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À la Une

À la UnePolitique

Adolphe Muzito dresse un bilan sans concession de l’opposition congolaise et appelle à un dialogue national inclusif

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Dans une tribune publiée ce mercredi, l’ancien Premier ministre et figure politique Adolphe Muzito a livré une analyse acerbe de la situation de l’opposition congolaise, tout en proposant des pistes de sortie de crise pour la démocratie du pays.

Une opposition en panne de projet

« Où en est l’opposition congolaise aujourd’hui ? », interroge Muzito en préambule de son texte. Selon lui, « la démocratie congolaise est en panne de projet alternatif structuré ». Face à ce constat d’échec, l’ancien chef du gouvernement estime que « la responsabilité d’initier des réformes incombe aujourd’hui au pouvoir en place ».

Quatre modes d’action, quatre échecs

Le leader politique dresse un bilan sans appel des différentes stratégies employées par l’opposition :

  1. La rébellion : « Une option désormais marginale et condamnée par l’histoire récente du pays »
  2. Les marches pacifiques : « Mal organisées et peu suivies, elles se heurtent à l’indifférence populaire »
  3. Les élections : « Faibles résultats, traduisant un déficit de stratégie, d’unité et d’ancrage populaire »
  4. Le dialogue : « Utilisé non comme instrument de compromis, mais comme raccourci pour forcer l’entrée au pouvoir »

Appel à un véritable dialogue national

Face à cette impasse, Muzito propose une solution : « Le pouvoir en place gagnerait à organiser un dialogue national, non pas de façade, mais véritablement inclusif, pour faire émerger une nouvelle architecture politique, économique et sociale. »

Une opposition « prisonnière d’un syncrétisme contre-productif »

L’ancien Premier ministre dénonce particulièrement ce qu’il qualifie de « syncrétisme contre-productif » au sein de l’opposition, où se mêleraient « sans hiérarchie claire toutes les formes d’expression possibles ». Cette absence de ligne directrice expliquerait selon lui les échecs répétés des forces d’opposition.

Réactions attendues

Cette tribune intervient dans un contexte politique tendu en RDC, où l’opposition peine à se structurer face au pouvoir en place. Les propositions de Muzito, connu pour ses positions modérées, pourraient relancer le débat sur la nécessité d’une refonte du paysage politique congolais.

Les observateurs s’attendent maintenant à voir comment les différents acteurs politiques vont réagir à cette analyse qui, sans ménager l’opposition, appelle aussi le pouvoir à prendre ses responsabilités pour sortir le pays de l’impasse politique actuelle.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Lancement réussi du TENASOSP 2025 : près de 1,6 million d’élèves congolais à l’épreuve

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

La République Démocratique du Congo a lancé ce jeudi l’édition 2025 du Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP), un examen crucial qui concerne 1.590.471 élèves de 8e année sur l’ensemble du territoire national et dans des centres à l’étranger.

La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a présidé la cérémonie d’ouverture à l’école Révérend Kim de Kinshasa. Dans son allocution, elle a souligné l’importance stratégique de ce test : « Le TENASOSP n’est pas un simple examen, mais un outil d’orientation essentiel qui permettra à chaque élève de trouver sa voie en fonction de ses aptitudes et aspirations. »

Les chiffres de cette édition révèlent une participation record avec 722.893 filles concernées, soit 45,5% du total des candidats. L’examen se déroule sur deux jours, les 17 et 18 juillet, dans des conditions particulièrement surveillées. Hubert Kimbonza, Inspecteur général à l’Éducation nationale, a assuré que « toutes les dispositions logistiques, pédagogiques et sécuritaires ont été prises pour garantir le bon déroulement des épreuves ».

Innovation notable cette année : des centres d’examen ont été ouverts à l’étranger pour permettre aux élèves congolais de la diaspora de participer à cette évaluation nationale. Le test vise principalement à orienter les élèves vers trois filières principales : l’enseignement général, l’enseignement technique ou la formation professionnelle, en fonction de leurs compétences et potentialités.

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre plus large de la réforme du système éducatif congolais, qui cherche à promouvoir une éducation plus équitable, inclusive et performante. Le gouvernement met particulièrement l’accent sur la valorisation des filières techniques et professionnelles, souvent délaissées malgré leur importance pour le développement économique du pays.

Les résultats du TENASOSP, attendus dans les prochaines semaines, détermineront l’orientation des élèves pour l’année scolaire 2025-2026. Cette évaluation représente un enjeu majeur pour l’avenir de la jeunesse congolaise et pour la mise en œuvre des politiques éducatives du pays.

Selon des observateurs, le succès de cette opération à grande échelle pourrait marquer un tournant dans le système éducatif congolais, en permettant une meilleure adéquation entre les formations proposées et les besoins réels du marché du travail. Le ministère a prévu un dispositif d’accompagnement pour aider les élèves et leurs familles à comprendre et exploiter au mieux les résultats de cette évaluation.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Qatar : Le ministre de l’Intérieur renforce la coopération avec le Rwanda et la RDC

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Cheikh Abdulaziz bin Faisal bin Mohammed Al Thani, ministre d’État qatari chargé de l’Intérieur, a tenu des réunions séparées avec des hauts responsables rwandais et congolais afin de renforcer les relations bilatérales dans les domaines de la sécurité et de la coopération institutionnelle.

Rencontre avec le Rwanda

Le ministre qatari s’est entretenu avec Vincent Biruta, ministre de l’Intérieur de la République du Rwanda. Les discussions ont porté sur des sujets d’intérêt commun, notamment la coopération en matière de sécurité intérieure, d’échanges d’expertise et de coordination dans la lutte contre les défis transnationaux.

Entretien avec la République démocratique du Congo

Par ailleurs, Cheikh Abdulaziz a reçu Jacquemain Shabani Lukoo, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières de la République démocratique du Congo (RDC). Les deux parties ont examiné les moyens de renforcer les mécanismes de collaboration, notamment dans les domaines de la décentralisation, de la gestion des frontières et de la formation des forces de sécurité.

Objectifs communs

Selon un communiqué officiel, ces rencontres ont permis d’approfondir les échanges et d’identifier de nouvelles opportunités de partenariat. « Ces discussions s’inscrivent dans le cadre des efforts du Qatar pour consolider ses relations avec les pays africains et promouvoir une coopération mutuellement bénéfique », a indiqué le gouvernement qatari.

Ces rencontres s’ajoutent à une série d’initiatives diplomatiques visant à renforcer la présence du Qatar en Afrique, tout en consolidant les échanges sécuritaires et économiques avec ses partenaires.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Thomas Lubanga plaide pour un dialogue national inclusif depuis son exil en Ouganda

by admin9775 17 juillet 2025
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L’ancien chef de guerre de l’Ituri, Thomas Lubanga, aujourd’hui à la tête du mouvement politico-militaire Convention pour la Révolution Populaire (CRP), a appelé ce mercredi 16 juillet à un dialogue national inclusif pour résoudre la crise en République Démocratique du Congo. Depuis Kampala, où il dit être en exil forcé, il a critiqué les accords de paix existants tout en exprimant des réserves sur les récentes initiatives diplomatiques.

Un appel à une approche « holistique »

Lors d’une conférence de presse tenue en Ouganda, Lubanga a reconnu l’importance des récents accords de Washington et du processus de Doha, mais les a jugés insuffisants pour ramener une paix durable en RDC. « La crise congolaise peut-elle être résolue juste par quatre parties ? » a-t-il lancé, dénonçant une approche qu’il estime trop limitée. Pour lui, une solution durable nécessite une démarche plus large, incluant toutes les forces vives du pays. Il a d’ailleurs apporté son soutien à l’initiative de dialogue proposée par les Églises catholique et protestante.

Déni de soutien ougandais

Alors que les experts de l’ONU affirment dans leur dernier rapport que ses activités bénéficient du soutien des autorités ougandaises, Lubanga a catégoriquement nié ces allégations. « Si j’étais soutenu par Kampala, je me retrouverais aujourd’hui aux portes de Kinshasa », a-t-il rétorqué. Il justifie sa présence en Ouganda par une « persécution » politique dont lui et ses partisans seraient victimes, accusant les autorités congolaises d’ »affairisme » et d’ »incapacité » à gérer la crise en Ituri et dans le reste du pays.

Un bilan sévère des processus de paix

L’ancien chef de milice, condamné en 2012 par la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crimes de guerre, a dressé un bilan critique des différents efforts de paix en RDC. Il a qualifié d’ »échecs » les processus de Nairobi et de Luanda, tout en saluant timidement les récents développements diplomatiques. Cependant, il a averti que limiter la résolution de la crise congolaise à des questions minières, comme le suggérerait l’accord de Washington, serait une « grave erreur ».

Soutien à l’AFC-M23 et opposition à Tshisekedi

Sans ambages, Lubanga a exprimé son soutien aux positions de l’AFC-M23, affirmant que le salut de la RDC passait par la fin du régime du président Félix Tshisekedi. Ses déclarations reflètent une ligne dure contre le gouvernement actuel, qu’il accuse d’être à l’origine des persécutions contre ses partisans et de l’impasse politique dans le pays.

Un acteur controversé mais influent

Bien que son passé de chef de guerre et sa condamnation par la CPI en fassent une figure controversée, Thomas Lubanga reste un acteur influent dans le paysage politico-militaire de l’Est de la RDC. Son appel à un dialogue plus inclusif, bien que teinté de critiques acerbes, relance le débat sur la nécessité d’une solution concertée et globale pour mettre fin aux cycles de violence qui frappent la région depuis des décennies.

La communauté internationale et les acteurs locaux suivront de près l’évolution de ses positions, alors que la RDC cherche toujours une issue durable à ses multiples crises.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneProvince

Haut-Katanga : Martin Kazembe assure l’intérim après la suspension du gouverneur Kyabula Katwe

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

La province du Haut Katanga connaît un changement à sa tête. Martin Kazembe, jusqu’alors vice gouverneur, assure désormais l’intérim du gouvernorat suite à la suspension temporaire de Jacques Kyabula Katwe. Cette décision des autorités centrales fait suite au refus persistant du gouverneur de répondre à une convocation officielle à Kinshasa.

Une convocation restée sans réponse

Le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a officialisé cette mesure par un télégramme daté du 8 juillet dernier. Le document précise que cette décision vise à préserver la continuité administrative de la province. Le gouverneur Kyabula, bien que sommé à plusieurs reprises de se présenter à Kinshasa, a invoqué des raisons de santé pour justifier son absence.

Des déclarations politiques qui font polémique

L’origine de cette crise remonte au 30 juin dernier, lorsque Jacques Kyabula Katwe a tenu des propos jugés controversés lors d’un meeting politique à Lubumbashi. Le gouverneur avait alors qualifié Joseph Kabila et Corneille Nangaa de « Congolais », appelant à régler les différends politiques « en famille ». Ces déclarations ont provoqué un tollé au sein de la majorité présidentielle.

Plusieurs interprétations ont circulé quant à ces propos :
Certains y ont vu une marque de sympathie envers l’Alliance Fleuve Congo
D’autres ont décelé un possible rapprochement avec des éléments liés au M23
D’autres encore ont jugé cette position trop conciliante dans le contexte actuel

Un climat politique tendu

Cette suspension intervient dans un environnement politique particulièrement sensible marqué par :
Une recomposition des alliances au niveau national
Une méfiance accrue envers les responsables soupçonnés de jouer double jeu
Des tensions persistantes dans l’est du pays

Martin Kazembe, nouveau patron de l’exécutif provincial par intérim, devra relever plusieurs défis majeurs. Il lui faudra maintenir la stabilité administrative de la province, gérer les tensions politiques locales exacerbées par cette crise et préparer la province aux éventuelles conséquences de cette décision venue de Kinshasa.

Quel avenir politique pour Kyabula Katwe ?

Le devenir politique de l’ancien gouverneur dépendra de plusieurs facteurs. Sa capacité à se justifier devant les autorités nationales sera déterminante, tout comme l’évolution des rapports de force au sein de la majorité présidentielle. La réaction des différents acteurs politiques katangais pèsera également dans la balance.

Cette affaire illustre la sensibilité accrue du pouvoir central face aux déclarations pouvant suggérer un rapprochement avec l’opposition ou des groupes armés. Elle démontre également la volonté de Kinshasa d’affirmer son autorité sur les gouverneurs provinciaux, particulièrement dans des régions stratégiques comme le Haut Katanga, cœur économique du pays.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UnePolitique

L’accord USA-RDC : La solution incontournable selon le professeur Godé Mpoy

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Dans une analyse percutante, l’honorable professeur Godé Mpoy défend l’idée que le partenariat stratégique entre la République Démocratique du Congo et les États-Unis constitue la seule voie réaliste pour sortir le pays de ses multiples crises. Selon lui, cet accord représente bien plus qu’un simple contrat économique : c’est une opportunité historique de transformation structurelle.

Une solution globale aux défis congolais

Le professeur Mpoy insiste sur le caractère multidimensionnel de cet accord. Il permettrait, affirme-t-il, de résoudre simultanément les problèmes économiques et politiques qui minent la RDC depuis des décennies. Son argument central repose sur un postulat simple : l’installation de multinationales américaines sur le sol congolais créerait un cercle vertueux de stabilité et de prospérité.

« Une fois les investisseurs américains implantés chez nous, il n’y aura plus ni guerre ni chômage de masse », prédit-il avec conviction. Cette affirmation audacieuse s’appuie sur une projection économique ambitieuse : le PIB et le budget de l’État pourraient être multipliés par dix en l’espace de quinze ans.

Des retombées en cascade

L’analyse du professeur Mpoy anticipe des effets positifs dans tous les secteurs :

La création massive d’emplois formels absorberait le chômage endémique
L’augmentation des revenus de l’État permettrait d’améliorer les services publics
Le dynamisme économique profiterait même au secteur informel et religieux, avec une hausse prévisible des dîmes et offrandes

Un plaidoyer pour la patience stratégique

Le professeur Mpoy tempère cependant son optimisme par une mise en garde contre l’impatience. « L’économie internationale a ses rites d’initiation », rappelle-t-il, conseillant de « s’abstenir de son scepticisme avant l’onction ». Cette métaphore religieuse souligne sa conviction que le processus nécessitera du temps avant de porter ses fruits.

Perspectives et réserves

Si l’analyse du professeur Mpoy se veut résolument positive, elle n’ignore pas complètement les défis à surmonter. La réussite de cet ambitieux projet dépendra notamment :

De la capacité des institutions congolaises à encadrer ces investissements massifs
De la mise en place de mécanismes garantissant un bénéfice mutuel
De la pérennité de l’engagement politique des deux parties

En conclusion, le professeur Godé Mpoy présente cet accord USA-RDC comme une chance unique que le Congo ne peut se permettre de rater. Reste à voir si cette vision se concrétisera dans les faits, et si les bénéfices promis profiteront effectivement à l’ensemble de la population congolaise.

Cette position, bien que contestable, a le mérite d’ouvrir un débat crucial sur le modèle de développement que la RDC entend adopter pour les décennies à venir.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

RDC : Les écoles catholiques rejettent la circulaire sur le maintien des élèves enceintes

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Un clivage profond se dessine dans le système éducatif congolais. Les Écoles conventionnées catholiques (ECCATHS) ont officiellement décliné l’application de la circulaire ministérielle autorisant la scolarisation des filles enceintes, marquant ainsi leur désaccord avec la politique du gouvernement en matière d’éducation morale.

Un rejet fondé sur la convention Église-État

Dans un courrier en date du 16 juillet 2025, l’abbé Emmanuel Bashiki, secrétaire de la Commission épiscopale pour l’Éducation chrétienne, a invoqué l’article 5 de la convention liant l’Église catholique à l’État congolais. Ce texte stipule clairement les exigences en matière « de moralité et de discipline des élèves concernant les mœurs ». La coordination nationale des ECCATHS considère donc que la mesure gouvernementale « ne peut point opérer » dans ses établissements.

Une opposition méthodique

Les responsables catholiques avancent deux arguments principaux :

  1. Le caractère spécifique de leur convention avec l’État
  2. L’absence de notification officielle les concernant

Ils recommandent néanmoins une approche « charitable », suggérant d’orienter les élèves concernées vers d’autres établissements scolaires.

Un débat sociétal plus large

À Goma, la Société civile nouvelle de Karisimbi a exprimé ses réserves à travers cinq questions fondamentales :

  • La prise en charge financière de la scolarité
  • Le respect du congé maternité
  • La gestion de l’allaitement
  • L’impact sur les autres élèves
  • La cohérence éducative

Ces interrogations reflètent les préoccupations d’une partie de la population face à une mesure perçue comme potentiellement disruptive pour le système éducatif.

Enjeux et perspectives

Cette crise révèle les tensions entre :

  • Le principe d’éducation inclusive défendu par l’État
  • Les valeurs morales chères à l’Église catholique
  • Les réalités sociales complexes de la jeunesse congolaise

Le gouvernement se trouve désormais face à un dilemme : maintenir sa politique d’inclusion scolaire tout en respectant les spécificités des réseaux conventionnés. La solution pourrait résider dans la création de structures adaptées pour les élèves enceintes, comme le suggèrent certaines voix de la société civile.

Ce différend souligne plus largement les défis de l’harmonisation éducative dans un pays au système scolaire pluraliste, où coexistent différentes visions de l’éducation et de la morale. Le dialogue entre les parties semble plus que jamais nécessaire pour trouver un équilibre entre principes éthiques et droit à l’éducation.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Crise politique en RDC : le SG de l’UDPS accuse l’ex-chef d’état-major des FARDC de complot contre le président

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Une onde de choc traverse les hautes sphères du pouvoir en République démocratique du Congo. Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, a lancé des accusations graves contre le général d’armée Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major général des FARDC, lors d’une déclaration publique faite ce mardi 15 juillet 2025 devant les militants de son parti à Kinshasa.

Des allégations explosives

Le numéro un de l’UDPS a affirmé sans ambages que l’officier supérieur aurait participé à des concertations visant à « écarter » le président Félix Tshisekedi du pouvoir. « Il ne l’a pas nié », a déclaré Kabuya, laissant entendre que le général Tshiwewe aurait eu connaissance, voire aurait été impliqué, dans ce qu’il présente comme un projet de déstabilisation du régime en place.

Les propos du secrétaire général évoquent des réunions secrètes dont l’objectif ultime aurait été de mettre un terme prématuré au mandat présidentiel « de la pire manière ». Ces déclarations, d’une rare virulence dans le langage politique congolais, jettent une lumière crue sur les tensions qui mineraient les relations entre le pouvoir civil et l’institution militaire.

Un silence qui interroge

Le général Tshiwewe, récemment relevé de ses fonctions à la tête des FARDC, n’a pas encore réagi à ces accusations. Ce mutisme, perçu comme lourd de sens par les observateurs avertis, alimente les spéculations dans les milieux politiques et diplomatiques kinois où l’affaire fait l’objet de vives discussions.

Contexte politique volatile

Cette crise éclate dans un environnement politique déjà tendu, alors que la RDC continue de faire face à des défis sécurités majeurs dans sa partie orientale. Elle soulève des questions cruciales sur la cohésion nationale et la nécessaire confiance entre les institutions républicaines et les forces de défense.

Enjeux et perspectives

Si ces accusations venaient à être corroborées, il s’agirait potentiellement de la plus grave crise civilo-militaire depuis l’accession de Félix Tshisekedi à la présidence de la République. Les prochains jours seront déterminants pour comprendre la portée réelle de cette affaire et ses éventuelles répercussions sur la stabilité institutionnelle du pays.

Cette situation place le gouvernement devant un dilemme complexe : mener une enquête approfondie tout en préservant l’unité des forces armées, dans un contexte régional déjà marqué par des tensions sécuritaires. La réaction des différentes institutions et de la classe politique dans les heures à venir sera scrutée avec attention par tous les acteurs de la vie nationale.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Le gouvernement congolais intensifie ses efforts pour réduire le coût de la vie

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Le vice-premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, mène activement des consultations pour mettre en œuvre la politique du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi et de la première ministre Judith Suminwa visant à réduire les prix de huit produits de première nécessité. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la vie chère en République démocratique du Congo.

Cette action gouvernementale fait suite à la publication récente du Décret n°24/07 du 19 septembre dans le Journal officiel, qui suspend la perception de la Taxe sur la valeur ajoutée et réduit les taux des droits, taxes et redevances applicables aux produits alimentaires de base.

Une concertation multisectorielle

Le jeudi 21 novembre, Daniel Mukoko Samba a présidé une réunion cruciale dans son cabinet, rassemblant :

  • Des représentants de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC)
  • Les principaux importateurs de produits alimentaires
  • Un délégué de l’Inspection Générale des Finances (IGF)
  • Des hauts cadres du ministère de l’Économie nationale

L’objectif de cette rencontre était double : recueillir les avis de tous les acteurs concernés et valider les modalités d’application des crédits d’impôts relatifs aux stocks existants.

Des mesures concrètes et urgentes

Le vice-premier ministre a rappelé à ses interlocuteurs que les mesures de lutte contre la vie chère, désormais formalisées par décret, ont force exécutoire pour tous les opérateurs économiques. « Le président de la République tient particulièrement à ce que ces dispositions soient appliquées rapidement pour permettre à la population de passer les fêtes de fin d’année dans de meilleures conditions », a-t-il souligné.

L’IGF joue un rôle clé dans ce processus en tant qu’organe chargé de certifier les stocks physiques disponibles qui ont été acquis avant l’entrée en vigueur du nouveau décret, mais qui bénéficieront désormais des avantages fiscaux prévus.

Des annonces imminentes

Les travaux engagés lors de cette réunion se poursuivront dans les prochains jours, avec l’annonce attendue dans un délai très court des nouvelles mesures concernant la baisse des prix des huit produits de première nécessité sélectionnés. Cette initiative gouvernementale témoigne de la volonté des autorités congolaises d’apporter des solutions concrètes au problème du pouvoir d’achat des citoyens.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Comment la Banque mondiale a contribué au fiasco du secteur énergétique ghanéen

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

L’appui massif de la Banque mondiale au secteur gazier du Ghana devait soutenir le développement économique du pays. Il a surtout engendré une dette importante du secteur énergétique, des tarifs d’électricité en forte hausse, et une dépendance prolongée aux énergies fossiles.

En 2007, le Ghana découvre d’importants gisements de pétrole et de gaz en mer. Présentée comme une opportunité historique, cette manne attire l’appui de la Banque mondiale, qui a injecté près de 2 milliards de dollars dans le secteur depuis lors. L’un des projets phares est le champ gazier Sankofa, auquel la Banque apporte 1,2 milliard de dollars en financements et garanties dès 2015. Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de la Banque visant à restructurer le secteur énergétique du Ghana en s’appuyant sur des partenariats public-privé (PPP) et une ouverture accrue au capital privé.

Une transformation qui s’accompagne de contrats types incluant des clauses dites « take or pay » qui impliquent que le Ghana s’engage à payer un volume fixe de gaz, qu’il le consomme ou non. Et comme la demande d’électricité fluctue, et que certaines infrastructures de transport ou de transformation ne sont pas toujours opérationnelles, une partie du gaz livré n’est pas utilisée.

D’ailleurs, en 2021, une étude de la Chambre ghanéenne des distributeurs de produits pétroliers en vrac (CBOD) a montré que le pays accumule autour de 500 millions de dollars de dettes chaque année, à cause de ce deal.

Un mécanisme qui pousse à produire plus pour ne pas perdre encore plus

Pour éviter de perdre ce gaz payé d’avance, le pays est donc fortement incité à produire de l’électricité même quand ce n’est pas nécessaire ou optimal. Cela crée une surcapacité et pousse à faire tourner des centrales thermiques, souvent exploitées par des producteurs d’électricité indépendants (IPP), eux aussi sous contrat avec des clauses avantageuses, ce qui renchérit significativement le prix de l’électricité produite. Par conséquent, le Ghana subventionne massivement le secteur pour couvrir les pertes, et la population paie l’électricité plus cher, sans gain notable en fiabilité ou en accès universel.

L’obligation de payer à la fois le gaz non utilisé et l’électricité produite à des prix contractuellement fixés a plongé le pays dans une spirale d’endettement énergétique. La dette du secteur énergétique a affiché plus de 3 milliards de dollars fin 2024.

La Banque mondiale a promu un modèle standardisé centré sur l’investissement privé et l’exploitation rapide des ressources fossiles, sans prendre suffisamment en compte la capacité du pays à absorber ce type de contrats complexes. En cherchant à rendre le secteur plus attractif pour les investisseurs étrangers, elle a fait porter à l’Etat ghanéen l’essentiel des risques liés à ces projets, constate un rapport d’ActionAid Ghana et l’organisation de la société civile néerlandaise SOMO. Intitulé « Gaslighting Ghana : How World Bank-backed projects drive crippling energy debt and fossil fuel dependency in Ghana », le document poursuit qu’au lieu de construire un système énergétique public, stable et progressif, les réformes ont introduit des engagements financiers rigides, en décalage avec la réalité de la demande domestique, de la planification nationale et des infrastructures disponibles.

Ce fiasco arrive dans un contexte où la Banque mondiale envisage de revenir sur sa décision de 2017 d’arrêter de financer les projets gaziers en amont. Le cas ghanéen devrait servir d’avertissement. Pour les rédacteurs du rapport, il est impératif de mettre fin aux nouveaux projets fossiles, annuler la dette liée aux hydrocarbures et réorienter les financements internationaux vers des systèmes publics, renouvelables et résilients. Cela implique également de repenser le rôle des institutions financières internationales dans la transition énergétique du continent.

Olivier de Souza

Agence Ecofin

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