurs établissements dans la capitale. À l’origine de cette mobilisation, le non-respect du salaire minimum garanti (SMIG), pourtant fixé par décret gouvernemental.

Des magasins fermés, une colère grandissante

En signe de protestation, des centaines de travailleurs ont fermé les boutiques et organisé une marche pacifique pour dénoncer les salaires en dessous du minimum légal. Malgré le décret du gouvernement, beaucoup affirment que leurs employeurs refusent d’appliquer la nouvelle grille salariale, les maintenant dans une précarité financière.

« Nous exigeons simplement le respect de la loi. Le SMIG a été revu, mais sur le terrain, rien ne change. Comment survivre avec un salaire de misère ? », s’indigne l’un des grévistes.

L’intersyndicale du commerce monte au créneau

Les syndicats du secteur appellent les autorités compétentes à renforcer les contrôles et à sanctionner les entreprises récalcitrantes. « Il ne suffit pas de signer des décrets, il faut les faire appliquer. Les inspecteurs du travail doivent agir », martèle un représentant syndical.

Cette grève relance le débat sur les conditions de travail dans les entreprises étrangères, souvent accusées de contourner le droit du travail congolais. Les manifestants exigent une réponse ferme du gouvernement pour mettre fin à ces pratiques illégales.

Vers une intervention des autorités ?

Alors que la tension monte, les travailleurs menacent d’étendre le mouvement si leurs revendications ne sont pas entendues. La balle est désormais dans le camp des ministères du Travail et du Commerce, qui doivent trancher : tolérance ou répression des employeurs fraudeurs ?

Affaire à suivre…

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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22 juillet 2025 0 comments
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À la UneProvince

Nord-Kivu : Violents combats entre le M23 et les Wazalendo malgré l’accord de cessez-le-feu de Doha

by admin9775 22 juillet 2025
written by admin9775

De violents affrontements ont éclaté ce lundi entre les rebelles du M23/AFC et les combattants Wazalendo du NDC-R (Nduma Défense du Congo Rénové) de Muissa Shimirai Guidon dans la zone de Nkobe, localité située dans le groupement Kisimba (territoire de Walikale), au Nord-Kivu.

Une attaque simultanée pour prendre le contrôle de Nkobe

Selon plusieurs sources locales, les rebelles du M23, venant de Mpety, ont lancé une offensive coordonnée contre les positions des Wazalendo dans le but d’étendre leur emprise territoriale. Les échanges de tirs, armes lourdes et légères, ont plongé la région en état d’alerte, notamment l’agglomération de Pinga, située à 15 km de la zone des combats.

Malgré l’assaut, les Wazalendo ont résisté et réussi à repousser les rebelles, conservant ainsi le contrôle du village de Nkobe et de ses environs.

Une trêve violée trois jours seulement après l’accord de Doha

Ces combats surviennent trois jours à peine après la signature de la Déclaration de principes entre le gouvernement congolais et le M23 à Doha (Qatar), censée imposer un cessez-le-feu immédiat et permanent. Cette nouvelle escalade de violence remet en question l’engagement des belligérants à respecter les termes de l’accord.

Craintes d’une nouvelle spirale de violence

La situation reste tendue dans la région, avec des risques de reprises des hostilités et des déplacements massifs de civils. Les habitants de Pinga et des villages alentours redoutent une extension des combats, alors que la région a déjà payé un lourd tribut aux conflits armés répétés.

Les autorités locales et les organisations humanitaires sont en alerte, alors que la population appelle à une application stricte des engagements de paix pris à Doha.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Le ministre Loando annonce la destruction des constructions anarchiques et désarticulées en RDC

by admin9775 22 juillet 2025
written by admin9775

Le ministre d’État en charge de l’aménagement du territoire, Guy Loando, a annoncé vendredi 18 juillet, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, la destruction imminente de toutes les constructions désordonnées, désarticulées et anarchiques à travers l’ensemble du territoire national.

Cette décision fait suite à la promulgation, le 5 juillet dernier par le chef de l’État, de la nouvelle loi sur l’aménagement du territoire, désormais surnommée « Loi Loando ».

Au cours de cet échange avec la presse, le ministre a salué la mise en place d’outils de planification désormais disponibles, qui permettront un aménagement cohérent, résilient et attractif du territoire national. Il a souligné que la Loi Loando ouvre la voie à un développement plus harmonieux et durable pour la RDC.

Parmi les constructions visées par la loi figurent notamment celles érigées au-dessus des égouts et autres canalisations.

Le ministre a également annoncé la relocalisation à titre illustratif et pour des raisons non détaillées lors de la conférence des camps militaires Kokolo à Kinshasa et Saio au Sud-Kivu.

Pas de règlement de compte

Il a tenu à préciser qu’il ne s’agit en aucun cas d’un règlement de comptes ou d’un trafic d’influence : « C’est l’outil de planification qui sera suivi à la lettre. En attendant, la population congolaise est appelée à s’approprier toutes ces réformes », a déclaré Guy Loando.

Abordant la question des constructions désordonnées et anarchiques, il a notamment évoqué le cas de la commune huppée de la Gombe, à Kinshasa :
« Nous faisons face aujourd’hui à un désordre ; la Gombe explose. Il y a de moins en moins de maisons basses et de villas, et de plus en plus d’immeubles de 30, 40 étages. Pourtant, dans tous les pays du monde, il existe des quartiers résidentiels. »

Un autre secteur préoccupant, selon lui, concerne les constructions anarchiques autour de la rocade, encore en cours de construction dans la capitale :
« C’est une expérience que nous allons conduire actuellement. Autour de la rocade, un travail de zonage est en cours afin de mieux organiser l’affectation des espaces. »

Concernant le projet d’aménagement national, le ministre a également présenté le premier projet phare : la création de la ville durable de Boma, dans le Kongo Central. Pour la première fois, la RDC disposera ainsi d’une ville durable, dont l’aménagement est estimé à 58 millions d’euros (environ 63,8 millions de dollars américains). Ce projet inclut des volets dédiés aux infrastructures urbaines, à l’entrepreneuriat féminin et à la dimension culturelle.

Radio okapi

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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de Jacques Mukaleng Makal : Une voix historique de la RTNC s’éteint

by admin9775 22 juillet 2025
written by admin9775

Le journaliste Jacques Mukaleng Makal est décédé ce lundi matin des suites d’une longue maladie, a confirmé sa famille. Avec lui disparaît l’une des figures les plus respectées du paysage médiatique congolais, dont la voix posée et l’élégance professionnelle ont marqué des générations d’auditeurs et de téléspectateurs.

Une carrière au service de l’information d’État

Pendant plusieurs décennies, Jacques Mukaleng Makal a été la voix officielle des grandes annonces présidentielles, lisant avec une diction impeccable les ordonnances et communiqués des quatre derniers chefs d’État congolais : de Mobutu Sese Seko à Félix Tshisekedi, en passant par Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila.

Ancien Directeur de la presse présidentielle sous Joseph Kabila, puis Directeur de la RTNC3, il a incarné l’information publique avec rigueur, neutralité et discrétion, devenant une référence incontestée dans le milieu journalistique.

Un style unique, une empreinte indélébile

Reconnu pour son éloquence, son calme et son professionnalisme, Mukaleng Makal a marqué l’histoire des médias congolais, notamment à travers ses reportages fouillés à l’époque de l’OZRT (Office Zaïrois de Radiodiffusion et Télévision). Ses collègues et auditeurs se souviennent de sa voix grave et mesurée, symbole de crédibilité dans un secteur souvent agité.

Hommages et héritage

La nouvelle de son décès a provoqué une vague d’émotion dans le monde des médias et au-delà. De nombreux professionnels saluent un modèle d’intégrité, tandis que ses proches et admirateurs gardent en mémoire l’image d’un homme digne, humble et dévoué à son métier.

Pensées émues à sa famille, ses collègues et à toute la profession, qui perd aujourd’hui l’un de ses plus grands noms. Jacques Mukaleng Makal laisse derrière lui un héritage journalistique exceptionnel, celui d’un homme qui a servi l’information avec honneur et excellence.

Paix à son âme.

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À la Une

Massad Boulos appelle à la restauration de l’autorité de l’État comme priorité absolue après l’accord de Doha

by admin9775 21 juillet 2025
written by admin9775

Dans une déclaration forte, Massad Boulos a rappelé un principe fondamental de la souveraineté nationale : la nécessité impérieuse pour tout État d’exercer un contrôle effectif sur l’ensemble de son territoire. « Un pays qui ne maîtrise pas son sol ne peut prétendre à la stabilité ni protéger ses citoyens », a-t-il affirmé avec conviction, au lendemain de la signature de l’accord de Doha entre la RDC et le M23.

Pour Boulos, cet accord ne trouvera sa pleine légitimité que s’il se traduit par un retour concret et visible de l’autorité gouvernementale dans les provinces de l’Est. « Peu importe le gouvernement en place, peu importe les orientations politiques, la reconquête territoriale n’est pas négociable. C’est la condition sine qua non de toute paix durable », a-t-il insisté.

Trois exigences urgentes se dégagent selon lui :
– La fin immédiate des enclaves sous contrôle rebelle
– Le déploiement effectif des forces de sécurité légitimes et des services publics
– L’établissement de mécanismes crédibles de protection des civils

« Cette question dépasse les clivages partisans. Il s’agit de l’intégrité même de la nation congolaise », a martelé Boulos, pour qui la souveraineté territoriale constitue le socle non négociable de toute reconstruction étatique.

Son intervention intervient à un moment charnière, alors que commence la phase délicate de mise en œuvre des engagements pris à Doha. Un rappel salutaire qui place la barre très haut pour les parties prenantes au processus de paix.

« L’histoire jugera cet accord à l’aune d’un seul critère : le retour effectif et durable de l’État congolais sur chaque centimètre carré de son territoire national », a conclu Massad Boulos, lançant ainsi un défi ambitieux aux signataires de l’accord.

Cette prise de position forte souligne l’enjeu crucial que représente la restauration de la souveraineté nationale pour l’avenir de la RDC, au-delà des considérations politiques immédiates.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Tensions diplomatiques entre la RDC et le Rwanda sur le retrait du M23 : deux lectures divergentes

by admin9775 21 juillet 2025
written by admin9775

Les déclarations contradictoires des gouvernements congolais et rwandais sur le processus de retrait du M23 illustrent une nouvelle fois les profondes divergences persistantes entre les deux pays, malgré les récents accords de paix.

La position congolaise : un retrait lié au mécanisme de sécurité bilatéral

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a affirmé sur Top Congo FM que le retrait du M23 serait encadré par le Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM), prévu dans l’Accord de Washington du 27 juin 2025.

« Le JSCM est un outil crucial pour assurer le désengagement des groupes armés, y compris le M23, conformément aux engagements pris », a-t-il laissé entendre, suscitant l’espoir d’un retrait imminent des rebelles des zones occupées dans l’Est de la RDC.

Kigali dénonce une « désinformation flagrante »

Réagissant vivement sur X (ex-Twitter), le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a rejeté cette interprétation, qualifiant les propos de Muyaya de « désinformation flagrante ».

Il a rappelé que le JSCM est strictement bilatéral (RDC-Rwanda) et ne concerne que deux points :

  1. La neutralisation des FDLR (un groupe armé considéré comme terroriste par Kigali)
  2. La levée des mesures de défense rwandaises prises en réponse aux menaces sécuritaires

* »Associer le M23 à ce mécanisme est une erreur. Le dialogue avec l’AFC/M23 relève exclusivement de la Déclaration de Doha, qui traite des causes profondes du conflit »*, a-t-il martelé.

Doha vs Washington : deux processus distincts ?

Cette controverse révèle un fossé interprétatif entre Kinshasa et Kigali :

  • Pour la RDC, le retrait du M23 doit être accéléré via des mécanismes sécuritaires, comme le JSCM.
  • Pour le Rwanda, la question du M23 doit être résolue dans le cadre politique de Doha, incluant des réformes structurelles et un dialogue inclusif.

Nduhungirehe a insisté : « Le retrait du M23 dépendra des négociations en cours, pas d’un mécanisme bilatéral de sécurité. La priorité est la restauration de l’autorité de l’État congolais dans les zones concernées. »

Un processus de paix fragilisé par les malentendus

Alors que la Déclaration de Doha (19 juillet) avait ravivé l’espoir d’une sortie de crise, cette nouvelle polémique montre que la méfiance reste tenace. Les deux capitales continuent de s’affronter sur le terrain médiatique, chaque camp accusant l’autre de manipulation.

Prochaines étapes à surveiller :

  • La mise en œuvre concrète des engagements de Doha
  • L’évolution des négociations directes entre Kinshasa et le M23
  • La réaction des médiateurs (Qatar, États-Unis, UA) face à ces tensions

En attendant, la population de l’Est, prise en étau entre discours politiques et réalités sécuritaires, attend des actes.

Par Marius Bopenga
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21 juillet 2025 0 comments
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À la UneEconomie

Le gouvernement assouplit les règles du quitus fiscal pour relancer l’activité économique

by admin9775 20 juillet 2025
written by admin9775

Le secteur privé congolais peut pousser un soupir de soulagement. À l’issue de la 52e réunion du Conseil des ministres, le Président de la République a demandé à la Première ministre de réviser les modalités d’application du quitus fiscal, une mesure dont les conditions strictes paralysaient depuis plusieurs mois les transactions commerciales et financières.

Une mesure bien intentionnée, mais aux effets pervers

Introduit pour renforcer la discipline fiscale, le quitus fiscal – attestation obligatoire prouvant qu’une entreprise est à jour de ses obligations fiscales – était devenu un frein majeur à l’activité économique. Les entreprises se plaignaient de retards dans l’obtention du document, bloquant ainsi les contrats interentreprises, l’accès au crédit et même les investissements étrangers.

Conscient de ces difficultés, le chef de l’État a reconnu la nécessité d’un rééquilibrage entre contrôle fiscal et fluidité des affaires.

Consultations urgentes pour un nouveau cadre fiscal

La Première ministre a été chargée de piloter, avec la Cellule Climat des Affaires, le ministère des Finances et la Direction générale des impôts (DGI), une large concertation avec le secteur privé. L’objectif : proposer une version amendée du quitus fiscal, plus efficace et moins contraignante, sans compromettre les recettes de l’État.

En attendant, un moratoire ciblé a été instauré pour alléger temporairement certaines obligations, une décision saluée par les opérateurs économiques.

Vers une fiscalité plus équilibrée et prévisible ?

Cette initiative s’inscrit dans la volonté affichée du gouvernement d’améliorer le climat des affaires, tout en maintenant une gouvernance fiscale rigoureuse. Les professionnels espèrent désormais une réforme durable, combinant transparence, efficacité et attractivité pour les investisseurs.

Les conclusions des consultations, attendues dans les prochaines semaines, qui devraient dessiner les contours d’un nouveau régime fiscal plus adapté aux réalités économiques du pays.

Par Marius Bopenga
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20 juillet 2025 0 comments
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À la Une

Signature d’une déclaration de principes entre la RDC et le M23/AFC sous médiation qatarie : vers une paix durable dans l’Est ?

by admin9775 20 juillet 2025
written by admin9775

Dans le prolongement de l’accord de Washington conclu entre la RDC et le Rwanda, les délégations gouvernementales congolaises et les représentants de la rébellion M23/AFC ont signé ce samedi à Doha une déclaration de principes visant à établir les bases d’un accord de paix définitif pour l’Est de la RDC. Cette signature intervient après trois mois de négociations intensives facilitées par l’État du Qatar.

Une étape cruciale vers la paix

La ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner a salué cette avancée significative : « C’est un pas très important dans notre quête d’une solution durable à l’instabilité persistante dans l’Est du pays ». Tout en évitant de spéculer sur les chances de succès, la cheffe de la diplomatie congolaise a souligné la détermination du gouvernement à parvenir à « un accord contraignant pour toutes les parties, comme ce fut le cas avec l’accord de Washington ».

Calendrier serré pour les négociations

Le document signé prévoit un agenda ambitieux :

  • Mise en œuvre des dispositions d’ici le 29 juillet 2025
  • Ouverture des négociations directes avant le 8 août 2025
  • Signature d’un accord de paix global au plus tard le 17 août 2025

Ces discussions s’inscriront dans le cadre de l’accord de paix RDC-Rwanda du 27 juin dernier, avec pour objectif de traiter les causes profondes du conflit.

Réactions internationales positives

Le Rwanda a rapidement salué cette avancée, soulignant dans un communiqué « le rôle crucial de médiation joué par le Qatar ». Le gouvernement rwandais réaffirme son engagement en faveur d’une paix durable dans la région.

La France, par la voix du président Macron, a également appuyé cette initiative, y voyant un moyen de rétablir « la paix et la confiance » pour les populations locales. La MONUSCO s’est dite encouragée par cette évolution, appelant à une « mise en œuvre sincère et rapide » des engagements.

Contexte sécuritaire tendu

Cette avancée diplomatique intervient cependant dans un climat de méfiance persistante. Kinshasa accuse le M23/AFC, soutenu selon lui par Kigali, de préparer de nouvelles offensées vers Uvira et d’autres zones du Sud-Kivu. Les violences ont en effet redoublé depuis début 2025, faisant des milliers de victimes et aggravant une crise humanitaire déjà aiguë.

Prochaines étapes

Tous les regards sont désormais tournés vers la mise en œuvre concrète de cette déclaration. La communauté internationale, notamment les États-Unis et l’Union africaine, suivra attentivement le respect du calendrier établi et la bonne foi des différentes parties dans ce processus délicat mais essentiel pour la stabilité de toute la région des Grands Lacs.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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