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À la Une

À la UneAfrique

Le Rwanda arrête Victoire Ingabire, principale opposante à Paul Kagame, accusée de complot

by admin9775 20 juin 2025
written by admin9775

Au Rwanda, la principale opposante à Paul Kagame a été arrêtée jeudi 19 juin. Victoire Ingabire est accusée d’avoir joué un rôle dans une affaire de déstabilisation de l’État ouverte en 2021. L’opposante s’était exprimée devant le tribunal juste avant son arrestation, niant en bloc toute implication dans ce complot.

Selon un communiqué du Bureau d’enquête du Rwanda, Victoire Ingabire est menacée d’être inculpée pour « associations de malfaiteurs et incitation publique à s’opposer au gouvernement ». L’un de ses proches raconte que la perquisition de son domicile et son arrestation se sont déroulées en fin de journée, peu de temps après son audition devant le tribunal.

L’opposante de 56 ans est citée dans l’affaire Sylvain Sibomana, ancien secrétaire général de son précédent parti. Avec huit autres personnes arrêtées en 2021, il est accusé d’avoir organisé des réunions, dont l’objectif était de renverser le pouvoir, clament les autorités rwandaises. En cause notamment, la lecture du livre d’un écrivain serbe intitulé Comment faire tomber un dictateur, quand on est seul, tout petit et sans arme.

Victoire Ingabire est soupçonnée d’avoir joué un rôle dans l’organisation de ces réunions avec ses sympathisants. Ce qu’elle nie en bloc. Lors de l’audience jeudi, elle a notamment avancé que les activités de son parti, qui n’a jamais pu être enregistré officiellement, sont d’ailleurs au point mort.

Pour l’un de ses avocats internationaux, son arrestation intervient à quelques mois de la fin de sa peine actuelle. Arrêtée en 2010, elle avait été condamnée à quinze ans de prison pour « conspiration contre les autorités et minimisation du génocide de 1994 ». Elle avait été libérée au bout de huit ans, après une grâce de Paul Kagame.

Malgré cette grâce, elle est restée interdite de se présenter aux élections. En mars 2024, elle a perdu son recours pour lever cette interdiction et participer au scrutin présidentiel.

RFI

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À la UneDiaspora

Plus de 4 000 membres des forces de l’ordre mobilisées mercredi et jeudi pour mener des contrôles dans les gares et les bus à la recherche de « clandestins », annonce Bruno Retailleau

by admin9775 20 juin 2025
written by admin9775

Personnalités politiques de gauche, syndicats et associations de défense des migrants ont dénoncé « une opération xénophobe prenant pour bouc émissaire les plus précaires parmi les précaires ».

Quelque 4 000 forces de l’ordre seront mobilisées mercredi 18 juin et jeudi 19 juin, lors d’opérations de contrôle nationales dans les gares et les bus contre l’immigration illégale, a annoncé mercredi le ministre de l’intérieur.

« Dans ces quarante-huit heures, on va mobiliser 4 000 gendarmes, des policiers, des douaniers, des forces Sentinelle pour interpeller des clandestins », a détaillé Bruno Retailleau sur les médias réactionnaires Cnews et Europe 1. « Depuis le début de l’année, nous en avons interpellé 47 000 », a affirmé le ministre, qui a fait de la lutte contre l’immigration son thème de prédilection.

Dans une note adressée notamment aux préfets, consultée par l’Agence France-Presse (AFP), le ministre de l’intérieur a donné des instructions pour que soit menée une opération nationale de contrôle « des trains à destination des pays voisins et des grandes métropoles françaises, en arrivée comme en départ ».

Celui qui est aussi le chef de file des Républicains a vanté dans ce document une « augmentation conséquente d’interceptions d’ESI [étrangers en situation irrégulière] ces dernières semaines (+ 28 %) » et une « opération nationale de contrôle des flux », menée les 20 et 21 mai, ayant débouché sur plus de 750 interpellations.

Mercredi, le ministre de l’intérieur a déclaré avoir « réintroduit de façon beaucoup plus serrée qu’avant » le contrôle aux frontières, avec une « force frontière » composée de policiers, de gendarmes, de douaniers et de militaires. « Ce que je veux dire, c’est que les clandestins ne sont pas les bienvenus en France, de la façon la plus ferme et la plus définitive », a-t-il insisté.

« Une grande campagne de discrimination raciale »

La mesure a été dénoncée à gauche et par les associations de défense des migrants. « Le ministre de l’intérieur lance une grande campagne de discrimination raciale et d’abus de pouvoir. Ce n’est pas écrit comme ça, mais on le sait (et comme il en est très fier, il le dit à tout le monde) », a dénoncé, sur X, l’association Utopia 56. Le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) a dénoncé « une opération xénophobe prenant pour bouc émissaire les plus précaires parmi les précaires. »

Au moment où le premier ministre, François Bayrou, doit célébrer, au mont Valérien, le 85e anniversaire de l’appel du général de Gaulle, la députée communiste des Hauts-de-Seine, Elsa Faucillon, a souligné : « L’appel du 18 juin de Retailleau : organiser une chasse aux étrangers dans les trains ! ». Le député France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis Thomas Portes a dénoncé « une grande traque aux étrangers dans les gares et les trains de tout le pays », précisant que cela lui « rappel[ait] les heures sombres de notre pays ».

Plusieurs syndicats (CGT, Solidaires et FSU) ont fustigé ce dispositif. Ces opérations « s’apparentent à des rafles », ajoute leur communiqué, déplorant une « escalade nauséabonde visant des travailleurs et travailleuses qui se rendent sur leur lieu de travail et qui aujourd’hui et demain, un peu plus que d’habitude, le feront la peur au ventre ».

Depuis qu’il a été nommé Place Beauvau, M. Retailleau occupe le terrain médiatique pour se positionner en pourfendeur d’une société multiculturelle. Il multiplie les annonces contre les migrants et les associations d’aide à ces derniers. Moins d’un an après la promulgation de la loi Darmanin sur l’immigration, le ministre de l’intérieur a annoncé une nouvelle loi sur le sujet en 2025.

Le 23 janvier, M. Retailleau a diffusé une nouvelle circulaire visant à durcir les critères de régularisation, en demandant aux préfets de privilégier les travailleurs dans les métiers en tension et d’exiger sept années de présence en France pour tous les autres. Depuis sa prise de fonction à Matignon, François Bayrou va dans le même sens, exprimant la nécessité de maîtriser l’immigration et réclamant un débat sur le droit du sol.

Le Monde

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À la UneEconomie

Le secteur du diamant s’unit pour redorer l’image des pierres naturelles

by admin9775 20 juin 2025
written by admin9775

Plusieurs producteurs de diamants africains ont décidé de s’unir pour promouvoir le diamant naturel. Une déclaration de principe a été signée mercredi à Luanda, en Angola. Les pays s’engagent à verser 1% de leurs revenus annuels liés à la vente de diamants bruts au Conseil du diamant naturel (NDC).

Le Conseil du diamant naturel (NDC) est une structure à but non lucratif qui a, depuis plusieurs années, pour mandat de faire la promotion du diamant. Mais avec les sanctions contre la Russie, les financements russes, qui étaient parmi les plus importants avec ceux du géant De Beers, se sont taris. L’accord de Luanda qui vient d’être signé vise donc à relancer la dynamique en collectant des fonds pour une campagne marketing mondiale en faveur des pierres naturelles exclusivement, par opposition à celles fabriquées en laboratoire. Ces opérations de promotion se veulent « génériques », a priori donc sans mention d’origine précise ou de marque, et cibleront « les principales régions consommatrices », selon le texte de l’accord.

Les signataires sont les principaux producteurs du continent africain, à savoir le Botswana, l’Afrique du Sud, l’Angola, la Namibie et la République démocratique du Congo. L’innovation, c’est que les acheteurs de diamants bruts d’Anvers regroupés au sein de l’AWDC et ceux de Dubaï (DMCC) ainsi que d’autres organisations professionnelles (GJEPC en Inde, ADPA) se sont associés à eux dans cette démarche. D’autres pays tels que la Centrafrique, le Liberia, le Zimbabwe ou encore la Côte d’Ivoire, et hors Afrique, le Canada pourraient plus tard rejoindre cette initiative. La Russie n’a volontairement pas été conviée par les organisateurs de la rencontre de Luanda.

Réaction à une crise de deux ans

Cela fait deux ans que l’ambiance n’est pas à la fête dans la filière. Après la reprise des affaires post-Covid, le marché a été miné par le ralentissement économique général, par la concurrence des diamants synthétiques vendu à des prix toujours plus bas, par l’absence de dynamisme sur le marché chinois et par la guerre commerciale initiée par Donald Trump qui a paralysé la demande aux États-Unis, le pays où l’on achète le plus de pierres précieuses. « Même si la consommation reprend petit à petit, l’incertitude sur les taxes douanières pèse toujours sur la demande américaine, d’autant qu’il y a aussi dans le pays d’énormes stocks de diamants importés par crainte qu’ils soient taxés et qu’il faut maintenant écouler », explique un représentant de l’industrie.

Face à la chute des prix du diamant, qui ont perdu entre 25 et 30% selon leur qualité et leur taille, plusieurs sociétés ont réduit leur production. La dernière en date, n’est autre que De Beers qui a baissé mi-juin ses objectifs de 2025 à 15 millions de carats, soit 5 millions de carats de moins que le dernier chiffre qui avait déjà été révisé. « Il a fallu que la crise devienne vraiment aigüe pour que les pays et les industriels se réunissent et décident de débloquer des fonds », résume notre interlocuteur pour qui cette volonté est le signe d’une prise de conscience de l’urgence qu’il y a à agir en faveur de la promotion des diamants naturels.

L’intérêt de l’Angola

L’Angola, qui a chapeauté la signature de l’accord, est en passe de prendre la troisième place des producteurs mondiaux derrière les deux géants que sont le Bostwana et la Russie. « C’est quasiment le seul pays où la prospection est active et où l’on découvre encore de nouvelles mines, à l’instar de celle très prometteuse de Luele inaugurée il y a un an et demi », précise un expert de la filière. L’Angola a donc tout intérêt à ce que la demande reparte et à ce que les prix remontent. Tout comme De Beers, la compagnie minière d’État angolaise a annoncé, sans attendre, une contribution de 8 millions de dollars au pot commun – soit 1% de ses exportations de pierres brutes du 1er semestre, preuve de volonté de relancer rapidement le secteur, pour les géants miniers.

RFI

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À la UnePolitique

Accord de paix RDC-Rwanda : l’intégration des rebelles dans l’armée, une solution à haut risque

by admin9775 20 juin 2025
written by admin9775

Les délégations techniques de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda ont paraphé, mercredi, le texte d’un accord de paix prévoyant l’intégration conditionnelle des combattants armés dans les forces régulières. Ce compromis, qui doit être signé le 27 juin sous l’égide des États-Unis, suscite autant d’espoirs que de vives inquiétudes. En effet, Kinshasa craint que ce mécanisme ne reproduise les erreurs du passé, notamment les infiltrations des rebelles au sein de l’armée congolaise, comme lors de la guerre contre le M23.

Un précédent dangereux : les infiltrations du M23 dans l’armée congolaise

Lors des précédents accords, notamment ceux de 2013, plusieurs combattants du M23 avaient été intégrés dans les Forces armées de la RDC (FARDC). Cependant, cette mesure s’était soldée par des désertions massives et des retournements d’alliance, affaiblissant la cohésion des troupes gouvernementales. Certains ex-rebelles, une fois enrôlés, avaient même facilité des attaques ou transmis des informations sensibles à leurs anciens groupes.

Aujourd’hui, la RDC exige des garanties pour éviter un scénario similaire. « Nous ne pouvons pas répéter les mêmes erreurs. L’intégration doit être strictement encadrée pour empêcher toute infiltration ou sabotage », a déclaré une source sécuritaire congolaise sous couvert d’anonymat.

Comment éviter un nouvel échec ?

L’accord prévoit plusieurs garde-fous :

  • Filtrage rigoureux : Exclusion des combattants accusés de crimes de guerre ou de violations des droits humains.
  • Contrôle international : Supervision par des observateurs neutres (ONU, UA) pour garantir la transparence du processus.
  • Limitation des effectifs : Seuls certains combattants répondant à des critères stricts seront admis, avec un quota maximal.

Cependant, des voix critiques, notamment parmi les organisations de la société civile congolaise, doutent de l’efficacité de ces mesures. « Le M23 a déjà prouvé qu’il savait exploiter les failles des accords de paix. Sans un mécanisme de suivi indépendant, ce plan risque de légitimer l’impunité », alerte un défenseur des droits humains basé à Goma.

Un test pour la crédibilité de l’accord

Si cette intégration conditionnelle échoue, elle pourrait non seulement relancer les hostilités, mais aussi saper la confiance entre la RDC et le Rwanda. Les deux pays, ainsi que leurs partenaires internationaux, devront donc démontrer que cette fois, les leçons du passé ont bien été retenues.

La signature finale, prévue le 27 juin à Washington, marquera le début d’un processus fragile. Son succès dépendra de la volonté politique des deux parties… et de leur capacité à éviter les pièges qui ont fait échouer les précédentes tentatives de paix.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Les Etats-Unis lancent la campagne « Bâtir l’avenir ensemble » en RDC

by admin9775 20 juin 2025
written by admin9775

« Bâtir l’avenir ensemble », c’est l’intitulé de la nouvelle campagne des Relations publiques lancée mercredi 18 juin par l’Ambassade des États-Unis à Kinshasa.

Cette campagne vise à communiquer de manière claire et honnête l’étendue et la profondeur de l’engagement des États-Unis en RDC. Lors de cette campagne, il sera aussi question de mettre en lumière les étapes clés de la coopération existant entre les deux pays.

La RDC bénéfice de plusieurs programmes dans le cadre de cette coopération, notamment dans le domaine de l’agriculture, où 607.000 ménages ont vu leurs activités agricoles être améliorées.

Le domaine de la santé est aussi concerné, car les États-Unis ont financé, depuis 2003, le traitement de plus de 180 000 Congolais souffrant du VIH/SIDA.

Ce partenariat, conclu depuis l’accession du pays à l’indépendance, porte également des fruits dans l’entrepreneuriat où l’académie pour les femmes entrepreneurs, un établissement de droit américain dispense des formations en faveur des ressortissants de la République démocratique du Congo pour leur permettre de développer leur business.

Infrastructures du corridor de Lobito

Dans le domaine sanitaire, les investissements américains s’élèvent à 900 millions de dollars dont 600 millions. Ils ont été affectés à la lutte contre le paludisme, couvrant ainsi 40 pourcents de la population de la RDC et plusieurs millions pour la lutte contre les épidémies d’Ebola et de Mpox.

S’agissant de la croissance économique, le pays de l’oncle Sam a investi 4 milliards de dollars dans les infrastructures du corridor de Lobito, les chaines de valeur en minerais stratégiques et la lutte contre la pauvreté.

À travers cette nouvelle campagne et la réouverture du centre américain à Kinshasa, les USA réaffirment leur engagement indéfectible envers une RDC forte, souveraine et prospère.


Radio Okapi

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À la UneSociété

Affaire des 18 millions de dollars : un contrat d’armement trouble embarrasse la défense congolaise

by admin9775 20 juin 2025
written by admin9775

Un scandale financier lié à un marché d’armement présumé surfacturé secoue les hautes sphères de la défense congolaise. Au cœur de l’affaire : un acompte de 18 millions de dollars versé par la Banque Centrale du Congo pour un contrat qui ne fut jamais honoré.

Les faits :

  • Mi-janvier : la Banque Centrale verse 18 millions de dollars (50% du montant total) à Prince Invest Group pour l’achat de 50 000 roquettes RPG-7
  • Avril : Dani al-Achkar, homme d’affaires libanais lié à ce contrat, est arrêté à Kinshasa sur ordre du général Jean Roger Makombo, chef du renseignement militaire
  • Depuis son arrestation, l’homme d’affaires est maintenu au secret et pressé de rembourser l’acompte

Les zones d’ombre :

  1. Surfacturation suspectée : Une facture pro forma du fabricant révèlerait un prix unitaire bien inférieur à celui du contrat
  2. Flou contractuel : Les détails exacts du marché restent obscurs, notamment les intermédiaires impliqués
  3. Détention controversée : La mise au secret prolongée du businessman libanais soulève des questions sur les méthodes employées

Enjeux politiques :
Cette affaire met en lumière :

  • Les pratiques opaques dans les marchés d’armement congolais
  • Le rôle trouble de certains intermédiaires commerciaux
  • Les tensions au sein de l’appareil sécuritaire congolais

Le vice-Premier ministre chargé de la Défense tenterait personnellement de récupérer les fonds, révélant l’embarras des autorités face à ce contrat problématique. L’affaire intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans l’Est du pays, où les besoins en armement restent criants.

Questions en suspens :

  • Quels circuits financiers ont permis ce transfert de fonds important ?
  • Qui sont les véritables bénéficiaires de cette opération ?
  • Pourquoi le contrat n’a-t-il pas été honoré malgré le versement de l’acompte ?

Cette affaire risque de provoquer des remous dans les cercles du pouvoir, alors que la gestion des fonds de défense fait l’objet d’un examen minutieux de la part des partenaires internationaux de la RDC.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Retour au calme dans la ville de Beni après une vive tension mecredi

by admin9775 19 juin 2025
written by admin9775

La ville de Beni, dans le Nord-Kivu, a retrouvé son calme ce jeudi matin 19 juin après une vive tension, la veille, dans la matinée, à la suite d’un accident de la circulation impliquant un véhicule d’une agence humanitaire et une moto transportant deux passagers. L’incident s’est produit sur le boulevard Nyamwisi, provoquant une réaction violente des habitants.

Mercredi matin, les activités sont restées paralysées dans la ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, à cause des coups de feu tiré par la police en sommation pour disperser une foule qui tentait de détruire un véhicule humanitaire impliqué dans un accident de la route. 

Ces coups de feu tirés en l’air ont semé la panique dans une grande partie de la ville : des habitants ont fui en courant, et plusieurs commerçants ont précipitamment fermé leurs boutiques par crainte d’escalade.

Radio okapi

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À la UnePolitique

La RDC en plein bras de fer judiciaire avec l’héritage Kabila : enquêtes, enjeux et dérives

by admin9775 19 juin 2025
written by admin9775

Dans ce qui apparaît comme une vaste opération de nettoyage financier, les autorités congolaises intensifient depuis plusieurs mois leur traque des réseaux économiques liés à l’ancien président Joseph Kabila. Cette offensive judiciaire, présentée comme une lutte contre la captation des ressources nationales, prend des allures de règlement de comptes politique à l’approche des échéances électorales.

Au cœur du système minier

L’enquête se concentre particulièrement sur les rouages de l’industrie minière, secteur stratégique où se croisent intérêts économiques et influences politiques. Parmi les cibles figure en bonne place Médard Palankoy, avocat spécialiste des dossiers miniers dont les liens avec l’homme d’affaires controversé Dan Gertler et l’ancien cadre du « contrat du siècle » Moïse Ekanga en font un témoin clé. Sa détention prolongée depuis trois mois, tout comme celle d’un autre avocat non identifié, soulève des questions sur les méthodes employées.

Martin Kabwelulu, ancien ministre des Mines pendant plus d’une décennie, a également été soumis à un interrogatoire serré. Son long passage à la tête de ce portefeuille sensible en fait un témoin privilégié des mécanismes d’attribution des concessions minières sous l’ère Kabila.

Une justice sous tension

La procédure prend cependant un tour inquiétant avec l’implication du Conseil national de cyberdéfense, une structure présidentielle sans base légale qui servirait de centre de détention illégal. « Nous assistons à une dangereuse dérive sécuritaire qui instrumentalise la justice », dénonce un responsable d’ONG sous couvert d’anonymat. Plusieurs sources concordantes confirment que certains interrogatoires se dérouleraient dans ces locaux, en marge de tout cadre juridique établi.

L’ombre des ambitions politiques

Le timing de ces investigations alimente les spéculations. À quelques mois d’élections cruciales, le pouvoir actuel semble déterminé à démanteler les derniers bastions de l’ancien régime. « C’est un double jeu complexe », analyse un diplomate occidental. « D’un côté, il y a une réelle nécessité d’assainissement, mais de l’autre, on ne peut ignorer la dimension de calcul politique. »

Le défi de la crédibilité judiciaire

L’affaire pose en réalité une question fondamentale : la RDC parviendra-t-elle à concilier lutte contre la corruption et respect de l’État de droit ? Les méthodes employées risquent de discréditer l’objectif affiché. Comme le souligne un constitutionnaliste : « Sans transparence et sans garanties procédurales, ces enquêtes, aussi légitimes soient-elles, perdent toute valeur exemplaire. »

Dans ce pays où les richesses du sous-sol alimentent depuis des décennies les conflits de pouvoir, la frontière entre justice et instrumentalisation politique reste ténue. La communauté internationale observe avec attention cette épuration, espérant qu’elle ne se transforme pas en simple recomposition des réseaux d’influence au profit du nouveau pouvoir.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Démission fracassante du ministre de la Justice Constant Mutamba : un départ sous haute tension

by admin9775 19 juin 2025
written by admin9775

Le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, a officiellement remis sa démission au président de la République Félix Tshisekedi dans une lettre rendue publique ce mardi. Cette décision, communiquée également à la Première ministre Judith Suminwa et au président de l’Assemblée nationale, intervient dans un climat de fortes tensions politiques.

Dans sa missive, le ministre démissionnaire dresse un bilan exhaustif de son action tout en dévoilant des accusations gravissimes. « J’ai mis en œuvre des réformes courageuses dans un secteur judiciaire que vous-même, Monsieur le Président, aviez qualifié de malade », écrit-il en préambule, soulignant avoir œuvré pour la réhabilitation des droits des citoyens injustement lésés et la protection du patrimoine public contre les réseaux mafieux.

Parmi les réalisations phares de son mandat, Constant Mutamba cite la numérisation des juridictions commerciales, la redynamisation du Guichet Unique de Création d’Entreprise permettant désormais de créer une société en deux jours, ainsi que l’insaisissabilité des biens des entreprises publiques. Il rappelle également la création d’une commission spéciale chargée de veiller à la bonne exécution des décisions de justice.

Le ton se fait particulièrement grave lorsque l’ancien ministre évoque ce qu’il qualifie de « complot politique ourdi contre sa personne ». Dans des termes sans équivoque, il affirme : « Après avoir échappé à plusieurs tentatives d’empoisonnement et d’élimination physique, les réseaux mafieux, y compris ceux infiltrés au service de nos ennemis, ont réussi à m’humilier en raison de mon engagement ». Il va plus loin en établissant un lien direct avec la crise sécuritaire dans l’Est du pays : « Ce complot ne vise pas ma personne, mais cherche à désorganiser la riposte gouvernementale face à l’agression rwandaise ».

Face aux rumeurs de malversations financières qui circulaient à son encontre, notamment concernant le projet de construction de la prison centrale de Kisangani, l’ancien ministre se défend avec véhémence : « Je n’ai pris aucun dollar de l’État. Mon intégrité morale et ma fidélité aux valeurs républicaines restent intactes ».

Ce départ intervient à un moment critique pour le gouvernement Suminwa, alors que la RDC doit faire face à d’immenses défis sécuritaires et politiques. Les observateurs s’interrogent sur les répercussions de cette démission, d’autant que Constant Mutamba laisse entendre qu’il compte poursuivre son combat « pour une justice équitable et contre les agresseurs du pays » sous une autre forme.

Cette crainte d’accointances entre magistrat débout et magistrat assis anime beaucoup d’observateurs dans ce qui apparaît aujourd’hui comme un front entre le ministre d’Etat de la Justice en disgrâce, Constant Mutamba, et le corps de magistrats. Sa mise en accusation est considérée par certains comme un règlement des comptes des magistrats envers quelqu’un qui les a mis mal à l’aise.

La succession à la tête de ce ministère stratégique s’annonce délicate dans un contexte où les réformes judiciaires engagées sont plus que jamais nécessaires pour consolider l’État de droit. Cette crise ouverte au sein de l’appareil d’État pourrait bien marquer un tournant dans la vie politique congolaise.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Accord de paix entre la RDC et le Rwanda : les grandes lignes du préambule dévoilées

by admin9775 19 juin 2025
written by admin9775

Un préambule de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda a été rendu public ce jeudi 19 juin 2025, à l’issue de la deuxième phase des négociations organisées à Washington sous l’égide de l’administration américaine. Les délégations techniques des deux pays ont paraphé le texte en présence de la sous-secrétaire d’État américaine aux affaires politiques, Allison Hooker, en vue d’une signature ministérielle prévue le 27 juin prochain.

Les principaux engagements de l’accord

L’accord prévoit plusieurs mesures clés pour rétablir la stabilité dans la région. Les deux parties s’engagent à respecter l’intégrité territoriale de chacun et à mettre fin aux hostilités. Un désengagement progressif des forces militaires sera mis en œuvre, accompagné du désarmement des groupes armés opérant dans l’Est de la RDC. Certains combattants pourraient bénéficier d’une intégration conditionnelle sous réserve de critères à définir.

Un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire sera établi, s’appuyant notamment sur le Cadre opérationnel de coopération (CONOPS) du 31 octobre 2024. Par ailleurs, les deux gouvernements faciliteront le retour des réfugiés et des déplacés internes, tout en garantissant un accès humanitaire sans entrave aux organisations internationales. Enfin, un cadre de coopération économique régionale sera mis en place pour renforcer les échanges commerciaux et favoriser l’intégration.

Un accord sous surveillance américaine

La Maison Blanche a affirmé que les États-Unis veilleront à ce que les termes de l’accord soient strictement respectés par toutes les parties. Toutefois, malgré ces avancées diplomatiques, les affrontements se poursuivent dans l’Est de la RDC, où les FARDC et leurs alliés continuent de combattre la rébellion du M23, accusée d’être soutenue par Kigali.

Poursuites judiciaires et réformes économiques

Parallèlement aux négociations, les autorités congolaises ont engagé des poursuites contre les auteurs présumés de l’agression rwandaise dans l’Est du pays. Sur le plan économique, le gouvernement congolais a salué des réformes telles que la simplification des procédures de création d’entreprise, désormais possible en deux jours, ainsi que la modernisation du système judiciaire pour les affaires commerciales.

Prochaines étapes

La signature officielle de l’accord par les ministres des deux pays est attendue le 27 juin 2025. Si les engagements sont tenus, cet accord pourrait marquer un tournant dans les relations entre la RDC et le Rwanda, après des décennies de tensions. Cependant, la mise en œuvre effective des dispositions restera un défi, dans un contexte où la méfiance demeure profonde et où les violences persistent sur le terrain.

L’évolution de la situation sera à suivre dans les prochains jours, notamment à l’approche de la date-clé du 27 juin.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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