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À la Une

À la UneEconomie

Aide contre minerais : 6 pays africains ont signé des contrats de lobbying avec des firmes liées à Trump

by admin9775 19 juillet 2025
written by admin9775

Le rapport souligne que la forte réduction de l’aide américaine crée des conditions où les accords basés sur un « troc actifs stratégiques contre soutien » risquent d’être moins favorables aux pays à faible revenu, et plus ouverts à l’exploitation des ressources au détriment des populations locales.

Six Etats africains figurent parmi les 17 pays les moins avancés qui ont signé des contrats de lobbying avec des firmes proches du président américain Donald Trump, depuis les dernières élections américaines. Ce, dans l’espoir de conclure des accords offrant à la première puissance économique mondiale un accès à des ressources précieuses, notamment des minerais ou d’autres actifs stratégiques en échange d’un soutien humanitaire ou militaire.

L’information a été révélée par Global Witness, une ONG spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles des pays en développement et la corruption politique qui l’accompagne, dans un rapport publié le mercredi 9 juillet 2025, et intitulé « Revealed : Trump-linked firms cash in on mineral lobbying deals as US cuts aid ».

Ce document précise que l’Angola, la République démocratique du Congo (RDC), le Liberia, le Mozambique, le Rwanda et la Somalie ont engagé des firmes de lobbying dirigées par des personnalités proches du locataire de la Maison Blanche pour des montants de plusieurs millions de dollars, alors que Washington réduit drastiquement son aide aux pays les plus pauvres de la planète.

La valeur globale des contrats signés par les 17 pays s’élève à plus de 21 millions de dollars, selon les documents déposés par ces entreprises auprès du ministère américain de la Justice, en vertu de la loi sur l’enregistrement des agents étrangers (Foreign Agents Registration Act, FARA).

Les honoraires mensuels pour les contrats de lobbying peuvent atteindre des centaines de milliers de dollars. A titre d’exemple, Squire Patton Boggs, un cabinet ayant des liens établis avec le cercle Trump, perçoit 312 500 dollars par mois pour représenter l’Angola, tandis que le cabinet Ballard Partners, propriété de Brian Ballard, l’un des principaux contributeurs à la campagne Trump, perçoit 100 000 dollars par mois de la RDC, d’après les mêmes sources.

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Les USA sont le seul pays où le lobbying est régulé par la loi et où l’influence grandissante des acteurs de ce secteur sur les décideurs pousse depuis longtemps des pays étrangers à les engager pour tenter d’agir sur les décisions américaines qui pourraient les affecter de manière significative. Global Witness s’inquiète de la dynamique plus large qui est à l’origine de ces nouveaux contrats de lobbying.

« Nous assistons à une réduction spectaculaire de l’aide, combinée à une ruée explicite sur les minerais critiques et à la volonté de l’administration Trump de conclure des accords en échange d’une aide financière ou d’une assistance militaire. Ces dynamiques créent une situation potentielle où les transactions sont plus désespérées, moins favorables aux pays à faible revenu et plus ouvertes à l’exploitation des ressources au détriment des communautés impactées », a estimé Emily Stewart, responsable des politiques et des minerais de transition chez Global Witness.

IMAG2 copy copyEmily Stewart

Accès à des ports et des bases aériennes

L’analyse des contrats de lobbying révèle que sur les 17 pays qui ont signé ces documents, huit proposent de nouvelles opportunités d’investissement, dont plusieurs font écho à l’accord sur les ressources naturelles signé en avril 2025 avec l’Ukraine et qui accordera aux Etats-Unis des droits préférentiels sur les réserves de minerais, de pétrole et de gaz en échange d’un soutien dans la guerre contre la Russie.

Comme l’Ukraine, neuf pays ayant signé de nouveaux contrats de lobbying sont des nations riches en ressources naturelles et où des conflits armés sont en cours. Il s’agit notamment de la RDC, qui négocie avec le pays de l’Oncle Sam un accord « minerais contre sécurité », alors que le groupe rebelle armé M23 progresse dans l’Est du pays.

Avec l’Ukraine, la RDC fait partie des pays les plus touchés par le gel de l’aide américaine. L’année dernière, Kinshasa était le principal bénéficiaire de l’aide humanitaire américaine au niveau mondial, avec 910 millions de dollars. Les USA ont fourni 70 % de leur aide totale, principalement pour la nourriture, l’eau, l’assainissement et les abris, pour plus de 7 millions de personnes déplacées.

En décembre 2024, la Somalie a signé avec le cabinet de lobbying BGR Government Affairs, un contrat annuel de 600 000 dollars, alors que des membres de l’équipe de campagne de Trump appelaient les Etats-Unis à reconnaître la région séparatiste du Somaliland en tant qu’Etat indépendant.

La Somalie, qui a reçu près de 1,2 milliard de dollars en soutien humanitaire et sécuritaire de la part des Etats-Unis en 2023, fait désormais valoir qu’elle est ouverte aux affaires dans les domaines des hydrocarbures et des minerais, tout en proposant à Washington le « contrôle opérationnel exclusif » de deux ports et de bases aériennes stratégiques dans le pays.

IMAG3 copyLe ministre somalien de la Défense, Abduqadir Mohamed Nur Jama, et l’ambassadeur des USA en Somalie, Larry Andre, signent un accord sécuritaire en 2023

Pour préserver les droits des pays les moins avancés souhaitant obtenir une aide américaine, Global Witness recommande notamment à l’administration Trump de rétablir la loi sur les pratiques de corruption à l’étranger (FCPA), dont la récente abrogation crée des opportunités d’exploitation et de transactions opaques dans les Etats fragiles riches en ressources naturelles.

L’ONG recommande aussi veiller à ce que les accords impliquant l’accès aux ressources naturelles des pays étrangers soient conclus de manière transparente, avec des compensations équitables et sans coercition, et d’annuler le gel de l’aide étrangère, en particulier pour les programmes essentiels tels que le Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le sida (PEPFAR) et les initiatives de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

Walid Kéfi

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À la UneSport

Football congolais : Omari propose une solution concertée pour sortir de la crise institutionnelle

by admin9775 19 juillet 2025
written by admin9775

L’ordonnance du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) exigeant la reprise des play-offs de la Ligue 1 congolaise continue de diviser le monde du football national. Constant Omari, ancien président de la FECOFA, sort de son silence pour proposer une voie médiane visant à préserver l’intérêt général.

Dans une déclaration exclusive, l’ancien dirigeant footballistique plaide pour une approche consensuelle : « La solution idéale serait de réunir l’ensemble des parties concernées – la LINAFOOT et tous les clubs participants – pour évaluer collectivement la faisabilité d’une reprise. À défaut, nous devrions envisager un compromis inclusif, comme la reconduction des mêmes équipes que la saison précédente en cas d’année blanche. »

Cette position modérée cherche à dépasser le clivage actuel entre partisans d’une application stricte de la décision du TAS et ceux s’opposant à toute reprise. Omari met en garde contre les risques d’une solution unilatérale : « Seul un accord global entre toutes les parties prenantes peut préserver la stabilité institutionnelle de notre football. »

La proposition d’année blanche, bien que constituant une mesure exceptionnelle, présenterait selon l’ancien président plusieurs avantages :

  • Éviter une reprise précipitée dans des conditions organisationnelles précaires
  • Maintenir la cohésion entre les clubs
  • Préserver l’équilibre compétitif pour la saison prochaine

La FECOFA se trouve désormais face à un dilemme complexe : respecter l’injonction du TAS tout en maintenant l’unité du football national. La solution préconisée par Omari, bien qu’audacieuse, pourrait offrir une issue constructive à cette crise sans précédent.

Les prochains jours s’annoncent décisifs alors que la pression monte sur les instances dirigeantes pour trouver une solution pérenne. Cette crise met en lumière les profondes divisions qui traversent le football congolais et la nécessité d’une réforme en profondeur de sa gouvernance.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la Une

Négociations à Doha : Vers une déclaration de principes entre la RDC et le M23

by admin9775 19 juillet 2025
written by admin9775

Les pourparlers entre la République démocratique du Congo (RDC) et l’Alliance du Fleuve Congo (AFC/M23), facilités par le Qatar, pourraient aboutir à l’adoption d’une déclaration de principes, selon des sources diplomatiques. Bien que les discussions aient été difficiles, les deux parties travaillent sur les termes de ce document, dont la publication était initialement prévue ce vendredi avant d’être reportée à samedi.

Un enjeu crucial : le retrait du M23

Alors que l’accord de Washington en avril 2025 n’a pas résolu la question du M23, les négociations de Doha sont considérées comme une étape clé avant une éventuelle rencontre entre les présidents Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda), envisagée fin juillet sous médiation américaine.

La future déclaration devrait réaffirmer des engagements fondamentaux, notamment :

  • Le respect de l’intégrité territoriale de la RDC.
  • Le rejet de toute balkanisation du pays.
  • La protection des civils et la cessation des hostilités.

Toutefois, ce texte ne constituera pas un accord de cessez-le-feu, mais plutôt une base pour de futures négociations.

Des divergences persistantes

Si les deux camps affichent une volonté de dialogue, leurs positions restent éloignées :

  • Kinshasa exige le rétablissement de son autorité dans les zones contrôlées par le M23, notamment à Goma et Bukavu, où le groupe rebelle a instauré une administration parallèle.
  • Le M23 réclame, quant à lui, des mesures de confiance, comme la libération de prisonniers et la reconnaissance de certaines de ses revendications.

Sur le terrain, les tensions demeurent : le gouvernement congolais accuse le M23, soutenu par le Rwanda, de renforcer ses positions dans les Kivu, tandis que les rebelles dénoncent la mobilisation des milices Wazalendo par Kinshasa.

La médiation internationale en jeu

La présence à Doha de Massad Boulos, émissaire américain pour la région des Grands Lacs, souligne l’implication des États-Unis dans ce processus. Les résultats de ces négociations pourraient influencer la suite des discussions, notamment une éventuelle rencontre Tshisekedi-Kagame.

Pour l’instant, aucun déblocage concret n’a été enregistré depuis la déclaration conjointe du 22 avril, où les deux parties s’étaient engagées à œuvrer pour une trêve. La réussite des pourparlers de Doha sera déterminante pour l’avenir de l’accord de Washington et la stabilité dans la région.

La conférence de presse prévue samedi pourrait apporter des éclaircissements sur les avancées – ou les blocages – de ces négociations cruciales.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Kinshasa : Le gouverneur Daniel Bumba prend des mesures fortes pour réguler les « wewas » et désengorger la ville

by admin9775 19 juillet 2025
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Face à la recrudescence du désordre dans le secteur des transports, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a décidé d’agir. Ce mardi 15 juillet 2025, il a convoqué une réunion de crise rassemblant les ministres provinciaux des Transports et de l’Intérieur, le commissaire provincial de la police, des experts et des responsables de la division urbaine. L’objectif ? Trouver des solutions pour mieux réguler la circulation des motocyclistes, communément appelés wewas, dont la prolifération anarchique engendre embouteillages et insécurité routière.

Un secteur vital, mais hors de contrôle

Les wewas sont devenus incontournables dans la mobilité kinoise, offrant un moyen de transport rapide et accessible. Cependant, leur multiplication s’accompagne de nombreux défis : non-respect du code de la route, accidents fréquents et congestion des artères principales. Automobilistes et piétons se plaignent régulièrement de ce chaos, qui nuit à la fluidité et à la sécurité dans la capitale.

Devant cette situation, le gouverneur Bumba a annoncé la nécessité de mesures strictes pour encadrer cette activité. « Nous devons réguler ce secteur pour garantir la sécurité de tous et permettre à la ville de respirer à nouveau. Les motos ont leur utilité, mais elles ne peuvent pas circuler sans règles », a-t-il déclaré.

Vers une meilleure organisation et une fiscalité transparente

Au-delà de la simple régulation du trafic, le gouverneur a insisté sur l’importance de la collecte des taxes liées à cette activité. Ces fonds, a-t-il rappelé, doivent servir à améliorer les infrastructures routières, aujourd’hui dégradées. « Une gestion transparente de ces recettes permettra au gouvernement provincial d’investir dans la réhabilitation des routes », a-t-il souligné.

Cette réunion marque un tournant dans la politique urbaine de Kinshasa. Les autorités entendent désormais structurer un secteur jusque-là laissé à lui-même, tout en préservant son rôle économique et social. En effet, pour des milliers de motocyclistes, cette activité représente leur seule source de revenus.

Quelles mesures concrètes attendre ?

Si les décisions finales restent à officialiser, plusieurs pistes sont envisagées :

  • Limitation des zones de circulation pour réduire les embouteillages.
  • Formation et sensibilisation des conducteurs au code de la route.
  • Contrôle renforcé pour lutter contre les motos non immatriculées.
  • Modernisation de la fiscalité pour une meilleure redistribution des recettes.

Un vent de réforme souffle sur Kinshasa. Reste à voir si ces mesures parviendront à concilier ordre public et réalités socio-économiques, dans une ville où les wewas sont bien plus qu’un simple moyen de transport : une bouée de sauvetage pour de nombreuses familles.

La balle est désormais dans le camp des autorités. Les Kinois attendent des actes concrets pour une circulation plus sûre et une ville mieux organisée.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Exécution sommaire au Nord-Kivu : le BCNUDH alerte sur les violations persistantes des droits humains

by admin9775 18 juillet 2025
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Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a rendu public ce vendredi un rapport accablant concernant l’exécution sommaire d’un civil par un présumé membre de la coalition AFC-M23. Les faits, survenus le 1er juillet dernier à Nyabiondo dans le territoire de Masisi, ont été commis en public sous les yeux de plusieurs témoins, dont des enfants.

Dans sa déclaration officielle, l’agence onusienne affirme détenir des preuves irréfutables de ce crime, incluant une vidéo explicite et des témoignages concordants recueillis auprès de sources locales fiables. « Cet acte barbare constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et des principes les plus élémentaires de protection des civils », peut-on lire dans le document.

Le BCNUDH révèle des statistiques alarmantes documentant plus de 1600 exécutions sommaires attribuables au M23 depuis 2021. Ces chiffres macabres illustrent l’ampleur des violations systématiques perpétrées dans les zones sous contrôle de ce groupe armé. Face à cette situation intolérable, l’organisation internationale lance un appel pressant à la coalition AFC, dont le M23 est une composante active, pour qu’elle assume ses responsabilités en sanctionnant les auteurs de ces crimes et en mettant en place des mécanismes efficaces de prévention.

Cette révélation intervient dans un contexte diplomatique particulièrement sensible, alors que des pourparlers de paix se déroulent à Doha sous l’égide de la communauté internationale. Les défenseurs des droits humains s’attendent à une réaction ferme du gouvernement congolais et des médiateurs internationaux face à ce nouveau crime qui souligne la vulnérabilité persistante des populations civiles dans l’est de la RDC.

Les observateurs soulignent l’urgence d’une action coordonnée pour renforcer la protection des civils et accélérer le processus de paix dans cette région en proie à l’instabilité depuis des décennies. Ce dernier incident vient cruellement rappeler que malgré les efforts diplomatiques en cours, la situation sur le terrain reste extrêmement préoccupante en matière de respect des droits fondamentaux.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneAfrique

« Ce n’est pas le dépotoir de Trump » : l’indignation suscitée par l’arrivée de déportés américains étrangers dans un petit pays africain

by admin9775 18 juillet 2025
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Partout en Afrique, et dans la petite nation d’Eswatini, la fureur a éclaté à la suite de l’arrivée d’étrangers expulsés des États-Unis, après que son gouvernement a confirmé que des migrants décrits par un porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure comme des « monstres dépravés » avaient été envoyés dans ses prisons.

D’une superficie comparable à celle du New Jersey , l’Eswatini, anciennement Swaziland, est gouverné par un monarque au pouvoir absolu . Mercredi, des responsables ont déclaré que cinq personnes expulsées des États-Unis étaient détenues dans des unités d’isolement au sein de leurs prisons, reconnaissant une « inquiétude générale » tout en insistant sur le fait que ces hommes « ne représentent aucune menace pour le pays ni pour ses citoyens ».

Les cinq hommes sont maintenus en isolement, a déclaré vendredi à CNN le porte-parole par intérim du gouvernement, Thabile Mdluli, sans toutefois révéler les prisons dans lesquelles ils étaient détenus, invoquant des risques pour la sécurité.

Mdluli n’a pas révélé combien de temps les hommes resteraient en Eswatini, mais a déclaré : « Des échanges cruciaux entre les parties prenantes sont toujours en cours. » Elle avait précédemment déclaré que l’expulsion était le « résultat de mois d’échanges intenses de haut niveau » entre les États-Unis et ce pays d’Afrique australe.

Les critiques de cette mesure affirment qu’il est inacceptable que l’Eswatini soit traité comme un « dépotoir » pour les personnes considérées comme inaptes à vivre aux États-Unis.

La « pression » américaine sur les pays africains

Alors que les expulsions massives de l’administration Trump vers les prisons du Salvador ont fait la une des journaux du monde entier, la Maison Blanche a également tenté discrètement de conclure des accords avec un certain nombre de pays africains pour accepter les expulsés originaires d’autres nations.

La répression agressive du président Donald Trump contre l’immigration s’est heurtée à des obstacles logistiques, certains pays refusant de reprendre leurs ressortissants, ou ne le faisant que de manière limitée.

Des immigrants sans papiers, entravés aux poignets et aux chevilles, ont été fouillés avant d'embarquer à l'aéroport international de Kansas City sur un vol charter géré par le Service de l'immigration et des douanes (ICE). Les détenus ont été transférés par avion vers la Louisiane, le Texas ou l'Arizona, où ils ont été renvoyés ou transférés vers leur pays d'origine, le 2 décembre 2024.

Des immigrants sans papiers, entravés aux poignets et aux chevilles, ont été fouillés avant d’embarquer à l’aéroport international de Kansas City sur un vol charter géré par le Service de l’immigration et des douanes (ICE). Les détenus ont été transférés par avion vers la Louisiane, le Texas ou l’Arizona, où ils ont été renvoyés ou transférés vers leur pays d’origine, le 2 décembre 2024. Kansas City Star/Tribune News Service/TNS/Getty Images

Certains des pays approchés par les États-Unis, comme le Nigéria, ont dénoncé les pressions exercées pour accueillir des étrangers expulsés.

« Les États-Unis exercent une pression considérable sur les pays africains pour qu’ils acceptent que des Vénézuéliens soient expulsés des États-Unis, certains sortant tout droit de prison », a déclaré le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, dans une interview télévisée la semaine dernière, citant l’annonce par Washington d’une augmentation des tarifs douaniers et de récentes réductions de la validité des visas .

La mission américaine au Nigéria a insisté sur le fait que les changements de visa n’étaient « pas le résultat de la position d’une nation sur les expulsés de pays tiers » mais plutôt « pour protéger les systèmes d’immigration américains ».

« L’administration Trump s’engage à expulser les criminels illégaux des États-Unis », a déclaré un responsable de la Maison Blanche à CNN dans un communiqué. « L’administration s’entretient fréquemment avec des pays étrangers sur divers sujets, mais nous ne partageons pas d’informations sur les discussions privées. »

Le président Donald Trump s'adresse aux membres des médias à son arrivée de Pennsylvanie, à la base conjointe Andrews, dans le Maryland, aux États-Unis, le 15 juillet 2025.

Le président Donald Trump s’adresse aux membres des médias à son arrivée de Pennsylvanie, à la base conjointe Andrews, dans le Maryland, aux États-Unis, le 15 juillet 2025. Nathan Howard/Reuters

Plus tôt ce mois-ci, la Cour suprême des États-Unis a ouvert la voie à l’expulsion, sans préavis, de certains migrants vers des pays autres que leur pays d’origine. Peu après, huit migrants expulsés de pays tiers, dont les États-Unis attribuaient un casier judiciaire, ont atterri au Soudan du Sud , un pays au bord de la guerre civile .

Qui étaient les prisonniers déportés en Eswatini ?

La porte-parole du DHS, Tricia McLaughlin, a déclaré dans un message publié mercredi sur X que les cinq détenus transportés par avion vers l’Eswatini étaient des ressortissants de la Jamaïque, du Laos, de Cuba, du Yémen et du Vietnam.

« Ce vol a emmené des individus d’une barbarie si singulière que leurs pays d’origine ont refusé de les accueillir », a-t-elle écrit. « Ces monstres dépravés terrorisent les communautés américaines, mais grâce à @POTUS Trump @Sec_Noem, ils ont quitté le sol américain », a ajouté McLaughlin.

Les prisonniers ont été reconnus coupables de divers crimes, notamment de viol d’enfant, de meurtre et de vol, a-t-elle déclaré .

Le porte-parole du gouvernement d’Eswatini, Mdluli, a déclaré que le pays collaborerait désormais avec les États-Unis et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) « pour faciliter le transit de ces détenus vers leurs pays d’origine ».

Elle a toutefois déclaré à CNN jeudi qu’« il n’y a actuellement aucun calendrier » pour leur rapatriement.

Pourquoi les gens sont-ils indignés ?

La décision de l’Eswatini d’accueillir les expulsés américains a rencontré une désapprobation générale de la part du public, à la fois en raison du risque perçu autour de leur présence et de la représentation que les États-Unis font de la nation comme un « pays tiers sûr ».

Ce pays enclavé d’un peu plus d’un million d’habitants est déjà en proie à la pauvreté, au chômage, à un taux de criminalité élevé et à des prisons surpeuplées . Les droits humains se dégradent également, selon Human Rights Watch , suite à une vague de répression des mouvements pro-démocratie. Plus de la moitié de sa population vit avec moins de 4 dollars par jour, selon la Banque mondiale .

Le parti d’opposition PUDEMO a déclaré que l’acceptation des étrangers expulsés des États-Unis « représente un risque sérieux pour nos communautés déjà vulnérables » qui, selon lui, « luttent contre un grave fléau » de criminalité, notamment le viol et le meurtre.

« Notre pays ne doit pas être traité comme un dépotoir pour ceux qui sont jugés inaptes à vivre ailleurs », a déclaré le groupe dans un communiqué envoyé à CNN.

Lucky Lukhele, du Swaziland Solidarity Network, un groupe de la société civile en exil basé en Afrique du Sud, a déclaré à CNN que c’était « du racisme évident de penser que l’Afrique est un dépotoir pour Donald Trump ».

Lukhele a déclaré avoir été informé par des sources anonymes que davantage de déportés américains seraient envoyés en Eswatini, avertissant que « les prisons swazies sont (déjà) surpeuplées » de prisonniers qui « ne reçoivent qu’un repas par jour ».

Le Forum multipartite (MSF), une coalition de groupes de la société civile d’Eswatini, a déclaré dans un communiqué que « la souveraineté et la dignité du pays ne doivent pas être sacrifiées au profit d’accords flous ou d’opportunisme politique ».

On ignore comment l’Eswatini pourrait bénéficier de l’hébergement des expulsés américains. Le porte-parole du gouvernement, Mdluli, a déclaré à CNN que « les termes de l’accord (avec les États-Unis) restent confidentiels ».

Interrogée sur l’arrivée prochaine d’autres déportés américains en Eswatini, elle a répondu qu’il n’y avait actuellement aucune information à ce sujet.

Les privilèges commerciaux de l’Eswatini avec les États-Unis ont été menacés en avril après son inclusion dans la liste des droits de douane imposés par Trump, qui impose un taux de 10 % sur ses exportations. Son voisin et principal partenaire commercial, l’Afrique du Sud, s’est également vu imposer des droits de douane de 30 %, déclenchant une panique au sein de la banque centrale de l’Eswatini quant aux « conséquences » pour son économie. Ces droits de douane doivent entrer en vigueur le 1er août.

L’accueil des Américains expulsés a également suscité un tollé en Afrique du Sud, dont les relations avec les États-Unis se sont détériorées sous Trump .

Une source du gouvernement sud-africain a déclaré à CNN : « Il y a un sentiment que certains au sein de l’administration Trump pourraient utiliser cela (la déportation de prisonniers vers l’Eswatini) pour déstabiliser l’Afrique du Sud », étant donné ses frontières poreuses et l’économie en difficulté de l’Eswatini.

« Tout le monde sait que ces individus (les condamnés expulsés) voudront s’installer en Afrique du Sud », a déclaré une autre source diplomatique, ajoutant que les États-Unis « l’ont fait (demandé à l’Afrique du Sud d’accepter des migrants) et nous avons refusé ».

La source a déclaré que les expulsions vers l’Eswatini étaient une provocation des États-Unis et une menace directe à la sécurité nationale.

Ken Opalo, professeur associé à l’École du service extérieur de l’Université de Georgetown à Washington, DC, a déclaré que les pays africains sont poussés par l’administration Trump « à faire des choses scandaleuses comme accepter des migrants de pays aléatoires ou leur donner (aux États-Unis) leurs richesses minérales dans le cadre d’accords ambigus qui n’ont pas beaucoup de sens. »

Il a averti : « Il est imprudent pour les pays africains de penser qu’ils peuvent conclure des accords et s’attendre à un engagement crédible de la Maison Blanche, étant donné leur nature transactionnelle, ce qui signifie que tout est sujet à changement. »

CNN

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À la UneEconomie

En présence du Président Félix Tshisekedi, le gouvernement Congolais et l’entreprise Américaine Kobold Metals ont signé un accord de principe pour l’exploration minière

by admin9775 18 juillet 2025
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Ce jeudi à la Cité de l’Union africaine, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a présidé la cérémonie de signature d’un accord de principe entre le gouvernement congolais et l’entreprise américaine Kobold Metals sur l’exploration minière en République Démocratique du Congo (RDC).


C’est le ministre congolais des Mines, Kizito Pakabomba et le Directeur général de Kobold Metals en RDC, Benjamin Katabuka, qui ont procédé à la signature de cet accord qui scelle un partenariat stratégique visant à ouvrir la voie aux investissements américains dans le secteur.

Saluant la signature de cet accord, le représentant de Kobold Metals en RDC a précisé que cela s’inscrit dans le cadre des accords entre les États-Unis d’Amérique (USA) et la RDC pour la paix et la prospérité. « Nous espérons que cette porte qui est ouverte par le gouvernement congolais pour les investissements américains va nous conduire à d’autres investissements des USA en RDC », a déclaré M. Katabuka.

Selon le DG de l’entreprise américaine, l’accord signé va s’exécuter en trois volets essentiels : « l’entreprise s’engage à venir investir au Congo dans la numérisation des données géologiques, l’exploitation en utilisant la technologie assez avancée notamment l’intelligence artificielle et le développement minier de projet de lithium qui se situe à Manono, dans la province du Tanganyika ».

M. Katabuka a indiqué que la RDC a énormément des données géologiques qui ne sont pas exploitées pour l’intérêt du pays. Il a fait savoir que Kobold Metals veut venir financer la numérisation desdites données afin de les rendre accessibles à tout le monde pour attirer les investissements au Congo dans le secteur minier. Dans cette perspective, il a promis que Kobold Metals va déposer prochainement les demandes de permis de recherche sur de vastes étendues de terre, à l’aide de la technologie américaine. 


L’entrepreneur congolais a affirmé que l’objectif de Kobold Metals est d’engager plus de Congolais, de les former, de les rémunérer et de participer aussi à la construction des infrastructures pour le bien-être de la population.

celcom présidence RDC

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À la UneAfrique

La RDC convoque l’ambassadeur ougandais après une décision controversée sur les zones contrôlées par le M23

by admin9775 18 juillet 2025
written by admin9775

Le gouvernement congolais a exprimé sa plus ferme désapprobation face à la décision de l’Ouganda d’établir des points de passage frontaliers avec des territoires de l’Est de la RDC actuellement sous contrôle du mouvement rebelle M23. La ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a convoqué en urgence ce jeudi l’ambassadeur ougandais à Kinshasa pour lui signifier la position catégorique de la RDC.

Dans un communiqué officiel publié après l’entretien, le ministère des Affaires étrangères a qualifié cette initiative ougandaise de « violation inacceptable de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo ». La ministre Kayikwamba a rappelé avec force que toute reconnaissance, directe ou indirecte, d’une autorité autre que celle de l’État congolais sur une partie du territoire national constituait une ingérence inadmissible dans les affaires intérieures du pays.

Cette crise diplomatique survient dans un contexte régional déjà extrêmement volatile, marqué par des tensions récurrentes autour du dossier du M23, groupe armé opérant dans le Nord-Kivu. Les autorités congolaises n’ont cessé d’accuser le Rwanda et, dans une moindre mesure, l’Ouganda, de soutenir cette rébellion – des accusations systématiquement démenties par les deux pays voisins.

Des sources diplomatiques à Kinshasa indiquent que le gouvernement congolais envisage désormais de porter cette affaire devant les instances régionales, notamment la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et la Communauté est-africaine (EAC), dont la RDC est membre depuis 2022. Parallèlement, la possibilité d’une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies n’est pas exclue.

Cette escalade verbale intervient à un moment particulièrement sensible, alors que des pourparlers de paix se tiennent à Doha sous médiation qatarie, auxquels participent des représentants du gouvernement congolais, du M23 et de plusieurs pays de la région. Les observateurs craignent que cette nouvelle tension bilatérale ne vienne compliquer davantage le processus de paix déjà fragile.

Le ministère des Affaires étrangères a néanmoins précisé que la RDC restait ouverte au dialogue pour trouver une solution diplomatique à ce différend, tout en affirmant sa détermination à défendre « par tous les moyens légitimes » sa souveraineté territoriale. La balle semble désormais dans le camp ougandais, dont la réaction officielle est attendue dans les prochaines heures.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Le ministre Patrick Muyaya défend le droit à l’éducation des jeunes filles enceintes en RDC

by admin9775 18 juillet 2025
written by admin9775

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a prononcé un discours remarqué lors d’une matinée de réflexion sur l’Agenda « Femmes, Paix et Sécurité », organisée conjointement par ONU Femmes et l’Ambassade de Norvège en République Démocratique du Congo.

Devant un auditoire composé de diplomates, acteurs de la société civile et professionnels des médias réunis à l’hôtel Sultani, le porte-parole du gouvernement a livré une analyse approfondie du phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire. « Priver une élève enceinte de son droit à l’éducation, n’est-ce pas compromettre définitivement son avenir ? », a-t-il interrogé avec force, appelant à une responsabilité collective face à cette problématique complexe.

Le ministre a identifié plusieurs causes structurelles à ces grossesses adolescentes : l’accès non supervisé aux contenus en ligne, l’absence d’éducation sexuelle dans les curricula scolaires, et le manque d’encadrement familial. Il a particulièrement dénoncé l’exclusion scolaire systématique des jeunes filles concernées, une pratique qu’il a qualifiée de « double peine » injuste et contre-productive.

Cette prise de position fait suite à la circulaire du ministère de l’Éducation nationale autorisant désormais le maintien à l’école des élèves enceintes. Une mesure progressiste saluée par les organisations de défense des droits humains, mais qui continue de faire débat dans la société congolaise.

Les statistiques officielles révèlent l’ampleur du défi : selon l’Enquête Démographique et de Santé 2023-2024, une adolescente sur cinq âgée de 15 à 19 ans a déjà connu une grossesse. « Assurer la continuité de leur scolarité ne constitue en aucun cas une incitation à la précocité, mais bien un impératif de justice sociale », a insisté Patrick Muyaya.

Le ministre a particulièrement souligné l’asymétrie des responsabilités : « Pourquoi la jeune fille porterait-elle seule le poids des conséquences ? Chaque grossesse précoce implique un partenaire. C’est à toute la société de répondre à ce défi. »

En conclusion, il a appelé les médias congolais à jouer un rôle constructif en promouvant une éducation sans tabou et en luttant contre les discours stigmatisants. « Cette politique traduit notre engagement pour une RDC plus inclusive, où l’éducation reste un droit fondamental, même dans les situations de vulnérabilité », a-t-il affirmé, rappelant que l’égalité des chances passe nécessairement par le maintien de toutes les jeunes filles dans le système éducatif.

Cette intervention marque une étape importante dans le débat de société sur les grossesses précoces en RDC, ouvrant la voie à des approches plus nuancées et constructives de cette question sensible.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

La RDC lance la construction d’un nouvel aéroport international de N’djili avec l’expertise américaine

by admin9775 18 juillet 2025
written by admin9775

Le gouvernement congolais a dévoilé ce mardi les plans du futur aéroport international de N’djili, un projet phare qui marque un nouveau chapitre dans la coopération économique entre la République Démocratique du Congo et les États-Unis.

Un projet stratégique sous haute supervision

Le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a personnellement présidé la séance de présentation de la maquette, entouré de plusieurs membres du gouvernement. Le contrat de construction a été confié au prestigieux cabinet américain Skidmore, Owings & Merrill (SOM), réputé pour ses réalisations architecturales de classe mondiale.

Un symbole fort de coopération bilatérale

La ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, présente à la cérémonie, a souligné la portée stratégique de ce partenariat : « Ce projet illustre parfaitement le rapprochement économique entre nos deux pays, qui va bien au-delà des seuls minerais stratégiques ». Elle a ajouté que « cette infrastructure, porte d’entrée vers notre pays, nous permet d’imaginer un partenariat plus étroit et diversifié avec les États-Unis ».

Caractéristiques et calendrier

Bien que les détails techniques n’aient pas tous été dévoilés, les responsables ont confirmé que :

  • Le nouvel aéroport répondra aux normes internationales les plus exigeantes
  • Il devrait être livré d’ici 2028
  • Le projet intègre des technologies de pointe en matière de gestion aéroportuaire

Une vision économique élargie

Pour la ministre Kayikwamba, ce projet casse les stéréotypes : « Nous démontrons que la coopération RDC-USA ne se limite pas aux minerais, mais couvre des infrastructures de développement cruciales ». Elle y voit une source d’inspiration pour de futurs partenariats bilatéraux.

Perspectives

Ce projet d’envergure s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour moderniser les infrastructures de transport en RDC. Il devrait non seulement améliorer la connectivité internationale du pays, mais aussi stimuler l’économie locale et créer des emplois.

Les observateurs notent que ce partenariat avec une entreprise américaine de premier plan pourrait effectivement marquer un tournant dans les relations économiques entre les deux pays, ouvrant la voie à d’autres collaborations dans des secteurs non miniers.

La prochaine étape consistera en la finalisation des études techniques et le lancement effectif des travaux, attendu pour le premier trimestre 2026.

Par Marius Bopenga
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