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À la Une

À la UneProvince

Drame minier à Rubaya : plus de 200 morts dans un éboulement sur un site pourtant classé zone rouge

by admin9775 5 mars 2026
written by admin9775

Un éboulement tragique survenu le 3 mars 2026 sur les sites miniers de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, a fait plus de 200 morts, dont environ 70 enfants mineurs, et de nombreux blessés, selon un communiqué du ministère des Mines.

De violentes pluies diluviennes ayant frappé la région ont provoqué un glissement de terrain qui a englouti plusieurs galeries minières, rendant les opérations de secours particulièrement difficiles dans cette zone actuellement sous contrôle de la rébellion AFC/M23.

Le gouvernement congolais a dénoncé avec fermeté les conditions d’exploitation « précaires imposées aux populations civiles dans ces zones hors de contrôle de l’État ». L’absence forcée du SAEMAPE et des services de régulation aurait privé les artisans miniers de tout encadrement sécuritaire élémentaire, accentuant leur vulnérabilité face à ce type de catastrophe.

Une mine déjà classée « zone rouge »

Cette tragédie a profondément attristé le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, qui s’était déjà opposé à la poursuite des activités sur ce site.

« Je suis dans la tristesse de présenter mes condoléances les plus sincères à toutes les familles éprouvées à la suite de l’événement qui vient encore de se produire. Nous devons mettre fin à cette comptabilité macabre. J’avais déjà classé cette mine en zone rouge, une zone où l’exploitation ne doit plus être autorisée afin d’éviter de telles tragédies », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, l’exécutif rappelle que le site de Rubaya avait été officiellement reclassé « zone rouge » par un arrêté ministériel du 12 février 2025, prorogé par un autre arrêté du 3 novembre 2025.

Cette décision, conforme aux normes de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et aux recommandations de l’Organisation de coopération et de développement économiques sur les chaînes d’approvisionnement responsables, interdit formellement toute exploitation et commercialisation des minerais provenant de cette zone à haut risque.

Des minerais liés aux violations des droits humains

Le communiqué du ministère précise que le classement en zone rouge vise également à signaler à la communauté internationale que les minerais de Rubaya sont « entachés de violations des droits humains, de travail forcé et de présence de groupes armés ».

Pour les autorités congolaises, cette mesure souligne l’urgence de protéger les populations civiles et de mettre fin aux activités minières dangereuses dans les zones de conflit.

Des mesures d’urgence annoncées

Afin de faire face à la catastrophe, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures d’urgence, notamment un suivi humanitaire assuré par la division délocalisée du ministère à Beni. Celle-ci collabore avec différents partenaires pour renforcer la protection des enfants et soutenir les opérations de secours.

Parallèlement, Kinshasa affirme poursuivre ses efforts pour « restaurer l’autorité de l’État » dans cette partie de l’Est du pays et mettre fin à l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Le ministère des Mines s’est enfin engagé à assurer la transparence sur l’évolution de la situation en publiant des mises à jour régulières « au fur et à mesure de l’identification des victimes », afin d’informer la population et la communauté internationale tout en coordonnant les interventions humanitaires dans cette région particulièrement fragile.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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5 mars 2026 0 comments
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À la UneMonde

Le Sénat américain refuse de limiter les pouvoirs de Donald Trump contre l’Iran

by admin9775 5 mars 2026
written by admin9775

Une résolution visant à limiter les pouvoirs de Donald Trump dans la guerre contre l’Iran a été rejetée mercredi 4 mars au Sénat américain, en raison du soutien robuste de la majorité républicaine pour l’opération américano-israélienne.

Fin janvier, avant même le déclenchement du conflit, le sénateur démocrate Tim Kaine avait introduit une résolution pour « ordonner le retrait des forces armées américaines des hostilités contre la République islamique d’Iran qui n’ont pas été autorisées par le Congrès ». Mais son initiative a été rejetée avec 53 voix contre et 47 pour. Comme prévu, les sénateurs républicains ont donc fait bloc derrière la Maison Blanche, rapporte notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. Un seul élu conservateur, Rand Paul, le libertarien du Kentucky, s’est rangé du côté démocrate en faveur de cette résolution. Mais ça n’a pas suffi à inverser le rapport de force.

Face à un président qui a étendu l’emprise du pouvoir exécutif sur le législatif depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, Tim Kaine, aux côtés de nombreux autres parlementaires démocrates, assurait vouloir réaffirmer l’autorité du Congrès, seul habilité par la Constitution des États-Unis à déclarer la guerre.

« Les Américains veulent que le président Trump fasse baisser les prix – pas qu’il nous entraîne dans des guerres inutiles et éternelles », avait déclaré le sénateur de Virginie dans un communiqué mardi, qui dénonce depuis samedi un conflit lancé de manière « illégale » par le républicain.

À l’issue mardi d’un briefing classé secret défense entre les sénateurs et notamment le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, sur la guerre contre l’Iran, Tim Kaine avait assuré à l’AFP qu’aucune preuve n’avait été présentée par le gouvernement sur l’existence d’une « menace imminente de l’Iran » contre les États-Unis.

Une question au cœur du débat

Cette question de « menace imminente » est au cœur du débat sur la légalité du déclenchement du conflit par Donald Trump. Car si le Congrès est le seul habilité à déclarer la guerre, une loi de 1973 permet au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d’urgence créée par une attaque contre les États-Unis. Dans sa vidéo annonçant l’opération samedi, Donald Trump avait justement évoqué une menace « imminente » posée selon lui par l’Iran, mais n’a pas convaincu l’opposition démocrate à ce sujet.

À la Chambre des représentants, une résolution similaire à celle de Tim Kaine au Sénat devrait être soumise au vote jeudi, mais un échec est là aussi attendu. « L’idée que nous retirions ce pouvoir à notre commandant en chef, le président, de finir le boulot est une perspective effrayante pour moi », avait affirmé lundi le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson. « C’est dangereux, et j’espère et je crois que nous avons suffisamment de voix pour rejeter cela », avait-il ajouté devant la presse au Capitole.

Un seul scénario semble pouvoir faire bouger les lignes : l’hypothèse de mobiliser des troupes au sol. Les Républicains indiquent que ce dans ce cas-là, ils seront particulièrement vigilants et qu’ils attendront de sérieuses explications de l’exécutif.

Après le Sénat, c’est à la Chambre des représentants de se prononcer à son tour ce jeudi sur les pouvoirs de guerre du président.

 Depuis samedi 28 février, Israël et les États-Unis mènent des frappes contre la capitale iranienne Téhéran. Le Guide suprême Ali Khamenei a été tué dans l’attaque israélo-américaine samedi. À la suite de cette annonce, la République islamique a déclaré 40 jours de deuil et sept jours fériés, mais ses obsèques, prévues ce mercredi 4 mars, ont été reportées. La télévision d’État iranienne a également rapporté dimanche la mort de quatre autres responsables. Les frappes ont continué dans différents pays de la région.

Israël a lancé dans la soirée de mercredi une nouvelle vague de frappes sur l’Iran. Jeudi matin, des explosions ont été entendues à Téhéran, selon l’agence de presse Tasnim. L’État hébreu se bat sur deux fronts,bombardant également le Liban et plus particulièrement les banlieues sud de Beyrouth, la capitale, ainsi que des régions à l’est du pays. Au moins 75 personnes sont mortes sous les bombardements israéliens au Liban.Le Hezbollah a affirmé que ses combattants étaient engagés dans des affrontements «directs » avec des soldats israéliens à six kilomètres de la frontière avec Israël.

Un sous-marin américain a coulé mercredi une frégate iranienne au large du Sri Lanka, dans l’océan Indien, tuant au moins 87 marins et faisant des dizaines de disparus. Le bâtiment iranien était le premier coulé par une torpille américaine depuis la Seconde Guerre mondiale.

RFI

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À la UneTribunes

Infractions numériques en RDC : Me Honoré Mvula Kabala appelle à renforcer les bases techniques de la justice digitale

by admin9775 5 mars 2026
written by admin9775

La récente communication du ministre de la Justice relative à la mise en œuvre des poursuites en matière d’infractions numériques marque une volonté claire de l’exécutif congolais de renforcer la lutte contre les abus commis sur les réseaux sociaux. L’initiative vise notamment à poursuivre systématiquement des faits tels que la diffusion de fausses informations, la diffamation, les injures, le harcèlement en ligne ou encore l’incitation à la haine.

Cette démarche traduit une préoccupation légitime : le cyberespace congolais ne peut constituer une zone de non-droit. Les libertés fondamentales, tout comme les responsabilités juridiques, doivent s’y appliquer avec la même exigence que dans l’espace physique. La protection de la dignité humaine, de la réputation des citoyens et de l’ordre public demeure une obligation pour l’État.

Cependant, l’efficacité d’une telle politique répressive ne saurait reposer uniquement sur l’affirmation d’une volonté politique, aussi déterminée soit-elle. En matière numérique, la question centrale reste celle de la preuve : son authenticité, son intégrité et sa traçabilité.

Dans l’environnement digital, les contenus peuvent être modifiés, manipulés ou supprimés avec une grande facilité. Dès lors, toute action judiciaire doit s’appuyer sur des mécanismes techniques solides permettant de garantir la fiabilité de la preuve électronique. Sans ces garanties, les procédures risquent de se heurter à des fragilités probatoires susceptibles d’affaiblir l’action publique devant les juridictions.

À cet égard, le Code du numérique de la République démocratique du Congo prévoit déjà plusieurs instruments structurants. Parmi eux figurent notamment l’autorité de certification ainsi que les dispositifs d’authentification sécurisée. Ces mécanismes ne sont pas accessoires : ils constituent le socle de la sécurité juridique dans l’écosystème numérique.

Une infrastructure de confiance numérique pleinement opérationnelle permettrait notamment d’assurer la certification des identités numériques, la fiabilité des signatures électroniques et la conservation sécurisée des preuves digitales. Autant d’éléments indispensables pour garantir que les poursuites engagées reposent sur des bases techniques incontestables.

La question dépasse donc le simple cadre de la répression. Elle renvoie à un enjeu plus large : celui de la souveraineté numérique de l’État congolais. Affirmer cette souveraineté implique non seulement de rappeler l’application de la loi dans l’espace numérique, mais aussi de mettre en place les infrastructures technologiques et institutionnelles capables d’en assurer l’effectivité.

Cela suppose également un investissement important dans la formation spécialisée des magistrats, des enquêteurs et des experts appelés à traiter les infractions numériques. La maîtrise des techniques de collecte, de conservation et d’analyse de la preuve électronique devient aujourd’hui une condition essentielle pour garantir l’efficacité de la justice dans l’univers digital.

De la même manière, la coopération internationale doit être renforcée afin de faire face aux infractions commises depuis l’étranger, phénomène fréquent dans le domaine du cybercrime.

La lutte contre la cybercriminalité constitue donc un chantier complexe qui exige une approche globale. Elle ne peut se limiter à l’énoncé de sanctions ou à la multiplication des poursuites. Elle doit s’inscrire dans une stratégie cohérente associant cadre juridique, infrastructures technologiques et renforcement des capacités institutionnelles.

C’est à cette condition que la répression des infractions numériques pourra s’exercer dans le respect du principe de légalité, de proportionnalité des peines et des droits de la défense, tout en garantissant une protection efficace des citoyens dans l’espace numérique.

Me Honoré Mvula Kabala
Chercheur en droit du numérique.

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À la UneCommunications politiques

Modeste Bahati Lukwebo dénonce un « complot » et réaffirme sa loyauté envers Félix Tshisekedi

by admin9775 5 mars 2026
written by admin9775

Le deuxième vice-président du Sénat et président national de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) a animé, mercredi 4 mars 2026, une conférence de presse consacrée à plusieurs dossiers brûlants de l’actualité en République démocratique du Congo.

Au centre de son intervention : la dénonciation d’un « complot » contre sa personne, la question d’une éventuelle révision constitutionnelle, le débat autour du mandat ou de la mission présidentielle, son soutien à l’accord de Washington et la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Une « cabale » autour d’un dossier brassicole à Bukavu

Modeste Bahati affirme être la cible d’une « cabale montée par des officines » en lien avec l’acquisition de la succursale d’une société brassicole à Bukavu, auprès d’une entreprise néerlandaise.

Il dénonce un « rapport erroné » le présentant comme actionnaire d’une société ayant racheté cette entité.

« Cette information est fausse et infondée. J’ai décidé de saisir la justice pour rétablir mon honneur et ma réputation », a-t-il déclaré.

Originaire d’une province fortement touchée par le conflit armé, il juge « inconcevable » qu’on puisse l’associer à des intérêts liés, selon lui, aux zones sous contrôle de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars, qu’il accuse d’être soutenus par le Rwanda.

Il y voit une tentative de le diaboliser et de l’opposer au chef de l’État, à qui il réaffirme sa « loyauté » et son « apport politique et stratégique ».

Deux ministres invités à s’expliquer

Pour toute précision sur ce dossier, le sénateur renvoie vers le ministre des Finances, Doudou Fwamba, et celui de la Coopération régionale, Floribert Anzuluni.

Soutien à l’accord de Washington

Modeste Bahati a exprimé son soutien à l’accord de Washington ainsi qu’aux initiatives diplomatiques en cours, saluant la « diplomatie agissante » de Félix Tshisekedi. Il appelle les Congolais à accompagner le président dans ses efforts pour le retour de la paix.

Cessez-le-feu : crainte d’une partition

Concernant le cessez-le-feu dans l’Est, il met en garde contre un statu quo militaire qui pourrait, selon lui, favoriser une forme de balkanisation.

« Aujourd’hui, une bonne partie du Nord-Kivu et du Sud-Kivu est occupée et administrée par l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda. Ceux qui soutiennent le statu quo appuient la partition de notre pays », a-t-il averti.

Il plaide pour l’application stricte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui exige notamment le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.

Mandat ou mission présidentielle ?

Sur la polémique autour du mandat ou de la mission du président de la République, le leader de l’AFDC-A dénonce un « débat stérile », estimant que certains acteurs politiques cherchent à flatter le chef de l’État.

Il précise toutefois que si la question est officiellement soumise au sein de l’Union sacrée de la nation, elle pourrait être examinée dans un cadre institutionnel approprié.

Dialogue après le retrait des troupes étrangères

Sans exclure l’idée d’un dialogue politique, Modeste Bahati estime que l’urgence demeure sécuritaire :

« La priorité, c’est d’abord le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. Après, nous pourrons parler entre nous, Congolais. »

Mise en garde aux « courtisans »

En conclusion, le deuxième vice-président du Sénat a mis en garde ceux qu’il accuse de stigmatiser certains dirigeants pour se rapprocher des cercles du pouvoir.

« Qu’ils se rappellent du passé récent et qu’ils ne s’exposent pas au retour de la manivelle », a-t-il prévenu.

Bahati Lukwebo affirme que, pendant que le pays souffre de la gouffre, certaines personnes à Kinshasa cherchent à le salir. Modeste Bahati Lukwebo lâche une vérité et dit haut ce que les autres murmurent : « le pays n’a pas un problème de textes, mais un problème d’hommes »

Par Marius Bopenga
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À la UneReligion

Japon: la dissolution de la secte Moon confirmée en appel

by admin9775 4 mars 2026
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Au Japon, la Haute Cour de Tokyo a ordonné la dissolution immédiate de l’aile nippone de « l’Église de l’Unification », autrement dit, de la secte Moon, reconnue coupable d’avoir ruiné d’innombrables de ses adeptes japonais en les contraignant à lui faire des dons exorbitants.

La secte Moon a perdu son appel contre la décision datant de mars 2025 d’un tribunal japonais de la dissoudre juridiquement. Le gouvernement japonais avait en effet saisi la justice fin 2023 pour obtenir la révocation de son statut d’organisation religieuse, à l’issue d’une enquête après l’assassinat de Shinzo Abe en juillet 2022.

Selon le jugement, la secte perd donc tous les avantages financiers, fiscaux, notamment, bénéficiant aux organisations religieuses, puisqu’elle n’est plus reconnue comme telle. Ses avoirs vont également être liquidés. Cela ne l’empêchera toutefois pas de poursuivre ses activités.

Fondée en 1954 en Corée du Sud par Sun Myung Moon, l’Église s’est fortement développée dans les années 1970 et 1980, y compris au Japon, et est accusée d’imposer des objectifs de dons à ses adeptes.

Large soutien des Japonais à la décision

Dans les rues de Tokyo, les passants saluent la décision de la Haute Cour, comme le raconte le correspondant de RFI au Japon, Bruno Duval. « Ce n’était pas des religieux mais des prédateurs, qui se sont rendus coupables d’escroquerie et d’extorsion de fonds en bande organisée. Ils ne méritaient aucune pitié », dit l’un d’eux.  « Ils ont fait tant de mal à notre pays et pendant si longtemps : cette dissolution était inévitable », constate une autre. « La liberté de culte, c’est un fondement de la démocratie, oui, mais, là, ce n’était plus possible: ne rien faire, c’eût été de la non-assistance à des adeptes en danger », assure un homme. 

Un couple dénonce un deux poids, deux mesures. « Juste une dissolution administrative, aucune sanction pénale… : ils s’en tirent bien, eux », dit l’homme. « En revanche, l’homme qui mit en lumière les dérives de cette secte a été condamné à la prison à vie: il n’a bénéficié d’aucune circonstance atténuante alors pourtant qu’il en a été victime », reprend une femme. 

Fin janvier, à l’issue d’un procès qui, pendant trois mois, passionna le pays, la réclusion criminelle à perpétuité a été infligée à Tetsuya Yamagami, qui, il y a quatre ans, assassina l’ex-Premier ministre Shinzo Abe, à qui il reprochait ses liens – avérés – avec la secte Moon : un mouvement qui avait ruiné sa propre famille, sa mère, adepte depuis 35 ans, lui ayant fait des dons d’un montant considérable. Le groupe peut encore saisir la Cour suprême nippone.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

RDC : durcissement annoncé contre les abus sur les réseaux sociaux

by admin9775 4 mars 2026
written by admin9775

L’exécutif de la République démocratique du Congo annonce un renforcement de la répression des infractions commises en ligne. À travers un communiqué publié le 3 mars, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, affirme que plusieurs délits numériques feront désormais l’objet de poursuites systématiques, y compris lorsque leurs auteurs se trouvent à l’étranger.

Infractions visées

Sont notamment concernées :

  • la propagation de fausses informations (fake news) ;
  • la diffamation et les injures ;
  • le harcèlement en ligne ;
  • les menaces ;
  • l’incitation à la haine ;
  • les atteintes à la vie privée et à la dignité.

Le garde des Sceaux rappelle que l’usage de plateformes telles que TikTok, Facebook, X (ex-Twitter) ou WhatsApp doit s’exercer dans le strict respect du cadre légal national.

Il cite notamment le Code du numérique, le Code pénal congolais et les dispositions constitutionnelles relatives aux droits fondamentaux. Si la liberté d’expression est garantie par la Constitution, elle ne saurait, selon lui, couvrir des actes constitutifs d’infractions ni justifier des atteintes à la dignité humaine, à la réputation d’autrui ou à l’ordre public.

Instructions fermes aux magistrats

Guillaume Ngefa demande aux procureurs généraux près les Cours d’appel, aux procureurs de la République et aux auditeurs supérieurs des juridictions militaires d’assurer l’application effective des poursuites liées aux infractions numériques.

Chaque action judiciaire devra :

  • reposer sur une base légale claire ;
  • être dûment motivée ;
  • respecter le principe de proportionnalité des peines ;
  • garantir le droit à un procès équitable.

Les magistrats sont également invités à se référer aux standards internationaux en matière de liberté d’expression et de lutte contre les discours de haine.

Mesures complémentaires

Les instructions prévoient notamment :

  • le recours, sous contrôle judiciaire, au retrait, blocage ou à la suspension de contenus manifestement illicites ;
  • l’activation de mécanismes de coopération judiciaire internationale si les auteurs présumés se trouvent hors du territoire national ;
  • la protection effective des victimes, avec enquêtes diligentes, confidentialité si nécessaire et prévention de toute revictimisation.

Constat du chef de l’État

Lors du dernier Conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a déploré ce qu’il qualifie d’« anarchie » et de « délinquance » sur les réseaux sociaux en RDC, évoquant la multiplication des injures, accusations mensongères et discours de haine.

Pour l’exécutif, les plateformes numériques, loin de servir exclusivement des finalités positives, deviennent de plus en plus des vecteurs de désinformation, de manipulation de l’opinion et d’incitation à la division, menaçant la cohésion nationale et la stabilité sociale.

À travers cette mise en garde, Kinshasa affirme vouloir établir un équilibre entre la protection des libertés fondamentales et la répression des abus, afin de faire du cyberespace congolais un espace « sûr, responsable et respectueux de la loi ».

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Denis Mukwege : des sanctions « nécessaires mais insuffisantes »

by admin9775 4 mars 2026
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Au lendemain des sanctions annoncées le 2 mars par le Département du Trésor des États-Unis contre les Forces de défense rwandaises (RDF) et quatre de leurs hauts responsables, Denis Mukwege estime que ces mesures constituent un pas important, mais ne suffiront pas à mettre fin à la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo.

Le prix Nobel de la paix voit dans cette décision de l’administration de Donald J. Trump un signal fort adressé à Kigali, qu’il accuse d’être engagé, aux côtés du Mouvement du 23 mars (M23), dans une « guerre illégale d’agression et d’occupation » depuis novembre 2021.

Appel à des sanctions coordonnées

Toutefois, l’ancien candidat à la présidentielle de 2023 insiste : ces sanctions ne produiront d’effet durable que si elles sont relayées par d’autres puissances.

Le président de la Fondation Panzi appelle ainsi les partenaires internationaux à :

  • reconsidérer leurs relations avec le Rwanda ;
  • adopter des sanctions coordonnées ;
  • isoler « politiquement, diplomatiquement et économiquement » le régime de Kigali.

Selon lui, seule une pression multilatérale cohérente permettra de modifier le rapport de force sur le terrain.

Application de la résolution 2773

Denis Mukwege plaide également pour l’application stricte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui exige :

  • un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel ;
  • le retrait des forces rwandaises du territoire congolais ;
  • la fin du soutien au M23 ;
  • le démantèlement des administrations parallèles mises en place dans les zones occupées.

Il estime que la communauté internationale ne peut plus différer le respect du droit international et appelle à cibler, si nécessaire, les plus hauts responsables impliqués.

Pressions économiques et diplomatiques

Le gynécologue souligne que le Rwanda demeure fortement dépendant de l’aide extérieure, ce qui le rend vulnérable à des pressions internationales coordonnées. Il cite l’exemple de la crise de 2012-2013, qui s’était conclue après une forte implication diplomatique américaine.

Il va plus loin en suggérant que ces sanctions pourraient logiquement entraîner une remise en question du rôle du Rwanda comme pays contributeur aux opérations de maintien de la paix des Nations unies.

Denis Mukwege exhorte également l’Union européenne, ainsi que certains États membres comme la France et la Pologne, à suspendre leur coopération sécuritaire et militaire avec Kigali et à geler toute aide budgétaire directe.

Kinshasa applaudit, Kigali proteste

Du côté de Kinshasa, les autorités congolaises saluent ces sanctions, les qualifiant de « signal clair » en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.

À l’inverse, Kigali déplore des mesures « unilatérales » qui, selon lui, déforment les faits du conflit et ciblent injustement une seule partie au processus de paix.

Dans ce contexte diplomatique tendu, Denis Mukwege conclut que « le respect du droit international doit prévaloir pour restaurer la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs africains », appelant à une réponse internationale à la hauteur des enjeux sécuritaires et humanitaires.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Le Kenya administre les premières injections d’un traitement préventif contre le VIH

by admin9775 4 mars 2026
written by admin9775

Le Kenya a officiellement lancé, jeudi 26 février 2026, l’utilisation d’un nouveau traitement préventif contre le VIH, le lénacapavir, injectable deux fois par an, et considéré comme un progrès immense par rapport aux traitements nécessitant la prise quotidienne d’une pilule. Dans ce pays, la prévalence du VIH est d’environ 3,7% à l’échelle nationale mais atteint 10% dans certaines régions. Ce traitement, recommandé par l’OMS en option supplémentaire de PrEP, était donc très attendu sur place. Quinze comtés ont été sélectionnés en priorité pour la première phase.

Samson Mutua ne cache pas sa joie. Ce livreur de 27 ans est le premier à avoir reçu une injection de lénacapavir dans un hôpital du quartier populaire de Kawangware, à Nairobi. Il avait commencé à prendre la PrEP sous forme de pilule en 2017. « Avoir des rapports sexuels non protégés avec quelqu’un qui n’a pas été testé, c’est un comportement à risque, et c’est ce que je faisais, confie-t-il. J’ai donc commencé à prendre la PrEP. C’est une protection supplémentaire. Mais il m’arrivait parfois d’oublier. J’ai arrêté et repris le traitement à plusieurs reprises. Désormais, avec l’injection, je me sens très protégé, car je le suis pour six mois. »

Daisy Oside vient, elle aussi, de recevoir son injection. Comme Samson, cette Kényane de 28 ans a commencé la PrEP il y a neuf ans, après la naissance de sa fille. Mais l’adhésion au traitement n’a pas toujours été simple. Au Kenya, 41% des nouvelles infections au VIH concernent des jeunes âgés de 15 à 24 ans. Daisy dénonce une stigmatisation qui persiste. « Le partenaire que j’avais à l’époque n’était pas ok avec la PrEP, déplore-t-elle. J’étais obligée de la prendre en cachette. Quand des amis venaient chez moi, il fallait se justifier. Avec le lénacapavir, c’est différent. Une fois l’injection faite, c’est dans mon corps. Je n’ai pas besoin d’en parler à qui que ce soit, sauf si je le souhaite. »

Le traitement est disponible gratuitement dans certains établissements de santé publics. Le Kenya a reçu un premier lot de 21 000 doses de lénacapavir la semaine précédente, dans le cadre d’un accord conclu avec son fabricant américain, Gilead Sciences, et le Fonds mondial de lutte contre le sida. D’autres doses sont attendues dans les prochains mois. L’Afrique du Sud, la Zambie, l’Eswatini et le Zimbabwe ont aussi déjà lancé l’utilisation de ce nouveau traitement.

« Ce qui rend le lénacapavir différent, c’est sa simplicité »

Le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, a, lui, salué « un moment d’espoir pour des milliers de familles » : « Nous introduisons le lénacapavir à un moment où de nombreux jeunes continuent à faire face au risque d’infections. Environ 1,4 million de Kényans vivent avec le VIH. Chaque année, de nombreuses nouvelles infections continuent à survenir. Ce qui nous inquiète le plus, c’est qu’une part importante de ces nouvelles infections concerne les moins de 24 ans. »

Il poursuit : « Ce qui rend le lénacapavir différent, c’est sa simplicité : il n’est administré que deux fois par an. Pour beaucoup de personnes, se souvenir de prendre un traitement quotidien peut être difficile. La vie est chargée, les gens voyagent, les jeunes peuvent craindre la stigmatisation. Une injection tous les six mois réduit ce fardeau et offre une option de prévention plus discrète et facile à gérer. »

Aden Duale rappelle toutefois : « Le lénacapavir ne remplace pas les méthodes de prévention existantes, il les renforce. La prévention est la plus efficace lorsque les gens ont des choix. »

RFI

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À la UnePolitique

Sanctions américaines : la République démocratique du Congo salue, le Rwanda conteste

by admin9775 2 mars 2026
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement salué, lundi 2 mars 2026, la décision des États-Unis d’imposer des sanctions aux Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi qu’à plusieurs de leurs hauts responsables, pour leur implication présumée aux côtés du Mouvement du 23 mars (M23) dans les opérations militaires menées dans l’est congolais.

Kinshasa : « un signal fort » en faveur de la souveraineté

Pour Kinshasa, cette décision prise par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), relevant du Département du Trésor des États-Unis, constitue un signal fort en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.

Dans un communiqué officiel, le gouvernement congolais estime que ces sanctions confortent les principes inscrits dans les accords diplomatiques en cours et rappellent la nécessité d’une cohérence entre les engagements internationaux et la réalité sur le terrain.

Les autorités soulignent que la stabilisation durable de l’Est du pays et de la région des Grands Lacs passe par :

  • la cessation de tout soutien aux groupes armés ;
  • le respect strict du droit international.

Kinshasa a également exprimé sa reconnaissance envers Washington pour son implication constante dans les efforts de restauration de la paix, encourageant les États-Unis à poursuivre leur engagement en faveur d’une solution durable à la crise sécuritaire.

Kigali : « sanctions unilatérales et partiales »

De son côté, le Rwanda a vivement réagi, déplorant des sanctions « unilatérales » visant injustement une seule partie au processus de paix.

Kigali affirme que la décision américaine « déforme la réalité » du conflit dans l’est de la RDC. Les autorités rwandaises dénoncent notamment :

  • des attaques de drones et des offensives terrestres qu’elles attribuent à la RDC, les qualifiant de violations des accords de cessez-le-feu ;
  • la présence, au sein de la coalition congolaise, de mercenaires étrangers, de milices locales dites « Wazalendo » et des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), que Kigali considère comme une milice génocidaire.

Le Rwanda affirme rester engagé dans la mise en œuvre des accords de Washington et conditionne le retrait de ses forces à des mesures « irréversibles et vérifiables » de la part de la RDC concernant la neutralisation des FDLR et des groupes associés.

Une tension diplomatique persistante

Ces réactions opposées illustrent la profondeur des divergences entre Kinshasa et Kigali, malgré les initiatives diplomatiques récentes impliquant notamment les États-Unis.

Alors que la RDC voit dans ces sanctions une reconnaissance internationale de ses positions, le Rwanda y perçoit une décision déséquilibrée susceptible de fragiliser davantage un processus de paix déjà précaire dans la région des Grands Lacs.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Washington sanctionne les Forces de défense rwandaises et quatre hauts responsables

by admin9775 2 mars 2026
written by admin9775

Le Office of Foreign Assets Control (OFAC), relevant du Département du Trésor des États-Unis, a annoncé l’imposition de sanctions contre les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que contre quatre de leurs hauts responsables militaires.

Selon le document publié par Washington, les RDF soutiendraient activement, entraîneraient et combattraient aux côtés du Mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé déjà sanctionné par les États-Unis et les Nations unies, accusé de violations graves des droits humains et responsable d’une crise massive de déplacements dans l’est de la République démocratique du Congo.

Les autorités américaines affirment que les offensives du M23, notamment lors des prises de Goma et Bukavu, ainsi que de sites miniers stratégiques, n’auraient pas été possibles sans le soutien opérationnel direct et la complicité de la RDF.

Les quatre responsables sanctionnés

Les personnes désignées sont :

  • Vincent Nyakarundi, chef d’état-major de l’armée rwandaise ;
  • Ruki Karusisi, général de division et commandant de la 5ᵉ division d’infanterie ;
  • Mubarakh Muganga, chef d’état-major de la défense ;
  • Stanislas Gashugi, commandant des forces d’opérations spéciales depuis mars 2025.

Ils sont sanctionnés en vertu du décret exécutif 13413, tel que modifié, pour leur rôle présumé dans des actions menaçant la paix, la sécurité ou la stabilité de la RDC.

Accusations détaillées

Washington affirme que des milliers de soldats rwandais seraient déployés dans l’est de la RDC et que la RDF aurait introduit des équipements militaires avancés, notamment des systèmes de brouillage GPS, des systèmes de défense aérienne et des drones.

Le Trésor américain évoque également des exécutions extrajudiciaires, arrestations arbitraires et actes de torture commis par le M23 avec l’appui rwandais. En contrepartie de ce soutien, Kigali aurait obtenu un accès à des zones minières stratégiques.

Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré :

« Nous exigeons le retrait immédiat des troupes, des armes et du matériel des Forces de défense rwandaises. »

Cette annonce intervient quelques jours après une rencontre à Washington entre le président américain Donald J. Trump, le président congolais Félix Tshisekedi et le président rwandais Paul Kagame, dans le cadre des « Accords de Washington » sur la paix et la prospérité.

Implications des sanctions

Les sanctions impliquent le gel de tous les biens et intérêts des personnes désignées situés aux États-Unis ou contrôlés par des entités américaines. Toute transaction impliquant ces personnes ou entités est en principe interdite sans autorisation spécifique de l’OFAC.

Les violations peuvent entraîner des sanctions civiles ou pénales, y compris à l’encontre d’acteurs étrangers facilitant des transactions prohibées.

Washington souligne toutefois que l’objectif des sanctions n’est pas punitif, mais vise à induire un changement de comportement et à favoriser la stabilité dans la région des Grands Lacs.

Par Marius Bopenga
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