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À la Une

À la UneEconomie

La Banque Centrale du Congo et le FMI renforcent leur coopération technique

by admin9775 20 octobre 2025
written by admin9775

Une délégation de la BCC conduite par le Gouverneur André Wameso a évalué avec le FMI l’assistance technique dans les domaines monétaire et financier

Washington, 17 octobre 2024 – Une délégation de la Banque Centrale du Congo (BCC), conduite par le Gouverneur André Wameso, s’est entretenue ce vendredi avec les responsables du Département du Marché Monétaire et des Capitaux du Fonds Monétaire International (FMI). Cette rencontre avait pour objectif principal d’évaluer l’assistance technique fournie par l’institution financière internationale à la BCC.

Au cours des discussions, la délégation congolaise a salué la qualité de l’appui technique du FMI, particulièrement dans des domaines clés comme la gestion des opérations monétaires, le contrôle des réserves de change et le maintien de la stabilité financière. Cet accompagnement a joué un rôle déterminant dans la mise en œuvre de plusieurs réformes structurelles.

Des réformes concrètes soutenues par le FMI

Parmi les avancées significatives rendues possibles par cette collaboration, les parties ont souligné la réforme portant sur la constitution de la réserve obligaire en fonction de la monnaie de dépôt. Cette mesure technique contribue à renforcer la stabilité du système bancaire congolais et à améliorer l’efficacité de la politique monétaire.

Perspectives pour 2026

Les deux institutions ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer ce partenariat stratégique. Dans cette optique, la Banque Centrale du Congo prévoit de soumettre au FMI, dans les semaines à venir, ses besoins en assistance technique pour l’année 2026.

Cette planification anticipée s’inscrit dans la feuille de route de la BCC visant à consolider la gouvernance financière, moderniser ses instruments de politique monétaire et renforcer la stabilité macroéconomique en République Démocratique du Congo.

La rencontre s’est conclue sur une note positive, marquant le renforcement du dialogue technique entre les deux institutions et leur engagement commun en faveur du développement du secteur financier congolais.

Par Marius Bopenga
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20 octobre 2025 0 comments
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À la UneMonde

Benyamin Netanyahu candidat à un nouveau mandat, les Israéliens perplexes

by admin9775 20 octobre 2025
written by admin9775

Déjà détenteur du record de longévité au pouvoir, Benyamin Netanyahu a confirmé, samedi 18 octobre, sa volonté de briguer un nouveau mandat de Premier ministre lors des prochaines élections. Une annonce qui relance le débat politique, même si la date du scrutin reste encore à déterminer.

Dans la rue de Gaza à Jérusalem, à deux pas de la résidence privée du Premier ministre israélien, les cafés affichent complets. Les gens discutent du cessez-le-feu dans l’enclave palestinienne, bien que celui-ci qui semble partir en éclats. Personne ne semble surpris de l’annonce de Benyamin Netanyahu de briguer un nouveau mandat à la tête du gouvernement. Une décision diversement appréciée par la rue israélienne.

Shlomo est un électeur d’extrême droite. La candidature de Benyamin Netanyahu le laisse perplexe : « La vérité, c’est qu’il fait du bon travail en tant que Premier ministre. Je n’ai jamais voté pour lui, mais je l’ai toujours soutenu. Je ne pense pas qu’il devrait se présenter à nouveau, parce que ça fait beaucoup de temps qu’il est avec nous », explique-t-il à notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

Pour Assaf, étudiant et réserviste, un gouvernement encore et toujours dirigé par le leader du Likoud ressemble à un scénario catastrophe : « Je crois que c’est une tragédie israélo-israélienne, mais aussi internationale. En fin de compte, nous voulons vivre, pas être éternellement dans des situations extrêmes. »

En annonçant sa décision sur la chaîne pro-gouvernementale Channel 14, Benyamin Netanyahu s’est dit persuadé d’être réélu. Et c’est plus que probable, estime Liel. « À mon grand regret, il a raison. Je crois qu’il a de bonnes chances d’être réélu », déplore-t-elle. À ses côtés, son amie Adi explique pourquoi elle s’oppose à « Bibi » : « Tout simplement parce qu’il est corrompu. »

Netanyahu divise la société israélienne

Pour une partie des Israéliens, Benyamin Netanyahu porte aussi la responsabilité du fiasco sécuritaire des attaques lancées par le Hamas, le 7 octobre 2023. L’offensive menée ce jour-là par le mouvement palestinien a fait 1 200 morts, et 251 personnes ont été prises en otages.

Depuis, le Premier ministre est conspué, de manifestations en manifestations, par des citoyens lui reprochant également d’avoir poursuivi la guerre pour satisfaire ses alliés d’extrême-droite et pour échapper aux trois affaires de corruption pour lesquelles il comparait régulièrement.

Mais en Israël, il suffit de changer de trottoir pour entendre un tout autre discours. Certains préfèrent voir en Benyamin Netanyahu le dirigeant qui a affaibli le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais, éliminant leurs chefs et frappant leur parrain iranien, le tout avec le soutien des États-Unis.

Les élections en Israël doivent avoir lieu dans un peu plus d’un an, sauf en cas d’élections anticipées, si les partis de l’ultra-droite religieuse – mécontents du cessez-le-feu à Gaza – décidaient de faire tomber la coalition.

Benyamin Netanyahu cumule 18 années passées à la tête de nombreux gouvernements depuis 1996. Au-delà des frontières d’Israël, sa candidature est un défi adressé à tous ceux qui lui reprochent le terrifiant bilan de la guerre à Gaza – plus de 68 000 morts. Le Premier ministre est ainsi toujours visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

RFI

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À la UneSport

En séjour à Kinshasa, le boxeur Mike Tyson reçu par le Président Felix Tshisekedi

by admin9775 20 octobre 2025
written by admin9775

Arrivé au terme de son séjour à Kinshasa dans le cadre des festivités du 50 ème anniversaire du combat dit du siècle entre Mohammed Ali et Georges Foreman , la légende de boxe américaine Mike Tyson a été reçu, ce dimanche à la cité de l’Union Africaine, par le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.


« J’ai été bien accueilli et reçu avec beaucoup d’enthousiasme par le Président de la République Félix Tshisekedi », s’est exclamé la légende Tyson, qui a ajouté que « c’est une très belle expérience ».


Pour Mike Tyson, les échanges ont été agréables. 


« Nous avons parlé de la vie en général et des quelques projets à réaliser. Je vais revenir au pays dans les jours avenirs », a déclaré en substance Mike Tyson après son entretien de près d’une heure avec le Chef de l’État.

De son côté, l’organisateur de l’événement Deo Kasongo a salué vivement la confiance que le Chef de l’État à placée en lui pour l’organisation de cet événement, avant d’indiquer qu’en marge de la  clôture du 50ᵉ anniversaire de cet événement historique, une série d’activités sportives et culturelles sont prévues à Kinshasa. Il y aura notamment un festival de la musique au palais du peuple et un gala de boxe qui sera organisé le 30 octobre prochain au stade des martyrs de la Pentecôte.

Pour sa part, le général Ilunga Luyoyo, président de la Fédération congolaise de boxe (FCB) a signalé qu’il y aura une série de combats de boxe, le jour de la clôture au stade des martyrs, avec de grands sportifs comme Ilunga Makabu.


Durant son séjour à Kinshasa, l’icône de la boxe Mike Tyson a solennellement déclaré ses origines congolaises.


Surnommé « Iron Mike », Mike Tyson a successivement été champion du monde poids lourds WBC (1986-1990, 1996), WBA (1987-1990, 1996) et IBF (1987-1990).

Celcom présidence RDC

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À la Une

Mort de Raila Odinga: les obsèques de l’opposant kényan rassemblent des milliers de personnes

by admin9775 20 octobre 2025
written by admin9775

Raila Odinga repose désormais aux côtés de son père dans le mausolée familial à Bondo. Dans cette ville de l’ouest du Kenya où ses obsèques se sont tenues ce dimanche 19 octobre, l’émotion était vive.

Recouvert du drapeau kényan, le cercueil de Raila Odinga a été accueilli par des milliers de partisans à l’université de Bondo où se tenaient les obsèques de l’ancien Premier ministre, décédé mercredi 15 octobre en Inde à l’âge de 80 ans. Les éloges funèbres se sont succédé jusque dans l’après-midi.

Oburu Odinga, frère de l’ancien Premier ministre, a déploré le décès de son « meilleur ami ». « En 1982, quand il y a eu une tentative de coup d’État et que mon frère a été arrêté et accusé de trahison, je suis allé le voir à la prison de Kamiti, a-t-il raconté. Et je l’ai vu, vêtu de l’uniforme noir habituellement réservé à ceux qui sont destinés à la peine de mort. J’ai pleuré et lui rigolait, affirmant que ce n’était rien. Raila était tellement courageux. Quand il se battait pour la justice, il n’a jamais eu peur de quoi que ce soit. »

À Nairobi, dans le quartier populaire de Kibera dont Raila Odinga a été le député pendant plus de deux décennies, une centaine d’habitants se sont réunis face à un écran géant pour suivre la cérémonie en direct. L’ambiance est au recueillement, l’émotion palpable. Louise s’est assise en retrait, abritée du soleil sous son parapluie. Elle dit avoir toujours voté pour l’ancien Premier ministre, cinq fois candidat malheureux à la présidentielle. « Nous avons perdu un grand patriote, un roi qui n’a jamais obtenu sa couronne. Mais il a fait de son mieux, pour se battre pour les droits des Kényans », estime-t-elle.

Un peu plus loin, Godffrey et Charles s’inquiètent du vide laissé par celui que ses partisans appelaient « Baba », « père » en kiswahili. « Je me sens triste, confie le premier. Il était notre héros, il était un défenseur des droits humains, il nous aidait lors des périodes difficiles. Il a beaucoup fait pour le Kenya, notamment pour mettre en place la constitution de 2010. Il n’existe personne d’autre comme lui. » « C’est très émouvant. Je suis depuis toujours un membre d’ODM et j’ai perdu mon chef de parti, s’émeut Charles. Je ne sais pas si nous aurons un jour une autre icône comme l’était Raila Odinga. Ou quelle direction le parti va prendre désormais ».

À l’université de Bondo, les discours prennent justement une tournure politique. Plusieurs membres du parti de Raila Odinga appellent à rester unis. « Baba croyait aux partis politiques, rappelle le président William Ruto, avec qui il a formé un gouvernement d’union il y a un an. Il a construit le plus grand parti politique, le parti ODM. Nous respecterons ODM, nous vous soutiendrons pour maintenir l’ODM uni. ODM doit rester fort à l’approche des élections de 2027, car c’est ainsi que nous aurons un gouvernement solide ».

Raila Odinga a été inhumé dans le mausolée familial. Ses partisans ont ensuite envahi le cimetière pour saluer une dernière fois l’opposant historique.

RFI

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À la UneMonde

Bolivie: le sénateur de centre-droit Rodrigo Paz élu président

by admin9775 20 octobre 2025
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Après dépouillement de plus de 97% des bulletins de vote, le candidat de centre-droit à la présidentielle bolivienne remporte le second tour de scrutin organisé ce dimanche 19 octobre. Rodrigo Paz a recueilli 54,5% des suffrages selon les résultats officiels provisoires annoncés par le Tribunal suprême électoral.

Dans un pays en proie à une profonde crise économique après vingt ans de gouvernements socialistes, le sénateur de centre-droit Rodrigo Paz a remporté le second tour de l’élection présidentielle organisé ce dimanche 19 octobre en Bolivie. Devançant son rival de droite Jorge «Tuto» Quiroga, il recueillait 54,5% des suffrages contre 45,4 % à son adversaire après dépouillement de plus de 97% des bulletins de vote, a annoncé le Tribunal suprême électoral (TSE). 

Héritier d’une influente dynastie politique, Rodrigo Paz est un homme politique modéré au ton populiste qui se présente comme un homme de consensus. Celui-ci accède au pouvoir dans un pays qui, sous Evo Morales, a poussé très loin le virage à gauche: nationalisation des ressources énergétiques, rupture avec Washington, alliances avec le Venezuela d’Hugo Chavez, Cuba, la Chine, la Russie ou encore l’Iran.

Cet économiste de 58 ans succédera le 8 novembre à l’impopulaire Luis Arce, qui a renoncé à se représenter et quittera le pouvoir au terme d’un mandat de cinq ans marqué par la pire crise économique qu’ait connue le pays en 40 ans. La chute des exportations de gaz, due au manque d’investissements, a tari les réserves en dollars et rendu intenable une coûteuse politique de subvention des carburants. Faute de devises pour les importer, la pénurie d’essence et de diesel s’est aggravée et les prix se sont envolé.

Alors que l’inflation annuelle dépasse désormais 23%, les longues files de véhicules attendant un hypothétique réapprovisionnement des stations-service sont devenues banales dans ce pays presque deux fois plus grand que la France, mais qui ne compte que 11,3 millions d’habitants.

Pas de majorité au Parlement

Durant la campagne, les deux candidats ont prôné des politiques similaires fondées sur une forte réduction des dépenses publiques – notamment des subventions aux carburants – et une plus grande ouverture au secteur privé. Rodrigo Paz a défendu un « capitalisme pour tous » fondé sur la décentralisation et la rigueur budgétaire avant tout nouvel endettement. Son rival, plus radical, plaidait quant à lui pour une ouverture totale aux marchés internationaux et le recours à de nouveaux crédits.

« Mon approche est de parvenir à un consensus, à un accord, et de faire avancer les choses », a déclaré Rodrigo Paz peu avant de voter à Tarija, dans le sud du pays. Ce dernier ne disposera cependant pas d’une majorité au Parlement pour gouverner, ce qui va le contraindre à former des alliances. Arrivé en tête du premier tour de scrutin en août dernier, celui-ci pourra toutefois compter sur le groupe parlementaire le plus important, avec 49 députés et 16 sénateurs, devant celui de Jorge Quiroga (39 et 12).

La chute du Mouvement vers le Socialisme (MAS) de l’ancien président Evo Morales (2006-2019) a marqué la campagne: son candidat n’a obtenu que 3,1% des voix au premier tour. Visé par un mandat d’arrêt pour une affaire de traite de mineure qu’il conteste, Evo Morales n’a pas pu se présenter en raison de la limite des mandats. Il a ainsi encouragé le vote nul au premier tour. Les bulletins invalides ont atteint 19,8% des suffrages, un record depuis 2002.

Après avoir voté dans son fief du Chapare (centre), l’ancien chef de l’État, premier président amérindien du pays, a jugé que les propositions des deux candidats témoignaient d’un « manque de respect » envers le peuple bolivien. « Les crédits du FMI et de la Banque mondiale sont conditionnés à la privatisation des ressources naturelles », a-t-il dénoncé. 

RFI

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À la UneSanté

Arrestation de 11 présumés meurtriers de quatre agents de santé à Isangi

by admin9775 20 octobre 2025
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Onze personnes, présumées responsables des meurtres de quatre agents de santé dans le territoire d’Isangi, ont été arrêtées et transférées à Kisangani dans la nuit de vendredi à samedi 18 octobre. Escortés par une jeep de la Police nationale congolaise, les suspects ont été placés en détention à la prison centrale aux alentours de 1h du matin, selon un gardien de l’établissement.

Ces arrestations sont le fruit d’un travail minutieux des services de renseignements, appuyés par les Forces armées de la RDC et la police nationale, dans le cadre de l’enquête ouverte après le drame du 6 octobre.

Ce jour-là, quatre agents de santé, dont un médecin, ont été atrocement battus avant d’être tués dans les villages de Yanfira et Ilambi, alors qu’ils étaient en mission officielle.

Ils ont été accusés à tort par des habitants d’appartenir à un réseau mystique qui ferait disparaître les organes génitaux des personnes à leur contact physique.

Un procès public attendu

Les dossiers judiciaires des suspects seront instruits par les magistrats compétents, en vue d’un éventuel procès public. Cette procédure est attendue avec fermeté par l’Ordre des médecins de la province de la Tshopo, dont le président, Dr Patrick Buname, s’est dit satisfait des arrestations.

« C’était notre principale revendication après le drame d’Isangi. Nous espérons un jugement exemplaire pour dissuader tout autre esprit malveillant », a-t-il déclaré.

Le comité provincial du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) de Tshopo a interdit à ses membres de se rendre dans les localités d’Ilambi et de Yanfira, dans le territoire d’Isangi dans la Tshopo, après les meurtres atroces de ces quatre professionnels de santé. Il avait également observé un arrêt de travail de 48 heures pour dénoncer ces lynchages. 

Radio okapi

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À la Une

Une Journée nationale pour la communauté Hutu congolaise instituée chaque 8 mai

by admin9775 20 octobre 2025
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L’ASBL Igisenge annonce une célébration annuelle dédiée à la mémoire, à la culture et à la contribution de cette communauté à l’histoire nationale

L’Association culturelle Igisenge ASBL-RDC a annoncé ce samedi l’institution d’une « Journée nationale de la Communauté Hutu congolaise », qui sera célébrée chaque année le 8 mai. Cette initiative, portée par le professeur émérite Raphaël Nyabirungu Mwene Songa, président national d’Igisenge, vise à promouvoir la mémoire, la culture et la contribution du peuple hutu dans l’histoire de la République démocratique du Congo.

Une journée pour la mémoire et la cohésion

Selon la décision PRESN/N°0002/IGISENGE/2025, cette journée sera dédiée à la valorisation de l’identité et du patrimoine culturel hutu, tout en favorisant l’ouverture aux autres communautés. Le texte souligne la volonté de renforcer la paix, le développement et la dignité humaine au sein de la société congolaise.

La célébration, à la fois culturelle et spirituelle, inclura des cultes religieux, des danses traditionnelles, des conférences, des expositions artistiques et artisanales, ainsi que d’autres activités visant à mieux faire connaître l’histoire et les valeurs de cette communauté.

Hommage à Mgr Joseph Busimba Mikararanka

Le choix du 8 mai rend hommage à Mgr Joseph Busimba Mikararanka, premier évêque catholique congolais du diocèse de Goma et du Grand Kivu, et figure emblématique de la communauté hutu. Ordonné prêtre en 1940, il fut consacré évêque le 8 mai 1960, devenant ainsi le deuxième évêque congolais après Mgr Kimobondo de Kisantu.

Sous son autorité, fut créé le Centre Bantu, symbole d’un engagement durable en faveur de l’éducation, de la foi et du progrès social.

Mobilisation générale

Le comité directeur national d’Igisenge, désigné comme comité préparatoire, est chargé de coordonner les activités liées à cette journée. Le professeur Nyabirungu appelle à une mobilisation de tous les membres de la communauté, en RDC comme à l’étranger.

« Les hommes politiques, les professeurs, les hauts cadres, les enseignants, les journalistes, les artistes, les militaires, les femmes et les jeunes sont invités à s’impliquer activement dans la réussite de cette journée », indique le communiqué.

Fondement constitutionnel

Le président d’Igisenge fonde cette initiative sur les articles 10 et 23 de la Constitution congolaise, qui reconnaissent l’importance des ethnies dans la définition de la nationalité d’origine et garantissent la liberté d’association et d’expression. L’ASBL souligne également que la promotion d’une représentation équitable des communautés dans les institutions publiques et les forces de défense s’inscrit dans le cadre de la justice et de l’égalité devant la loi.

La Journée nationale de l’Ethnie Hutu (JNEH) se veut ainsi un espace de mémoire, de reconnaissance et de dialogue culturel, au service de la cohésion nationale et du vivre-ensemble en RDC.

« Le Hutu est partie intégrante de l’humanité, toujours prêt au service du développement, du progrès et de la paix », conclut le professeur Raphaël Nyabirungu Mwene Songa.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Nyiragongo : psychose à Mudja après des affrontements entre le M23 et des assaillants non identifiés

by admin9775 19 octobre 2025
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Une psychose s’est emparée des habitants du village de Mudja, dans le territoire de Nyiragongo, suite à des affrontements qui ont éclaté depuis la nuit de jeudi à vendredi entre les rebelles du M23 et un groupe d’assaillants non identifié. Les échanges de tirs, entendus jusqu’à ce matin, ont accru la peur parmi les civils, déjà éprouvés par des mois d’instabilité.

Cette zone, située à la limite entre le territoire de Nyiragongo et la ville de Goma, reste stratégique et hautement volatile. Le parc national des Virunga, qui s’étend dans ce secteur, est décrit comme un milieu naturel de résiduels des FDLR et sert régulièrement de lieu de refuge ou de passage pour diverses milices, groupes d’autodéfense (Wazalendo) et éléments des FARDC en mouvement.

Mouvements de troupes et redditions

Dans un contexte de recomposition des lignes de front, plusieurs mouvements de reddition ont été signalés ces derniers jours :

  • Vendredi 17 octobre : 18 éléments du M23, dont d’anciens militaires des FARDC capturés à Goma et enrôlés de force dans la rébellion, se sont rendus aux FARDC et aux Wazalendo à Rusamambu, selon une source locale.
  • Jeudi 16 octobre : Plusieurs éléments des Wazalendo se sont rendus aux rebelles du M23 et à leurs alliés à Nyanzale, dans la chefferie de Bwito (territoire de Rutshuru).

Ces allers-retours illustrent la complexité des loyautés et la fragilité des équilibres militaires dans la région, où de nombreux combattants évoluent dans un paysage mouvant, entre enrôlements forcés, redditions tactiques et recompositions de groupes.

Une situation humanitaire préoccupante

Les affrontements récurrents et les déplacements de populations qu’ils entraînent aggravent une situation humanitaire déjà critique. Aucun bilan des combats de ces dernières heures n’a encore été communiqué, mais les civils de Mudja et des localités avoisinantes restent exposés à un risque élevé, pris en tenaille entre des groupes armés aux motivations et allégeances fluctuantes.

Les autorités locales et les organisations humanitaires restent en alerte, alors que la région du Grand Goma continue d’incarner l’une des zones les plus instables de l’Est de la RDC.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

Est de la RDC: un rapport tente d’évaluer les chemins possibles vers la paix

by admin9775 19 octobre 2025
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Un rapport du Center on International Cooperation de l’université de New York expose une analyse des rapports de force, du contexte historique et des propositions des différentes parties pour prédire la direction que prendra la guerre en RDC. Quelles sont les options présentées par le rapport, alors que les négociations de paix se poursuivent à Doha ?

À Doha, les négociations entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 se poursuivent après l’adoption d’un mécanisme de vérification du cessez-le-feu, mardi 14 octobre 2025. Les échanges avancent désormais sur les modalités de l’opération d’échange des prisonniers, dernier préalable avant d’aborder le fond du dossier, celui des causes profondes du conflit. Un long processus, complexe, et dont l’issue reste encore incertaine.

Dans ce contexte, un rapport du Center on International Cooperation de l’université de New York, en partenariat avec le Groupe d’étude sur le Congo, passe en revue les scénarios possibles issus de cette médiation conduite par le Qatar : cinq options, allant du désarmement total de l’AFC/M23 à l’octroi d’une autonomie temporaire dans certaines zones du Kivu. L’une d’entre elle comprend un retrait du Rwanda, un affaiblissement du M23, mais un processus de paix crédible qui commence.

Des scénarios de paix, mais des acteurs qui n’y voient pas d’intérêt

Ce dernier scénario prévoit la création d’une Autorité spéciale de stabilisation pour les Kivu et l’Ituri. L’AFC/M23 obtiendrait des postes de commandement au niveau provincial chez les Forces armées de la RDC (FARDC), sur la base d’un accord explicite de partage du pouvoir. Une structure semi-indépendante verrait également le jour pour superviser les programmes de développement et de réconciliation dans les zones en conflit. Un modèle inspiré des accords de paix signés aux Philippines et en Colombie.

Mais à ce stade, le rapport est clair : plusieurs acteurs, le Rwanda, l’AFC/M23 et la RDC, ont intérêt à voir le conflit perdurer sous une forme ou une autre. Pour beaucoup, la paix a un coût élevé, car elle implique des réformes difficiles, la fin de l’économie de guerre et un transfert du pouvoir des acteurs armés vers les civils. Et pour certains, au sein même des gouvernements congolais et rwandais comme de l’AFC-M23, l’objectif pourrait être simplement de gagner du temps, jusqu’à l’échec des pourparlers, ajoute le rapport.

RFI

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À la UneSociété

Le Président de la République a assisté à la rentrée judiciaire de la Cour Constitutionnelle

by admin9775 19 octobre 2025
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48 heures après l’ouverture de l’année judiciaire de la Cour de Cassation, ce samedi était au tour de la Cour Constitutionnelle  d’organiser la sienne, en présence du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de Magistrat suprême.

Cette cérémonie, placée sous le signe du renforcement de l’État de droit et de l’indépendance de la justice, a réuni les chefs des corps constitués, des hauts cadres du pouvoir judiciaire et des nombreux anonymes dans la salle des congrès du Palais du peuple.

Comme à l’accoutumée, l’audience solennelle a été marquée par trois prises de parole orientées vers l’éthique judiciaire.


Dans son allocution d’ouverture, le Président de la Cour constitutionnelle et président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Dieudonné Kamuleta, a salué la présence du Chef de l’État et a rappelé le rôle central de la justice constitutionnelle dans la consolidation de la démocratie en République démocratique du Congo (RDC). 
« De la fonction de régulation de la Cour constitutionnelle », tel est le thème choisi par le Président de la Cour constitutionnelle pour articuler ses propos.

« Appréhendée dans le cadre de l’activité d’une juridiction constitutionnelle, la régulation tend à assurer un fonctionnement correct des institutions et de l’activité des pouvoirs publics ainsi qu’à discipliner des acteurs publics. Son aspect important est de maintenir l’État de droit et de garantir la protection des valeurs démocratiques », a-t-il déclaré.

« C’est dans cette optique que la Cour constitutionnelle veille à ce que chaque branche du pouvoir (exécutif, législatif et judiciaire) respecte les compétences qui lui sont attribuées par la Constitution, en prévenant  les abus de pouvoir », a expliqué Dieudonné Kamuleta.

Le Président du CSM a insisté sur le rôle de la Cour constitutionnelle qui s’étend au delà de l’exigence de garanties constitutionnelles. « C’est bien plus que stabiliser la pyramide des règles juridiques », a-t-il précisé, avant d’exhorter les législateurs à prendre en compte les différentes évolutions jurisprudentielles de la Cour dans son activité de confectionner les lois, leur permettre de ne pas recourir à leur pouvoir normatif de manière prononcée.

De son côté, le Bâtonnier national, Michel Shebele, a plaidé pour la suppression de plusieurs audiences solennelles de la rentrée judiciaire. « Pourquoi dans un seul pays, il existe plusieurs audiences solennelles de la rentrée judiciaire ? », s’est-il interrogé.  Il a souhaité qu’il y ait une seule audience qui sera présidée par la Cour constitutionnelle parce qu’elle se place au sommet des autres juridictions.

Intervenant en deuxième position avec sa mercuriale, le Procureur général près la Cour constitutionnelle, Moke Mayele John, a orienté sa réflexion sur les compétences de la Cour constitutionnelle de la RDC « expressément fixées par la Constitution ».

Il a fait remarquer que la pratique de la Cour constitutionnelle de la RDC suscite de nombreuses critiques parmi les praticiens du droit, certains y voyant une atteinte au  principe de séparation des pouvoirs et une remise en cause des limites organiques du contrôle de constitutionnalité.

Le Procureur général a ensuite souligné que l’enjeu consiste pour la Cour constitutionnelle de la RDC à trouver un équilibre entre l’efficacité du contrôle constitutionnel et le respect du principe de l’égalité des compétences, condition indispensable à la crédibilité et à la légitimité de la justice constitutionnelle dans le pays. 

Entouré des juges constitutionnels, le Chef de l’État a posé pour une photo de famille, afin d’immortaliser cette cérémonie qui marque officiellement le lancement de la nouvelle année judiciaire 2025-2026.

celcom Présidence RDC

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